‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 6 sur 50 · HJ CENTRES NERVEUX INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

HJ CENTRES NERVEUX INFÉRIEURS

OU centripètes, qui se produisent dans certains faisceaux avec une :

grande rapidité.

Les hasards de la pathologie ont permis d’étudier un grand nombre de dégénérations secondaires sur l’homme; l’expérimentation sur les animaux a été employée pour compléter cette étude, qui a une grande importance au point de vue de l’anatomie des différents

de l’homme pour que l’on ne soit pas autorisé à tirer de l’expérimentation des déductions directement applicables à l’anatomie humaine ; néanmoins, il est permis de chercher dans l’expérimentation des renseignements et des vérifications, car si le volume et les rapports topographiques des faisceaux et des noyaux varient d’une espèce à une autre, il a été prouvé par l’expérience qu’il existe en réalité un plan de structure générale du système nerveux central, surtout des centres inférieurs, qui est le même pour tous les animaux supérieurs.

Nous n’avons pas à décrire ici le processus histologique de la dégénération secondaire; néanmoins, nous donnerons quelques indications chronologiques sur son évolution, empruntées . principalement au mémoire de Tooth.

Suivant Homèn, les premières modifications sont perceptibles déjà au bout de trois jours ; Schiefferdecker admet qu’elles ne se voient qu’au bout de sept jours. A l’œil nu, suivant Horstley, au cinquième jour sur l’animal vivant, ou immédiatement après la mort, les faisceaux dégénérés tranchent par leur blancheur sur la translucidité des régions saines, mais, vingt à trente minutes après la mort, cette translucidité disparaît et l’on ne voit plus rien ; la dégénération redevient visible après séjour dans le bichromate.

Chez l’homme, au bout de six jours, la dégénérescence est perceptible à l’œil nu après un séjour dans le bichromate, suivant Tooth; les faisceaux atteints tranchent par leur pâleur sur les faisceaux sains.

Les cylindraxes se détruisent rapidement, mais la myéline, quoique fragmentée, reste en place et continue à se colorer par l’hématoxyline de Weigert, si bien que sur les coupes traitées par cette méthode on ne peut, pendant tout le premier mois, distinguer les faisceaux dégénérés à un faible grossissement. Dans le courant du deuxième mois, la myéline commence à se résorber et les dégénérations apparaissent par la méthode de Weigert. Au bout de quatre mois, la méthode de Weigert né colore plus de débris de myéline.

La méthode de Weigert ne peut donc pas servir à étudier les dégé-

î optique; sa destruction amène la sclérose du , ou faisceau de Monakow, et du faisceau central s décrirons plus loin.

faisceaux dégénérés d’origine corticale succès-

du faisceau précédent; 3" le faisceau descendant de la protubérance, qui provient de la substance réticulée grise de la protubérance et particulièrement des régions avoisinant le noyau moteur du trijumeau, rejoint le faisceau précédent dans le faisceau longitudinal postérieur et l’accompagne dans son trajet ultérieur; 4® le faisceau réticulospinal, dont les fibres, nées des cellules de la substance réticulée du bulbe, gagnent les faisceaux antéro-latéraux de la moelle, les unes directement, les autres en rejoignant les faisceaux précédents dans le faisceau longitudinal postérieur et le faisceau prédorsal.

Le deuxième groupe des fibres descendantes, destinées plus parti-

l’écorce du cervelet; la majorité paraît s’entre-croiser.

Les pédoncules cérébelleux inférieurs contiennent, comme nous l’avons vu des fibres venant des olives inférieures du bulbe; nous décrirons plus loin des fibres ascendantes venant de la moelle qui passent également par ces pédoncules (faisceau cérébelleux direct). Le reste,

ment et s’allonge dans le sens antéro-postérieur en formant une bandelette courbée en L, qui emboîte le croissant cornu-radiculaire de la racine saine sus-jacente; elle garde le contact en avant avec la substance grise, en arrière avec la zone d’entrée des racines dans la moelle. Pnis la bandelette scléreuse est refoulée de plus en plus en dedans à mesure que l’on remonte plus haut dans la moelle; elle perd bientôt son point d’attache à la zone d’entrée des racines et perd progressivement sa disposition en équerre pour former une bandelette antéro-postérieure plus ou moins rectiligne ; pendant un long trajet elle reste encore attachée en avant au bord de la corne postérieure (voir fig. 53 et 62). Au niveau de la région cervicale les fibres des racines lombo-sacrées, ou au moins certaines d’entre elles, touchent directement au bord de la commissure postérieure en plusieurs points (cordon de Goll). Les racines lombo-sacrées aboutissent ainsi au noyau grêle, situé à la partie inférieure du bulbe, après avoir formé le cordon de Goll. Les racines cervicales restent dans les cordons de Burdaeh, qu’elles constituent presqu’en entier et aboutissent au noyau cunéiforme situé en dehors du noyau grêle. Suivant certains auteurs, quelques fibres radiculaires remonteraient directement dans le corps restiforme, ce qui nous paraît être inexact.

Pendant ce trajet, la sclérose consécutive à la destruction d’une

derniers, il faut remarquer les noyaux osseux consécutifs à un cancer de la capsule surrénale (fig. 64), qui paraissent affectionner cette région (Sottas, Nageotte).

Les dégénérations médullaires (1) consécutives aux lésions de

Il faut noter que ce système de fibres descendantes ne doit pas être confondu avec le centre ovale de Flechsig(i), faisceau ovalaire médian isolé par l’étude de la moelle fœtale au niveau de la quatrième racine lombaire. Le centre ovale, qui est respecté dans le tabes incipiens, est

fibres radiculaires des cordons postérieurs ne subissent pas la dégénération rétrograde comme les fibres du faisceau pyramidal.

ISTHME DE L’ENCÉPH.aE

Anatomie normale. — La région des pédoncules cérébraux est

Reil, ce qui entraîne l’apparition d’une ophtalmoplégie du côté de la lésion avec des troubles moteurs ou sensitifs du côté opposé.

On donne en clinique le nom de syndrome de Weber à rhémipîégîe alterne constituée ainsi que nous venons de l’indiquer.

Laqueduc de Sylvius, qui traverse l’isthme dans sa longueur et qui fait communiquer le troisième ventricule avec le quatrième, peut être dilaté dans les hydrocéphalies internes de l’enfance ou de l’âge adulte; sa paroi est alors épaissie et indurée comme l’épendyme des cavités centrales dont il n’est qu’un point rétréci.

Dans un cas nous l’avons trouvé au contraire oblitéré et l’hydrocéphalie était restée cantonnée dans les ventricules cérébraux sans s’étendre au quatrième ventricule qui était normal, ainsi que le canal de l’épendyme de la moelle; on peut se demander si en pareil cas l’hydrocéphalie ne reconnaît pas pour cause l’oblitération de ce canal, qui, à l’état normal, permet au liquide sécrété par les plexus choroïdes

PROTOBÉRANCE ANNULAIRE

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