‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 155 sur 210 · III. — COLORATIONS · texte numérisé non relu

III. — COLORATIONS

Les colorations employées sur tés coupes du système nerveux central.- Varient beaucoup suivant le genre de recherches. Les unes, communes, ne font que répéter les procédés généralement utilisés - -Stour les autres tissus (carmins; hématoxylines et hématéines; fuch|gies?^|.). Les autres, dont le nombre a beaucoup auf»pté depuis quelques années, étant spéciales à l’histologie, normale ou p|thologiqv^Jlti ceïyea^ü, de la moelle épinière, seront plus complètement exposée^ ici (mé^k^de Weigert; méthode de Marchi; méthode de Nissl; Olîà^tfiniodej^JJpsrt; méthode deGolgi, etc.).

HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL I. — Colorations communes

A. — Les carmins.

Leur technique n’a rien de bien spécial en système nerveux. Parmi les nombreux carmins utilisés pour les tissus en général, le meilleur pour les coupes de moelle ou de cerveau est le picro-carmin ammoniacal de Ranvier, suffisamment vieilli.

Les coupes, pratiquées sur des pièces sans mordançage excessif par les sels de chrome, sont laissées 12 à 24 heures, de préférence à froid, dans une solution très faible (couleur fleur de pêcher), de picro-carmin. Quand la coloration est bonne, les gaines myéliniques sont jaune-clair ; les cylindresaxes, rouges; le tissu névroglique, rouge un peu moins foncé; les cellules nerveuses, rouges dans leur masse protoplasmique, moins teintées dans leur noyau et dans leurs prolongements, au niveau desquels se distinguent plusieurs détails de structure; surtout, les plus petites taches de sclérose névroglique se découvrent aisément, en placards ou en traînées rouges plus ou moins denses, à travers la masse plus claire des faisceaux nerveux intacts.

On peut employer, directement sur les morceaux, la coloration en masse (Ranvier-Forel), à l’aide du picro-carmin de Ranvier de préférence aux autres carmins, de la façon suivante :

a) Fixation et léger mordançage (quatre à six semaines) par les bichromates en solution faible (liquide de Müller) ;

b) Lavage soigné de la pièce, pendant plusieurs jours, dans l'eau distillée fréquemment renouvelée, ou à l’eau courante;

c) Coloration des pièces, très petites (uu tiers de centimètre d’épaisseur), pendant trois à six semaines, dans des flacons remplis de picro-carmin en solution forte à F pour 100;

d) Déshydratation par les alcools, faiblement picriqués de préférence;

e) Inclusion à la celloïdine, de préférence;

f) Coupes et montage.

Les autres carmins (carmin lithiné de Orth, carmin aluné de Grenacher etc;) s’emploient sur tes pièces très faiblement chromées, dans le ut d obtenir une meilleure coloration des noyaux; mais les résultats dans ce sens sont bien meilleurs avec les hématoxylines.

^ES hématoxylines et hématéines.

no,,?ri^inLréina,t0XylineS peuvent être éployées en système nerveux j . , 10Q, ^es noYaux, normaux ou pathologiques, et pour celle

luTaSefnarHm,rS'ega e^enV même souvent> elles donnent des figures celfig'ure^dnn^pç rfa1'61116*11-116^68’ ^res riches en détails, parfois préférables aux a HÉMATOXYLmpTf’iï1168 rnét,h°(îes cyl°logiques récentes, plus réputées.

Yhématoxyline à l’alun riïïi' L hematoxYline généralement employée est nematoxylme a l alun, de Boehmer, préparée de la façon suivante :

Alcool à 90 degrés . . 1

(Solution à faire à froid.) . . 20 cent*metres cubes.

Alun purifié .

Eau distillée . . “ gammes.

(Solutionna froid.) . • . 300 centimètres cubes.

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