VAISSEAUX
on peut rencontrer, selon les étages, tous les stades de l’organisation . du caillot.
En même temps que se poursuivent les phénomènes d’organisation du thrombus, la paroi veineuse subit des altérations variables avec la cause et l’intensité de la phlébite. Le résultat en est toujours une désorganisation profonde de la paroi, une disparition plus ou moins complète de la tunique musculeuse, une sclérose des trois
Le phénomène le plus remarquable est la vascularisation de la paroi dont nous
Lorsque la sclérose s’indure, un certain nombre de ces vaisseaux s’atrophient par compression, mais il en persiste un grand nombre. Dans certains cas même il y en a qui se dilatent tellement
voie collatérale de la circulation, suppléant jusqu’à un certain point à l’oblitération du tronc principal.
Les iestinées ultérieures du thrombus organisé sont celles de tout üssu de cicatrice. Pendant toute la période où ce tissu s’est constitué.
rapidement. !
sanguin, sans que les parois veineuses présentent en elles-mêmes primitivement une cause d’affaiblissement quelconque. Ce sont des rétrodilatations qui disparaissent lorsque l’obstacle est levé. La,paroi présente babituellement une hypertrophie plus ou moins marquée de la tunique moyenne, indiquant que, loin d’être affaiblie, la tunique musculaire réagit, au contraire, avec vigueur. Ce n’est que plus tard, lorsque la cause a persisté trop longtemps, que la veine s’indure, se sclérose et que ses éléments musculaires disparaissent.
A la seconde variété appartiennent les dilatations qui sont liées à une asthénie primitive constitutionnelle ou acquise de la paroi veineuse, constituant la prédisposition variqueuse. Les varices se montrent dès lors sous la moindre influence qui entrave, même légèrement, la circulation en retour. Elles sont irrémédiables et pro-
La varice est caractérisée au point de vue anatomique par la dilOr talion et secondairement l’allongement de la veine.
La dilatation peut être considérable, elle peut atteindre trois à quatre fois le diamètre primitif du vaisseau. Elle n’est jamais très régulière, il y a des régions qui cèdent plus facilement que d’autres, il en résulte la formation de poches ovalaires cylindroïdes, circonférentielles ou pariétales, échelonnées le long d’une veine.
V allongement de la veine est toujours très marqué. La veine se replie sur elle-même, décrit des flexuosités complexes, formant alors de gros paquets où il est difficile de reconnaître le trajet de la veine et le sens de la circulation.
Lorsque les varices ont duré quelque temps, les tissus du voisinage réagissent, ils s’enflamment chroniquement, se sclérosent et forment alors par leur induration de véritables gouttières, perceptibles au doigt et à la vue dans lesquelles cheminent les veines dilatées.
Enfin, lorsqu’on ouvre une veine variqueuse on est frappé par l’irrégularité de la membrane interne. Les replis valvulaires forment de petits moignons rétractés, informes. Çà et là on constate des anfractuosités conduisant dans des poches variqueuses où l’endoveine est très aminci. En d’autres points on a des petites saillies dues à l’endophlébite végétante.
L’adventice est toujours sclérosée, confondue avec le tissu conjonctif du voisinage également enflammé. On constate, en outre, un caractère intéressant. C’est la dilatation excessive des vaisseaux nour-
paroi même et enfin rejetés en dehors de la veine. Ils deviennent alors de véritables corps étrangers extraveineux dont on ne pourrait fixer l’origine, si l’on n’avait sous les yeux d’autres phlébolithes à différentes étapes de leur migration.
Phlébites spécifiques.
Il en est deux variétés assez caractérisées :
I" La phlébite tuberculeuse ;
2* La phlébite syphilitique.
Phlébite tuberculeuse. — Elle peut se présenter sous plusieurs
géantes et l’absence d
affirmée que du fait de la coexistence dans rations nettement syphilitiques.