DISTRIBUTION DES CELLULES DU TISSU MYÉLOÏDE
Il n’y a donc pas ici de distribution nettement ordonnée, mais il \ existe une certaine tendance au groupement de ces éléments, à leur agencement par rapport à l’appareil de soutènement.
Les mégacaryocytes, tout en étant fréquemment isolés, sont parfois s. réunis au nombre de deux à quatre dans le même carrefour. Les hématies nucléées s’agglomèrent en forme d’îlots et les myélocytes basophiles et neutrophiles en amas plus ou moins compacts. De place en place sont voisins deux, quatre ou six myélocytes éosinophiles. Quant aux Mastzellen elles sont très clairsemées.
En somme, mégacaryocytes, hématies à noyau, myélocytes sont mélangés en les points les plus divers du tissu myéloïde.
Quelle est la disposition de ces éléments par rapport aux parois vasculaires, aux parois des vésicules adipeuses?
Les mégacaryocytes se placent de préférence au niveau de ces \ carrefours où débouchent les voies tracées entre plusieurs vésicules adipeuses, et nous connaissons leurs connexions avec le réticulum conjonctif médullaire.
D’autres carrefours sont occupés par des îlots d’hématies nucléées et d’hématies ordinaires qui se disposent aussi en files allongées entre les parois de vésicules adipeuses voisines.
Les myélocites basophiles à protoplasma homogène, les myélocites basophiles à corps chargé de rares granulations amphophiles, les myélocytes amphophiles à tous les stades d’évolution ont une certaine tendance à se plaquer sur la paroi des vésicules adipeuses ou à s’accumuler autour des artérioles.
Dans ce tableau bigarré qu’offre à la vue une coupe de moelle osseuse colorée par l’éosine orange et le bleu de toluidine, nous noterons de préférence certains détails.
En quelques points se montrent la surface de section à bordure nette d’une artériole ou les contours déchiquetés de sinus tributaires du grand collecteur veineux, sinus formant des sortes de flaques rouges et gorgés d’hématies, de myélocytes en transformation et de polynucléaires.
Des bandes bleues et violacées, semées de points rouges, serpentent entre les trous béants des loges adipeuses vides de graisse.
Ce sont les zones où prédominent les myélocytes basophiles et amphophiles, zones auxquelles font opposition les conglomérats de couleur orangée, où abondent les hématies nucléées. Çà et là s’étalent les mégacaryocytes géants, qui semblent jalonner le champ de la préparation et les groupes minuscules formés par les éosinophiles.
CORNIL