C. Liquide mixte (formule de Orth
Bichromate de potasse. . 2gr,5
Sulfate de soude . 1 gramme.
Formol . . . . . . 10 grammes.
Eau distillée . 10ü —
— INCLUSIONS
Les inclusions ont pour but de faire pénétrer dans tout un segment de moelle ou de ceriean, une substance liquide (eollodion, solution de celloï-
’ (1) Les moisissures se développent aisément dans le liquide de Müller; on fera bien, pour en empêcher la trop grande pullulation, d’ajouter un peu de camphre ou d’acide phénique, aussi quelques cristaux de thymol.
histologie pathologique db système nerveux central
débité en coupes minces et entières.
A. — Inclusion a la celloïdine
Cette inclusion (collodions et celloidines plus ou moins concentrées; photoxvline) constitue le procédé généralement employé pour le système nerveux central. Il a été introduit eu technique histologique par Mathias Duval (1879). Facile et donnant d’excellents résultats il est indispensable pour les coupes sériées du cerveau et de la moelle. Surtout, ce procédé a le gros avantage de n’apporter aucun changement artificiel a l agencement normal des éléments nerveux, et de respecter parfaitement la topographie des masses centrales, blanches ou grises.
a) Déshydratation (alcools à 80», 95% 100% pendant 1 à 10 jours, suivant le volume et le nombre des pièces); puis, 1 à 5 jours dans un mélangé, a parties égales, d’alcool absolu et d’éther.
b) Imbibition (solutions de plus en plus concentrées de celloïdine ou de collodion ordinaire, dit pharmaceutique). — La durée de cette imprégnation varie de quelques jours à plusieurs semaines, suivant qu’il s’agit d’un tronçon de moelle ou d’un lobe d’hémisphère cérébral.
1° Solution faible (1) :
Celloïdine (une plaque et demie à deux plaques). 200 à 300 grammes.
Alcool absolu . . . j- aa 800 centim. cubes.
Ether sulfurique . )
2“ Solution moyenne :
Celloïdine (quatre à cinq plaques).
Alcool absolu .
Éther sulfurique .
3° Solution forte ou sirupeuse :
Celloïdine (huit à dix plaques). . .
Alcool absolu .
Éther sulfurique .
500 à 700 grammes.
[ aa 800 centim. cubes.
1200 à 1400 grammes.
J aa 800 —
(Chaque solution, conservée dans un vase clos, reste transparente plus ou moins longtemps, tout en s’épaississant légèrement. Ces trois solutions, faites à divers degrés de concentration, ont l’inconvénient de retarder l’inclusion ; si elles ne sont pas indispensables pour les petits morceaux (moelle, nerfs, etc.), elles assurent une bonne imbibition pour les blocs de cerveau, de cervelet ou de protubérance, chose absolument nécessaire pour les coupes en séries.)
c) Solidification. — Les pièces, ainsi imbibées par la celloïdine, sont soumises à une évaporation lente, dans un cristallisoir à fond plat, dont le couvercle est soulevé par un peu de coton. La solidification est suffisante quand le bloc decelloïdine, devenu compact, tout en conservant sa transparence, a pris une consistance demi-molle. De plus, avant d’être débité en coupes minces, le bloc est laissé quelques jours dans l’alcool à 80°, qui achève la solidification de la celloïdine, principalement dans les parties
(1) La celloïdine se vend en plaques d’unè consistance demi-molle; elle doit être transparente et non racornie, pour qu’elle puisse se dissoudre aisément dans lé mélangé d’alcool absolu et d’éther, après avoir été débitée en minces lanières.
INCLUSIONS
centrales de la pièce-. (Eviter les bulles d’air dues à une évaporation trop rapide; le durcissement précoce des régions superficielles; la consistance trop dure du bloc de celloïdine, etc.).
Le collodion non riciné s’emploie de même façon, à condition de l'étendre, en proportions convenables, avec le mélange, à parties égales, d’alcool absolu et d’éther, au moins pour les deux premières solutions,
B. — Inclusion a la paraffine
Depuis quelques années, l’inclusion à la paraffine est employée en histopathologie du système nerveux, surtout pour les méthodes de coloration faites dans le but de rechercher les lésions fines et élémentaires (cellules ou fibres nerveuses; tissu névroglique). Ce procédé ne vaut rien pour les études de topographie, qui tendent à préciser le siège exact de tel processus pathologique et son étendue en largeur ou en hauteur; c’est que la paraffine exige des morceaux très petits et surtout elle provoque trop aisément, malgré les précautions les plus minutieuses, des dislocations et.hétérotopies artificielles, particulièrement faciles dans le tissu nerveux. Dans la pratique courante, l’inclusion à la paraffine vient bien après l’inclusion à la celloïdine.
Le procédé suivant est celui qui donne le moins de mécomptes en système nerveux :
a) Déshydratation (alcools progressivement concentrés; alcool absolu). Comme durée : quelques heures ou une journée, suivant le volume, toujours petit, et le nombre des morceaux à inclure ;
b) Pénétration par l’huile de cèdre, pendant quelques heures, jusqu’à ce que la pièce soit devenue transparente ;
c) Inclusion proprement dite (quelques heures) pratiquée à l’étuve à paraffine (40° à 54°) :
. 1° Premier bain, dans un mélange de paraffine molle (35° à 40°), dissoute dans l’essence de cèdre, à saturation ;
2° Deuxième bain, dans un mélange de paraffine dure (45° à 54°). Ce bain devra être renouvelé deux et trois fois, dans le but d’obtenir l’élimination complète de l’huile de cèdre;
d) Solidification. La pièce, bien orientée, est coulée, avec sa paraffine chaude, dans un moule quelconque (boîte en carton ou métallique, etc.). La prise se fait vite en hiver; en été, on place la boîte dans un peu d’eau fraîche.