‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 16 sur 210 · I. — Origine des corpuscules musculaires · texte numérisé non relu

I. — Origine des corpuscules musculaires

1° Origine conjonctive : Zenker (périmysium interne), Waldeyer (périmysium interne et externe), Rindfleish, Demarquay, etc etc 2° Origine vasculaire: Maslowsky (endothélium vasculaire) Erbkam (leucocytes). h

RÉGÉNÉRATION

3° Origine mixte : tantôt musculaire, tantôt conjonctive : Weber, Hoffmann, Hayem.

4° Origine purement musculaire : toute jeune fibre se développe toujours et uniquement aux dépens des éléments d’une ancienne fibre musculaire : Hoffmann, Gussenbauer, Colbert, Aufrecht, Buhl, Wagner, Kraske, et tous les auteurs contemporains.

IL — Agents actifs de la régénération :

1° Corpuscules musculaires ou cellules musculaires développées autour des noyaux du sarcolemme. Régénération par type embryonnaire ou individualisation cellulaire : Zenker, Weber, Hoffmann, Wagner, Heidelberg, Tizzoni, Leven, Zaborowski, Robert, Klebs, Krôsing.

2° Substance striée . Régénération par bourgeonnement ou accroissement direct : Neumann, Dagott, Luedeking, Aufrecht, Gussenbauer, Nauwerck, Kôlliker, Kiihne, Dozé, Askanazy, Mayer, etc., etc.

3° Régénération par les cellules musculaires et par les bourgeons , ces deux processus, identiques au fond, étant dus, tous deux, à la seule hyperplasie du sarcoplasma qui tantôt demeure à l’état de plasmode indivis, tantôt s’individualise en cellules distinctes : Barfurth, Kirby, Yolkmann, Galeotti et Levi.

Telles sont, dans leurs grandes lignes, les questions successivement soulevées à propos de la régénération de la fibre musculaire. Nous avons tenu à les rapporter ici rapidement, car elles sont la représentation assez exacte de l’évolution de nos connaissances sur la fibre striée. Nous renvoyons, pour plus de détails, aux travaux de Dozé, Volkmann, Galeotti et Levi, où l’on trouvera un historique complet des points spéciaux que nous avons, ici, laissés volontairement de côté et que nous retrouverons chemin faisant, dans le courant de ce chapitre.

La possibilité d’une régénération de la fibre musculaire est aujourd’hui démontrée. Il est également reconnu que cette régénération ne se fait pas aux dépens du tissu conjonctif, mais uniquement aux dépens des éléments musculaires préexistants (fibres saines voisines, cellules musculaires conservées, demeurées dans leur gaine de sarcolemme ou dispersées dans les tissus voisins en suite de la rupture de cette enveloppe).

Les divergences portant sur les détails du processus histologique s’expliquent si l’on tient compte des conditions très variées dans lesquelles se sont placés les divers auteurs. Les observations portent tantôt sur l’homme, tantôt sur le chien, le chat, le lapin, le cobaye.

la souris, tantôt enfin sur des batraciens ; le sujet en expérimentation est ici adulte, là en voie de développement ou même à l’état de larve. Enfin, les uns étudient la régénération de la fibre atteinte de dégénérescence cireuse, tandis que d’autres la suivent après des destructions beaucoup plus complexes par section, écrasement, brûlure, congélation, etc., etc. Il n’y a rien d’étonnant à ce que des expériences conduites de façons si différentes n’aboutissent pas à des résultats absolument superposables.

Du reste, ainsi que nous le verrons plus bas, les deux grands processus de régénération par cellules musculaires et par bourgeons, ne sont pas si différents l’un de l’autre que le croyait Neumann et qu’on l’a répété après lui. Ils coïncident souvent. Loin de devoir les opposer l’un à l’autre, il importe, au contraire, de les rapprocher, de les assimiler même complètement l’un à l’autre, car, ainsi que l’a montré Yolkmann, le bourgeon n’émane pas de la substance striée, mais n’est qu’une cellule musculaire plus ou moins volumineuse (ou, dirionsnous plus volontiers, un amas plasmodial indivis) demeurée en contact avec la substance contractile du segment conservé.

Toutefois, il nous paraît préférable, pour la clarté du sujet, de présenter ces deux types séparément, d’autant plus que le mode de régénération affecte une marche, en apparence du moins, assez différente selon la cause ayant amené la destruction de la fibre musculaire. Nous décrirons donc, successivement, deux types principaux de régénération : l’un répond au cas où la substance striée seule est mortifiée avec conservation du sarcolemme; c’est ce que l’on observe dans la fièvre typhoïde après dégénérescence cireuse, dans la congélation ; la régénération s’effectue alors principalement par type embryonnaire , par multiplication des cellules musculaires. L’autre se montre après les traumatismes, et lorsque le sarcolemme est rompu ; les cellules musculaires y sont moins importantes et les bourgeons de Neumann y jouent un rôle prépondérant.

A. — Régénération par type embryonnaire.

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