‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 148 sur 210 · LES FIBRES NERVEUSES · texte numérisé non relu

LES FIBRES NERVEUSES

Nous n’avons à étudier ici, à un point de vüe général, que les fibres nerveuses qui entrent dans la constitution des Centres cérébrospinaux, cela dans le but de mettre en évidence leurs caractères histologiques fondamentaux.

A. Fibres de la sübstance blanche. — Dans la substance blanche du cerveau ou de la moelle épinière, les fibres sont revêtues de myéline formant une gaine continue ; elles représentent, nous l’avons vu précédemment, les prolongements cylindraxiles des cellules nerveuses de la substance grise.

Examinée à l’aide de la dissociation, la gaine myélinique est toujours variqueuse-, c’est que sa myéline se gonfle inégalement sous l’influence des réactifs, de l’eau en particulier ; c’est aussi parce que cette myéline n’est pas limitée en dehors par une gaine de Schwann, capable de là maintenir et de lui servir de soutien. L’absence des gaines de Schwann entraîne l’absence des étranglements annulaires, si bien que la fibre n’est pas divisée en segments interannulaires, comme dans les nerfs périphériques (fig. 168).

Le cylindraxe ne diffère que par son volume moindre du cylindraxe des nerfs périphériques. Comme ce dernier, il se teint par les réactifs autrement que ne le fait la myéline; le carmin, les couleurs d’aniline, la méthode de Golgi-Ramon y Caj al le colorent sans colorer la myéline; 'par contre, l’hématoxyline de Weigert-Pal donne un résultat inTerse. * .

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