‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 137 sur 210 · DÉGÉNÉRESCENCE DU SANG ET MODIFICATIONS DE LA MOELLE OSSEUSE · texte numérisé non relu

DÉGÉNÉRESCENCE DU SANG ET MODIFICATIONS DE LA MOELLE OSSEUSE

Nous avons vu combien il était difficile de préjugei de 1 inactivité de la moelle osseuse ou d’apprécier ses altérations alors même que l’on peut constater des stigmates très nets de dégénérescence du milieu sanguin.

Étant donné un état septicémique accompagné d’hypoglobulie, d’hypochromie, d’hypoleucocytose et de leucocytolyse, de déformations globulaires, nous pourrons redouter soit la suppuration, soit la gangrène de la moelle, quand ces phénomènes sont intenses et progressifs. En admettant qu’une telle supposition fût fondée, nous serions incapables d’apprécier l’intensité des lésions dont nous soupçonnons l’existence.

Mais il est des circonstances où il est possible de diagnostiquer la production d’ALTÉRATioNS particulières de la moelle osseuse.

Nous savons qu’il existe une indiscutable corrélation entre l’apparition d’hématies de grande taille et de mégaloblastes dans le sang des individus atteints d’anémie pernicieuse et l’existence d’une poussée mégaloblastique dans la moelle osseuse des sujets en question. Quand les mononucléaires dépourvus de granulation envahissent l’appareil circulatoire au cours de la leucémie lymphogène, nous pouvons affirmer qu’un tissu de type lymphoïde peut proliférer activement dans la moelle osseuse en cherchant à se substituer soit à un tissu adipeux, soit au tissu myéloïde.

Si nous voyons au cours d’une anémie liée à l’évolution d’une tumeur maligne des cellules spécifiques du tissu myéloïde, les hématies nucléées en particulier migrer en proportions considérables dans les canaux sanguins, nous admettrons la probabilité d’un envahissement de la moelle par le tissu de la tumeur.

En pareil cas 1 essor des éléments spécifiques du tissu myéloïde dans les canaux sanguins peut être fonction de l’intrusion des éléments étrangers dans le parenchyme médullaire.

eONSIDÉRAÏÏONjB GÉNÉRALES

2° Réactions du sang, de la moelle osseuse et des tissus

MYÉLOÏDE ET LYMPHOÏDE.

Pour faciliter l’exposé de cette question, nous avons divisé les éléments figurés du sang en deux groupes, suivant qu’ils appartiennent à la série myélogène ou à la série lymphogène.

Mais il n’est pas de processus morbide d’ordre général qui soi L capable de solliciter d’une façon exclusive la réaction d’un seul territoire hématopoiétique de la moelle osseuse par exemple.

Il a donc fallu montrer à mainte reprise la mise en activité paralr lèle des éléments de la série myélogène et du tissu myéloïde, des éléments de la série lymphogène et du tissu lymphoïde.

Logiquement nous avons mis au premier plan l’étude des modifications concernant les éléments de la série myélogène et le tissu myéloïde.

a. Réaction des éléments de la série myélogène et du tissu myéloïde.

a. Réaction du tissu myéloïde dans la moelle.

Rappelons brièvement la corrélation existant entre la mise en activité des éléments de la série myélogène (les hématies, les polynucléaires granuleux) et les réactions de la moelle osseuse.

Tout processus nécessitant une {formation nouvelle d’hématies et de leucocytes granuleux détermine la multiplication des cellules d’origine de ces éléments dans la moelle osseuse.

A titre d’exemple, répétons ce que nous avons dit à propos des infections.

La plupart des états infectieux provoquent la destruction des hématies et s’accompagnent de polynucléose. Or les pertes en globules rouges sont compensées par la suractivité multiplicatrice des hématies nucléées de la moelle, de même que les frais de la leucocytose y sont assurés par la prolifération des myélocytes.

Mais après avoir montré la mise en activité de tous les éléments du tissu myéloïde dans la moelle osseuse, des mégacaryocytes aussi bien que des hématies nucléées et des myélocytes, nous avons dû signaler l’existence de la réaction myéloïde en d’autres foyers que le territoire médullaire.

Ce processus, nous en avons parlé d’une façon très sommaire en

684 LE SANG ET LE ROLE HÉMATOPOiÉTlQUE DE LA MOELLE OSSEUSE

raison de l’objet de cet article. Mais bien que celui-ci soit particulièrement consacré aux réactions de la moelle osseuse, je crois qu’il est indispensable de donner quelques renseignements sur le processus de la transformation myéloïde, c est-à-dire sur 1 instauration d’une structure identique à celle qui caractérise le tissu myéloïde dans des circonscriptions organiques autres que la moelle osseuse.

p. Réaction du tissu myéloïde en dehors de la moelle.

Transformation myéloïde. — Quels sont les organes aptes à subir la transformation myéloïde ?

Parmi ces organes figure la rate (1), comme le démontrent les faits inclus dans cet article, et aussi bien la rate des mammifères (lapin) que celle de l’homme adulte. Mais, dans divers travaux, je l’ai signalée, et dans les ganglions, et dans l’épiploon des lapins adultes, et dans le foie de cobayes atteints de tuberculose à marche très lente, et dans l’épiploon des fœtus humains à une époque où le foie, la moelle et la rate accaparent la fonction hématopoïétique. Enfin, les récentes recherches de E. Weil sur l’anatomie pathologique de la variole humaine lui ont permis de mettre en évidence le phénomène de la transformation myéloïde en les points les plus éloignés de l’organisme, dans le tissu conjonctif péri-ganglionnaire par exemple, aussi bien que dans la rate.

Quelles sont les causes provocatrices de la transformation myéloïde? — Ce peut être une cause physiologique transitoire comme la gestation, par exemple, fait noté dès le début de cet article (rate des lapines en gestation), ce peut être des états morbides différents.

La leucémie myélogène étant pour l’instant mise à part, j’ai reconnu comme causes capables de provoquer la néoformation du tissu myéloïde, en dehors de la moelle osseuse, l’infection eberthienne, l’anémie post-hémorragique chez le lapin, la tuberculose expérimentale

bématies nucléées dans l’épiploon des mammifères jeunes. nI895; * tr°UVé danS la rate du cobaJ'e infecté par le bacille de la admettait6 dans sa tK ^CAr^tes et d’hématies nucléées. La même année, Besançon

nucléaires ordinaires daSTÏtî Animaux autocht.one de ÿy" fection. aes ammaux 011 de 1 homme en puissance d’in-

a:an^ lio^d^nfan ^ morts riTrr la p.résence de rares myélocytes neutrophiles dans les Ss tuteurs tîs conméïents f1®’ scarlatine- ^ résultats des observations de les ramène dans le cadre de la q“ ® CeU • ^ faUS aberrants SÎ °“

développée dans une sévi, de^T.K^S CMS.!* * “

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 685

chez le cobaye, l’éclampsie et la septicémie maternelles retentissant sur le fœtus humain.

Je signalerai en plus la sarcomatose généralisée (un cas concernant un homme adulte étudié en collaboration avec M. Gouraud, interne des hôpitaux), le purpura infectieux accompagné de tuberculose viscérale (un cas étudié en collaboration avec le docteur Nattan Larrier). Enfin, les travaux de E. Weil permettent, comme je viens de l’écrire,

Pig. 150. — Ilot périvasculaire à hématies nucléées de fœtus humain de huit mois (éclampsie maternelle). (Fixation par bichlorure de Hg, iodo-chlorure iodé. Coloration par éosine-orangebleu de toluidine.)

End, noyau de cellule endothéliale ; Ca, capillaire sanguin rempli d’hématies sans noyau ; Un, hématies nucléées; Ma,' Macrophage, Mastz, Mastzelle. La préparation mettait en évidence des îlots périvasculaires d’hématies nucléées dont l’extension était beaucoup plus grande que ne l’indique le dessin. Les diverses variations de teinte du protoplasma des hématies nucléées en évolution vers le type de normoblaste adulte n’ont pu être rendues que d’une façon incomplète par la photogravure.

d’attribuer à la variole une importance de premier ordre parmi ces conditions efficientes de transformation myéloïde, conditions dont la liste est loin d’être close.

Quels sont les degrés d'intensité de la transformation myéloïde ?

Elle peut être complète ou incomplète.

Complète, elle sera représentée par la présence simultanée des mégacaryocytes, des myélocytes neutrophiles, éosinophiles et à type de

686 LE SANG ET LE ROLE HÉMATOPOÏÉTIQUE DE LA MOELLE OSSEUSE Mastzellen, des hématies nucléées dans un territoire organique autre

^ Incomplète, la transformation myéloïde comportera la néoformation d’une partie seulement des éléments précités. Ainsi l’association des poussées d’hématies nucléées et de myélocytes neutrophiles est-elle un phénomène fréquent dans la rate du lapin, par exemple. Bien plus, la transformation myéloïde pourra se réduire à la néogenèse de cellules appartenant à la même catégorie, soit l’hématie nucléée, soit le myélocyte neutrophile.

1^2 r ow

My.l.

PLsl.

... H -JL-

Mocl

Fig. 151. — Ilot périvasculaire à hématies nucléées de fœtus humain de sept mois et demi (septicémie maternelle). (Fixation par bichlorure de Hg, iodo-chlorure iodé. Coloration par le bleu polychrome.)

Mo.cl, mononucléaire ordinaire; My. b, myélocyte basophile ; Hn, hématie nucléée. Parmi les hématies nucléées, certaines ont des noyaux lobés. C’est là un phénomène d’irritation. Les hématies à noyaux lohés sont comparables à ces hématies nucléées à noyau tréflé décrites par Hayem et Luzet à propos de l’anémie infantile pseudo-leucémique.

Les figures 150, 151 et 152 donnent une démonstration de ce fait.

Voici le dessin 150, qui représente un îlot périvasculaire à hématies nucléées de l’épiploon d’un fœtus humain de huit mois.

La présence de tels amas de globules rouges à noyau amassés dans l’épiploon d’un fœtus humain de cet âge est absolument anormale.

A cette phase du développement, les globules rouges à noyau y sont clairsemés. Il a fallu qu’un état morbide grave de la mère apparût (éclampsie) pour susciter dans l’épiploon la formation de ces paquets de globules rouges nucléés.

Tel est le processus correspondant à ce que nous appelons la transformation myéloïde partielle et incomplète. Il y a transformation myéloïde de 1 épiploon là où existent ces agglomérations de cellules rouges, puisque celles-ci sont des éléments spécifiques du tissu myéloïde. Là

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

transformation myéloïde est partielle, car elle procède par îlots disséminés. Elle est incomplète, car une partie seulement des éléments spécifiques du tissu myéloïde figure au tableau histologique. Elle est même monocellulaire, puisque le tissu en question n’est représenté que par une variété cellulaire, l’hématie nucléée.

Fig. 152. — Épiploon de lapin adulte étudié au cours d’une péritonite éberthienne. La reproduction du dessin original met assez nettement en évidence l’accumulation de myélocytes basophiles et amphophiles dans l’épiploon enflammé.

My. b, myélocyte basophile ; My. b’, My. b", myélocytes basophiles se chargeant de granulations amphophiles ; My, myélocyte amphophile à la surface de la paroi d'un large capillaire veineux ; My. a, myélocytes à granulations amphophiles ; Pol. a, polynucléaire à granulations amphophiles qui ne proviennent pas des myélocytes granuleux amphophiles figurant dans ce point de la préparation. Leurs granulations sont clairsemées, plus rouges que les granulations amphophiles récemment formées. Ce sont des polynucléaires vieux venant d’une autre source et amenés par diapédèse. En, noyau de l’endothélium du capillaire ; Ma, macrophages dans le capillaire au voinagë d’hématies ; N. m, noyau de macrophage ; Pol. e, polynucléaire éosinophile ; Pla, plasmazellen.

La figure 24 équivaut à la précédente. Ici les hématies nucléées sont teintées de vert par le bleu polychrome. Mais il s’agit encore de la formation d'îlots d’hématies nucléés dans l’épiploon d’un fœtus humain d’un âge avancé, sept mois et demi, présentant une transformation myéloïde partielle et incomplète. La condition étiologique était une septicémie maternelle dont la nature ne fut du reste pas nettement établie (streptococcie?).

Examinons maintenant la figure 25. Elle aussi représente une portion d’épiploon.

Mais cet épiploon était celui d’un lapin adulte ayant subi depuis quarante-huit heures une injection intra-péritonéale de 2 centimètres cubes de bouillon de culture de bacille d’Eberth.

Ce qui nous frappera dans ce dessin, c’est la présence de myélocytes basophiles et amphophiles réunis en amas.

La membrane conjonctive est encore le siège d’une transformation myéloïde incomplète, partielle et monocellulaire, dont les principaux témoins sont les myélocytes du groupe amphophile.

Une conclusion formelle se dégage de la connaissance de ces faits. En voici la formule : Au cours de certains états morbides sollicitant la réaction du tissu myéloïde , celui-ci peut entrer en activité dans des appareils autres que la moelle osseuse. Ainsi un complexus histologique à type myéloïde peut-il apparaître dans les zones les plus distinctes de la circonscription lymphatique, dans la rate, les ganglions, l’épiploon.

Cette proposition nous entraînera à envisager la possibilité d’un phénomène inverse. Nous devons nous demander si, réciproquement, les éléments du tissu lymphoïde se développent à l’occasion de certains états pathologiques dans les organes de la circonscription lymphatique.

Nous avons résolu celte question par l’affirmative quand nous avons étudié les réactions des éléments de la série lymphogène et du tissu lymphoïde.

b. Réactions des éléments de la série lymphogène et du tissu lymphoïde dans la moelle .

Si nous nous sommes occupés des réactions des éléments de la sérié lymphogène au cours de notre exposé, c'est en partie en raison de la multiplication de ces éléments au sein de la moelle osseuse.

admlr m S ’ nÇ0"’ Labbé' SabrMès> ««•. nous avons

admis que la moelle osseuse était formée de tissu lymplioïde en pro-

portions rudimentaires à l’élat normal.

De là. à. reconnaître la Dossihilit4 riû u ce complexus hislologique^ il n y avait „ d ^ * m0rbi‘le

formulant la proposition suivante : Au cm ° ^7 ^0US l avons fait en

logiques, un complexus histologique autorh 7 * CmamS 6tatS path°' g que autochtone a type lymphoïde peut

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 6S9

s'intriquer dans la moelle osseuse des mammifères adultes au tissu myéloïde de cet appareil.

Cette poussée des tissus myéloïde et lymphoïde en dehors des zones de distribution normales, nous l’avons vue se réaliser au maximum au cours des leucémies myélogène et lymphogène.

3° États leucémiques du sang et de la moelle osseuse.

A l’état leucémique du sang correspond, suivant la conception d’Ehrlich, l’envahissement démesuré des vaisseaux périphériques soit par des cellules de la série myélogène, soit par des cellules de la série lymphogène.

Je n’ai pas à définir davantage les deux variétés de leucémies myélogène et lymphogène; je n’insisterai ni sur la surproduction du tissu myéloïde dans la moelle osseuse au cours de la leucémie myélogène, ni sur la surproduction du tissu lymphoïde dans les organes de la circonscription lymphatique au cours de la leucémie lymphogène.

Les faits sur lesquels je vais à nouveau attirer l’attention sont des phénomènes d’apparence paradoxale, dont la formule est la suivante : réaction colossale du tissu myéloïde en dehors de la moelle osseuse, réaction intense du tissu lymphoïde dans la moelle osseuse.

Mais il s’agit de s’entendre au sujet de ces modifications des tissus myéloïde et lymphoïde.

Le terme « réaction » est pris ici dans le sens étroit de capacité proliférante, abstraction faite, par conséquent, delà notion de finalité.

Quand nous parlons de la réaction des éléments des tissus myéloïde et lymphoïde qui se produit, au cours des états infectieux, par exemple, nous envisageons un état de suractivité multiplicatrice et fonctionnelle des cellules de ces tissus, adapté à la défense de l’organisme.

Or nous avons dit que, dans les leucémies, la pullulation des cellules qui forment l’une ou l’autre variété de tissu semblait constituer la maladie, au lieu de représenter un mode de défense.

Quoi qu’il en soit, dans ces affections, la prolifération des éléments des tissus myéloïde et .lymphoïde échappe aux lois qui en .règlent l’intensité et la répartition dans les divers territoires organiques, au cours de la plupart des autres états morbides.

C’est pourquoi les leucémies myélogène et lymphogène se singularisent, la première par les poussées monstrueuses de tissu myéloïde en dehors de la moelle osseuse, la seconde par la pullulation exubérante du tissu lymphoïde dans la moelle osseuse.

CORNIL ET RANVXER. — IX.

Mais, si ces processus diffèrent quant à leur finalité, quant à leur intensité, suivant qu’on les envisage soit au cours de leucémies, soit au cours' d’autres affections, ils n’en sont pas moins de même ordre au point de vue de l’histologie générale.

Comparons les leucémies et les états infectieux.

Chez les sujets atteints de leucémie myélogène, le débordement dans les canaux sanguins des hématies nucléées et des myélocytes granuleux est, jusqu’à un certain point, comparable à la mise en circulation plus discrète des mêmes éléments figurés au cours de divers états infectieux (septicémies expérimentales du lapin avec poussée d’hématies nucléées, essor des myélocytes dans la variole humaine).

La transformation myéloïde de la rate ressortissant à la leucémie myélogène n’est-elle pas à rapprocher, au point de vue de l’histogénèse, de la transformation myéloïde de la rate des lapins, provoquée par la septicémie eberthienne, ou de la transformation myéloïde de la rate, des ganglions de l’homme en puissance de variole.

Nous en dirons autant à propos de la transformation lymphoïde de la moelle osseuse, que ce processus soit fonction de leucémie lymphogène ou d’infection banale.

Conclusions générales. -î- Réduites à leur quintessence, les proportions que nous venons d’examiner, se ramènent à une notion fondamentale.

Cette notion, c’est celle de la prévalence du tissu sur l’organe au point de vue de l’anatomie et de la pathologie générale.

Parler de 1 origine des éléments de la série myélogène et de la série lymphogène, c est remonter primordialement à des tissus spéciaux, les tissus myéloïde et lymphoïde, c’est envisager secondairement les foyers de localisation de ces tissus, la moelle osseuse d’une part, les organes de la circonscription lymphatique d’autre part.]

Nous continuerons évidemment à considérer la moelle osseuse comme un centre de formation des hématies et des leucocytê granuleux Sais ce sera à titre de centre de localisation principal du tissu myel°,de et non en tant qu’appareil monopolisant et la structure myéiO‘de et 1 élaboration des éléments de: la série myélogène (1)

(1) Il est des vertébrés inférieurs Cnmc*™., a , pourvus de squelette osseux et chez lesquels existent616116 rtllaSirieux) 9ui sont dé" granuleux. ^ istent cependant hématies et leucocytes

M. Renaut a vivement insisté sur l’onnnuit;™ la théorie qui localise d’une façon exclusive la f°n ^ existe entre de tels faits et leucocytes granuleux dans la moelle osseuse ormation des globules rouges et des

BIBLIOGRAPHIE

En effet, cette structure myéloïde et ces fonctions hématopoïétiques s’instaurent (dans certaines circonstances au moins) en d’autres territoires que le territoire médullaire, en pleine circonscription lymphatique par exemple et, d’autre part, le tissu lymphoïde qui fait partie intégrante de la structure des organes de la circonscription lymphatique est apte à se développer dans la moelle.

Parler de réaction myéloïde ou de réaction lymphoïde d’ordre pathologique, ce n’est donc pas désigner exclusivement la mise en activité soit de la moelle des os, soit des appareils de la circonscription lymphatique. C’est envisager la mise en branle des éléments spécifiques des tissus myéloïde et lymphoïde dans tous les points où ceux-ci peuvent répondre à une incitation morbide. Suivant la règle, la réaction myéloïde prédominera dans la moelle osseuse; la réaction lymphoïde, au niveau des organes de la circonscription lymphatique. Mais nous savons maintenant pourquoi l’extension de la réaction myéloïde peut se manifester dans^ la circonscription lymphatique; nous comprenons les raisons pour lesquelles la réaction lymphoïde s’instaure parfois en plein territoire médullaire.

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