HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DD SYSTÈME NERVEUX
à l’aide de ciseaux, l’artère que l’on suppose oblitérée. Cette manœuvre, outre qu’elle est presque impraticable sur les petites artères, expose à- détacher le caillot qui peut dès lors passer inaperçu. Elle gêne, en tout cas, pour l’étude ultérieure et du caillot et de ses rapports avec la paroi artériélle.
Il est préférable, soit d’examiner par transparence entre deux plaques de verre l’artère et ses divisions préalablement débarrassées de la substance cérébrale, soit de pratiquer des coupes après durcissement sur le vaisseau lüi-même, ou sur des fragments du tissu convenablement repérés. Quand il s’agit de petites artères on pourra, de cette façon, déterminer le point où s’est effectuée l’oblitération, établir la distinction entre le caillot primitif et les caillots prolongés, déterminer parfois s’il s’agit d’une embolie ou d’une thrombose, et, dans ce dernier cas, reconnaître la cause de la thrombose en étudiant
les modifications qu’a subies la structure de la paroi artérielle. Nous
n’insisterons pas ici sur ces différents points qui seront traités au chapitre des lésions des artères. ■
L’aspect du foyer de ramollissement varie avec l’âge de la lésion. Il varie également en raison de circonstances qui ne sont pas toutes bien déterminées et dont nous indiquerons les mieux connues.
Ramollissement récent. — Comme dans tout infarctus, il se produit sans doute, au début, une diminution du volume de la partie atteinte, mais cette première phase ne peut pas être constatée chez
l’homme. Puis l’imbibition sér déformation d’î neux. Qu’il soil
survient un gonflement général imputable surtout à euse de toute la région ischémiée. Il en résulte une autant plus appréciable que le foyer est plus voiumit superficiel ou profond, l’effet est sensiblement le superficiel, il gonfle les circonvolutions ; s’il est pro-
me pie-mère épaissie, opaline et dont les mailles sont ifîltrées de sérosité. La décortication est le plus souvent
lement par du liquide pendant la vie; il s’agit alors d’un véritable C’est la constitution de la paroi du kyste qui différencie l’une de
racines a fait penser, dans ces cas, à un processus inflammatoire e rapprocher ia lésion de ce qui a été décrit sous ie nom de névrite hypertrophique. L’aspect eu nodules souvent rencontré ramène ai contraire à l’idée de tumeur; mais dans ce dernier cas s’agit-il di sarcome ou bien de gliome '? N’est-on pas enfin en présence d’un vie: de développement? On retrouve là les mêmes incertitudes qu’au suje de la sclérose tubéreuse hypertrophique.
Cette tumeur décrite par Virchow sous le nom de psammome été par Cornil et Ranvier sous le nom de sarcome angiolilhique.
Souvent multiples, ces tumeurs petites et bénignes siègent à périphérie du cerveau, sous les méninges, principalement au niv
ir les sillons.
lliome diffus se caractérise, au contraire, par une circonscripaucoup moins nette de la tumeur. 11 est intimement mélangé à la région où il est développé, augmentant son volume sans modifier sa forme; c’est ainsi qu’il entraîne l’hypertropMe d’une circonvolution, quelquefois de celles de tout un lobe, sans changement essentiel
9» HISTOLOGIE PATHOLOOIQDE DH SYSTÈME SERVEDX
phale ; l’autre dans laquelle la tumeur formée de substance grise -
est simplement développée au sein d’une masse blanche.
Ces tumeurs ont un volume variable : grain de chènevis, pois ou orange et se distinguent du tissu encéphaiique par ieur consistance plus ferme, leur couleur plus pose. Elles sont, en effet, assez vasculaires. Leur fréquence est très restreinte. Leur aspect est celui d’une masse grise développée, dans la substance blanche des centres
On les rencontre parfois au voisinage des ventricules, où elles font saillie sous la forme d’une nodosité. Ce sont des masses plus ou moins régulières, sphériques ou ovoïdes, situées soit sous la pie-mère, soit sous l’épendyme ventriculaire, multiples, bilatérales, n’altérant pas la forme générale des hémisphères, blanchâtres, assez résistantes, d’aspect gélatineux sur les coupes.
Lorsque ces tumeurs se développént dans la substance grise, il est presque impossible de les distinguer macroscopiquement. Dans ces
tumeur dont elles présentent peu l’aspect macroscopique; hypertrophie partielle de l’organe, ou d’une hyperplasie i toire. Ce sont là des productions communes, consistant en h des éléments fondamentaux de la substance corticale ou gang et présentant une prépondérance marquée des 'parties név
presque toujours congénitales, paraissent cependant e toute inflammation des membranes adjacentes, et î avec les foyers d’encéphalite circonscrite, « encépha- Elles sont mal limitées, envahissantes, et leur struc-
iis apparaissent, somme toute, comme des maiformations congénitaies s’accompagnant très souvent d’hydrocéphaiie chronique.
Tumeurs épithéliales.
Y a-t-il des épithéliomas primitifs dans le cerveau? Il existe des tumeurs bizarres formées de cellules cylindro-cubiques. Elles prennent naissance dans les cellules épendymaires, les plexus choroïdes, l’épithélium de revêtement de la glande pinéale. Malgré l’origine commune des éléments épendymaires et de ceux de la névroglie, le néoplasme ainsi formé présente des caractères différents des gliomes. Cornil et
tissu, hémorragie, ramollis-
li existe enfin des tumeurs exclusivement kystiques : la plupart d’entre elles auraient pour point de départ une formation sarcomateuse développée aux dépens de la toile choroïdienne. Elles occupent en général la cavité ventriculaire et se creusent une loge dans les corps opto-slriés qu’elles compriment. D’autres semblent résulter d’une véritable inclusion de la membrane épendymaire centrale, se produisant pendant la vie embryonnaire et ne trouvant que dans la période adulte
tissu nerveux était caractérisé par des tubes minces à myéline et par des cellules nerveuses.
PAMSITES BD CERVEAU
L’encéphale est un milieu propice au développement des parasites, particulier des cysticerques et des échinocoques. Les tumeurs pa¬
rasitaires— cysticerques, échinocoques, actinomyces, dislomes — relèvent des mêmes causes qui président à la fixation et qui favorisent
raaloxyline de ,
zone profonde, caractérisée surtout par la présence des
superficielle,
blanche non, différenciée..
trajet très différent, en rapport avec le point de départ cortical, et que, d’un autre côté, le mélange avec les autres fibres diminue à mesure qu’elles le rapprochent de la capsule interne. Il y a donc bien, déjà, des faisceaux distincts dans la région voisine de cette capsule^, ■c’est-à-dire dans le pied de la couronne rayonnante.
Ces fibres de projection sont de deux catégories, suivant qu’elles ont dans l’écorce leur origine ou leur terminaison, c’est-à-dire qu’elles sont corticifuges ou, au contraire, corticipètes. Parmi les premières se trouvent les libres motrices; parmi les secondes, les fibres affec-
Capsule interne. — Le meilleur procédé pour étudier la capsule interne, d’une façon incomplète mais suffisante pour la topographie des localisations, consiste à praüquer des coupes horizontales de l’hémisphère. On distingue quatre segments dans la capsule interne ;
!• Un segment antérieur ou lenliculo-caudé ;
2° Un segment postérieur ou lenticulo-optique. Ce dernier est de beaucoup le plus important, au point de vue des localisations : cérébrales;
3* Un segment rétro-lenticulaire ;
4" Un segment sous-lenticulaire décrit par M. et M” Dejerine.
Le segment rétro-lenticulaire peut se voir sur la coupe qui montre les deux premiers.
Le segment sous-lenticulaire n’est visible que sur une coupe pra- .üquée à un niveau inférieur, celle qui intéresse la région sous-
sibililé générale comprend plusieurs modes de sensibilité. On tend de plus en plus à admettre que la sensibilité générale, comprise dans son sens le plus vague, a la même localisation corticale que. les mouvements volontaires, et que la région des cellules motrices est eri réalité sensitivo-motrice. On ne devra pas oublier, cependant, que la question ne peut être considérée comme résolue. Cbarcot et Ballet lui assignent le lobe occipital et le lobe pariétal; Nûthnagel, Monakow, le lobé pariétal et, en particulier, la portion de ce lobe qui porte le nom dé gyrus supra marginalis (Redlich, Welter, Grasset, llonakow, Allenf- Starr).
Localisatioss sessorielles. — De toutes les localisations senso;rielles corticales, la seule qui soit bien établie est la localisation
Toute lésion étendue de.Técorce occipitale, surtout du cuneUs et de son voisinage, produit l’hémianopsie latérale homonyme, c’est-àdire la cécité plus ou moins complète dans la moitié externe on temporale du champ visuel, pour l’œil situé du côté de là lésion, et