‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 36 sur 50 · ACTINOMYCOSE DD CŒUR ET DU PÉRICARDE · texte numérisé non relu

ACTINOMYCOSE DD CŒUR ET DU PÉRICARDE

II ne s’agil jamais d’une localisation primitive des champignons. L’actinomycose est toujours secondaire.

Elle est absolument exceptionnelle quand le foyer est extrathoracique; elle ne se rencontre alors que dans le cas de pyohémie actinomycosique et se traduit par des abcès isolés.

Elle est, au contraire, très fréquente et presque constante quand il y a un foyer intrathoracique. La propagation se fait par continuité. L’abcès cervical, intrapulmonaire ou pleural entre en contact avec la face externe du péricarde.

Il se forme soit une symphyse du péricarde qui est en même temps plus ou moins soudée aux organes du voisinage, soit un épanchement en général clair, séreux, quelquefois séro-purulent,

Le myocarde est atteint sous forme d’abcès. Si ce sont des abcès métastatiques, iis sont en général miliaires, petits, très nombreux, disséminés partout. Si ce sont des abcès par propagation, ils sont au contraire peu nombreux. Ils siègent habituellement sous le péricarde, dans la cavité duquel ils peuvent s’ouvrir.'

B’autres fois ils peuvent être en continuité directe avec des abcès pulmonaires.

Ils peuvent aussi fuser vers l’endocarde, qu’ils soulèvent. On en a même vu qui l’ulcéraient et s’ouvraient dans les cavités cardiaques.

Les lésions histologiques n’ont rien de spécial. Ce sont celles de l’actinomycose en général, avec ses caractéristiques : grains jaunes et actinomyces.

Il est impossible de séparer la description des tumeurs du cœur de celles du péricarde. Elles ne font, pour ainsi dire, qu’une affection, le' muscle étant envahi presque fatalement lorsque le péricarde est atteint et, inversement, le péricarde se prenant lorsque les tumeurs

que les tumeurs f de toutes les régi fréquence pour le Les tumeurs P

étendue variable, puis envahissement

L’envahissement direct se i clque, particulièrement de lymp

médiastin ou du poumon, queli

de l’œsophage. II y a d’abord e

physe ses deux feuillets sur une du myocarde.

La propagation à distance par voie embolique peut se faire de deux façons ;

a) Par la voie lymphatique;

b) Par la voie sanguine.

Il semble que l’envahissement par la voie lymphatique soit très rare ; cependant, c’est le seul mode que l’on puisse invoquer lorsqu’il y a lymphangite du péricarde en même temps qu’il y a lymphangite péritonéale et pleurale.

jusqu’à l’endocarde et, à un certain moment, la paroi cardiaque, sur une certaine étendue, n’est plus formée que de tissu lymphadé-

ENDOCARDE

L’endocarde, de par sa structure, constitue une véritable séreuse ;

a) Bacillus endocardiüs griseus (Weichselbaum) ;

i) Micrococcas endocardilis rugatus (Weichselbaum) ;

c) Bacillus endocardilis capsulalus (Weichselbaum) ;

i) Bacille immobile et fétide (Frankel et Sânger) ;

e) Bacille non cultivable (Weichselbaum) :

O Staphylocoque (Josserand et Roux);

g) Diplococcus septicus (i'iti);

h) Micrococcas griseus (Yili) ;

t) Bacille de Setter et Marlha;

j) Microcoque en zooglées de Perret et Rodet;

k) Bacille de Gilbert et Lion.

2" Microbes pathogènes ordinaires, qui péuvent devenir les agents de l’endocardite infectieuse ;

a) Streptocoque pyogène ;

h) Staphylocoque pyogène, doré, blanc, cereus albus de Passet;

c) Pneumocoque de Talamon-Frânkel ;

d) Bacille typhique; .

e) Gonocoque;

f) Bacille tuberculeux.

Les plus fréquentes et les plus importantes sont les endocardites streptocoques et à staphylocoques, qui sont très' ulcéreuses, et les endocardites à pneumocoques, qui sont plus ordinairement végétantes.

Siégé. — Les lésions inflammatoires ont une prédilection marquée pour les valvules des orifices du cieur; l’endocarde pariétal est le plus souvent respecté. Lorsqu’il est atteint, ce n’est généralement que d’une tapon secondaire et par propagation d’un foyer valvulaire.

Le cœur gauche est plus fréquemment atteint que le droit, et dans

1 mimmetre au-aessus au Doro UDre, et parallèle a lui. four les valvules sigmoïdes, les points de moindre résistance sont représentés par le nodule d’Arantius et par une ligne qui en part et qui se tient distante du bord libre de la valve d’environ 1 millimètre. ■

Les lésions parties de là intéressent ensuite plus ou moins, selon leur intensité, le reste des valves. Elles offrent, cependant, toujours une grande prédilection pour les points faibles qui travaillent le plus. C’est ainsi que les cordages tendineux qui sous-tendent les valves auriculo-ventriculaires sont très fréquemment atteints.

Vakiétés asatomioues. — L’endocardite aiguë peut être extrêmement variée dans ses manifestations. Ces variations sont en rapport avec la nature de l’agent infectieux et son degré de virulence. Il n’y a pas de démarcation absolue entre chacune d’elles ; cependant, en se basant sur l’intensité des lésions, leur évolution et le pronostic qui en découle, on peut les rapporter à deux variétés : a) endocardite végétante et b) endocardite ulcéreuse,

Enioeariite végétante.

Elle porte encore le nom d’endocardite exsudative, fibrineuse, ou plastique. C’est la forme la plus légère.

Dans sa forme la plus atténuée, ou tout au début des formes franchement végétantes, les altérations peuvent passer facilement inaperfues. Ce n’est qu’en regardant avec attention, à jour frisant, au niveau des facettes de contact des valves, que l’on parvient à distinguer de très fines saillies grisâtres, translucides, donnant à la région

s. Toute la surface atteinte est « .ionnellement des végétations d

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