PREMIÈRE SECTION VAISSEAUX LYMPHATIQUES
HISTOLOGIE NORMALE
L’origine des vaisseaux lymphatiques a été longtemps une des questions les plus intéressantes et les plus débattues de l’histologie ; à l’époque où l’on étudiait ces vaisseaux par des injections faites à l’aide du mercure et d’une forte pression, on croyait que le réseau ainsi- injecté était la seule origine du système lymphatique. Depuis qu’on se sert de liquides plus pénétrants, du bleu de Prusse dissous
seringue de Pravaz, une injection interstitielle de bleu de Prusse dans le tissu conjonctif pour que ce liquide pénètre dans quelques vaisseaux iymphatiques. On doit donc admettre que ies vaisseaux lymphatiques s’ouvrent dans les mailles du tissu conjonctif, qui est, seion l’expression de Ranvier, une véritable éponge lymphatique. Chaque fente, qui sépare les uns des autres les faisceaux connectifs, est une lacune lymphatique. De ces lacunes naissent les capillaires qui forment sous la peau et les muqueuses, ainsi que dans l’intérieur des viscères, des réseaux d’une extrême richesse qui aboutissent eux-mêmes à des troncs iymphatiques.
Sur ie trajet de ces troncs sont disposés les ganglions lymphatiques.
A ces ganglions se rendent tous ies troncs iymphatiques de l’économie et aucun vaisseau ne sujette directement dans iecanai thoracique.
Ces ganglions commandent donc tous les territoires cutanés, muqueux, viscéraux de l’économie, et aucun corps étranger, ayant pénétré dans ie système iymphatique, ne peut échapper à leur^sphère d’influence. ' '
des racines et des réseaux avec le tissu conjonctif élant trop étroites pour qu’on puisse en étudier isolément les lésions.
Kous décrirons successivement les lésions de la lymphangite aiguë et celles des lymphangites chroniques.
LYMPHANGITES AIGCES
La lymphangite aiguë
i? Lymphangite suppurée.— La lymphangite suppui-ée est rarement une endolymphite suppurative. Ce cas ne s’observe guère que dans l’infection purulente chirurgicale.
Le plus souvent, il s’agit d’une périlymphangite. On sent sur tout le trajet du vaisseau lymphatique un chapelet de noyaux purulents qui s’ouvrent au dehors comme des petits phlegmons, en évacuant un pus épais et crémeux.
L’inflammation des vaisseaux lymphatiques peut se terminer par gangrène. Jalaguier a étudié cette variété de lymphangite. Elle se caractérise par l’apparition de placards de sphacèle au milieu des zones
élastiques
l’aspect de plaques réticulées, saillantes,
4" Lymphangites cancéreuses. — Les alvéoles cancéreux commu-
!St en rapport lui-même par sa 1 .rrondie, appelée follicule, occi i; sur les côtés, des espaces communication avec le sinus
capsulaire; ce sinus es
corticale du ganglion; interfolliculaires, en (
séparé du cordon de h qui communique, d’v
faut les examiner sur de à traitées par le pinceau.
de ganglion lympha-
Les centres germinatifs, comme l’a bien montré Flemming, ne correspondent point à des régions spéciales du ganglion. Ce sont des points dans lesquels, en même temps, un grand nombre de cellules lymphatiques se sont transformées en leucocytes mononucléaires pour subir la karyokinèse; ils sont, par suite,' en perpétuelle évolution, augmentant, diminuant et disparaissant de même.
Cordons folliculaires. — Ils ont la même texture que la nappe réticulée périfolliculaire, avec laquelle ils se Controls sortes de cellules lymphatiques, quelques lymphocytes, de petits leucocytes mononucléaires qui représentent la majorité des cellules, de très nombreuses cellules éosinophiles..
Système des voies lymphatiques. — '''taSe7d'>“î"Dominicq“Tmtë Système des voies lymphatiques est pmtip.ie du réticulum; cellule Séparé du svstème folliculaire par des iSv^d'u tétiSto' fibrilles conjonctives disposées parallè-
mecrephsEes à uojuu meurtri! G, sées de cellules endothéliales; il est ïïin”deîsiTuun».”'°"””’°* cloisonué par des trabécules de tissu réticulé un peu plus épaisses que celles de la substance folliculaire et qui délimitent des mailles beaucoup plus larges, fies trabécules s’attachent, d’une part, sur la capsule et les cloisons conjonctives qui en partent, d’autre part, à la surface du système folliculaire. Elles sont tapissées d’un endothélium qui se continue avec celui des vaisseaux lymphatiques, afférents et efférents.
Les cellules lymphatiques en circulation dans les sinus appartiennent aux mêmes variétés que celles que nous avons observées dans le système folliculaire; ce sont des lymphocytes et des petits mononucléaires, des cellules éosinophiles ; on y voit, de plus, quelques gros leucocytes mononucléaires faisant fonction de macrophages;