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COLORATIONS ÉLECTIVES. - MÉTHODE DE GOLGI

3 Les coupes (o g.) sont collées et passent 8 heures dans une solution de tannin à 20-25 pour 100. Lavage.

4° Coloration :

a. Avec le bleu d’Indoïne :

5 à 10 minutes dans une solution de tartre stibié à 5 pour 100. Lavage pendant 10 minutes ; puis, 12 à 18 heures dans le mélange :

Solution d’alun, 5 pour 100 . 10 grammes.

Solution de bleu d’Indoïne B.B.(Merk), 5 pour 100. 20 —

b. Avec le bleu de méthylène :

5 à 10 minutes dans une solution à 2,5 pour 100 de sulfate de fer ammoniacal. [Lavage pendant 10 minutes. Puis, 12 à 18 heures dans le mélange :

Solution d’acide phénique, 2 pour 100 . 15 grammes.

Solution alcaline de bleu de méthylène.. . 1 à 2 —

Cette dernière solution est préparée comme suit :

Bleu de méthylène . 1 gramme.

Carbonate de potasse . 1 —

Eau distillée . . . . 100 grammes.

(Solution à faire bouillir 5 minutes.)

(Tous les mélanges des solutions colorantes doivent être pratiqués au moment d’en faire usage.)

5° Montage : Les coupes colorées sont mises sur la lame porte-objets et séchées; puis, placées dans l’alcool-xylolé (2 : 3), et montées. dans le baume de Canada. .

Ce procédé est plus spécialement destiné à montrer la structure fibrillaire de la substance intercalée entre les chromatophiles de Nissl.

C. — Autres méthodes pour les cellules nerveuses et leurs prolongements.

Toutes ces autres méthodes (Golgi ; Ramon y Cajal; Ehrlich; Apathy; Bethe) n’ont eu, jusqu’àaujourd’hui, que des applications exceptionnelles et restreintes en histologie pathologique; avant tout, ce sont des méthodes d’histologie normale.

1° Méthodes de Golgi (1871-1873-1885).

A. — Méthode lente ou primitive de Golgi (1873).

1° Fixation et durcissement : Pièces très petites (2 à 8 millimètres). Solution très abondante de bichromate de potasse à 2 pour 100 d’abord ; puis, progressivement concentrée jusqu’à 5 pour 100 (15 à 45 jours, suivant la température ambiante; 8 à 10 jours à l’étuve, d’après Weigert).

2° Imprégnation métallique : [Pièces mises directement, sans lavage, dans : solution de nitrate d’argent à 0,75 pour 100 (pendant quelques jours); ou solution de sublimé corrosif de 0,25 à 0,5 pour 100 (pendant 2 à 3 semaines, à condition d’être renouvelées tous les jours).

3° Coupes faites au rasoir mouillé avec de l’eau distillée, perpendiculairement à la circonférence (les toutes premières coupes ne valent rien,

habituellement. Examiner les suivantes au microscope. Choisir les meilleures; les laver soigneusement une à cinq minutes).

1° Déshydratation. — Eclaircissement dans la créosote pure (deux à cinq minutes). Lame porte-objet et résine Dammar, sans lamelle couvreobjet. A conserver à l’abri de la lumière, dans un endroit sec.

B. — Procédé rapide ( Golgi , Ramon y Cajal ).

1° Fixation et durcissement : Pièces très petites. Solution :

Solution de bichromate de potasse à 3 pour 100 . 4 parties.

Solution d’acide osmique à 1 pour 103 . 1 partie.

(A laisser dans l’obscurité; deux à trois jours pour la névroglie; trois à cinq jours pour les cellules nerveuses; cinq à sept jours pour les libres nerveuses. Solution à employer par grandes quantités (volume 10 à 50 fois supérieur à celui des pièces) ; solution fraîchement préparée.

2° Imprégnation métallique : Après avoir été rincées dans l’eau, les pièces sont mises (deux à six jours) dans : solution à 0,6 ou 1 pour 100 de nitrate d’argent.

(Suspendre les pièces dans ce liquide.)

3° Enrobage rapide à la celloïdine. Coupes. Déshydratation. Eclaircissement dans la créosote. Montage dans la résine Dammar, sans lamelle couvre-objet.

Cette méthode rapide ne peut être faite qu’avec des pièces provenant d’embryons ou de sujets nouveau-nés, recueillies immédiatement après la mort.

« Sur des préparations bien réussies, les fibres et les cellules se présentent à la vue dans leur intégrité : les premières jusqu’aux fibrilles terminales; les dernières avec tout leur développement protoplasmique et leur prolongement nerveux; on distingue tous leurs caractères, aussi nettement que pourrait le faire une préparation où l 'isolement serait parfait. » (Von Lenhossèk.)

2° Méthodes d’Ehrlich (1886). Coloration des tissus vivants.

A. — Méthode primitive d’Ehrlich.

..Jrf1 une véritable coloration élective de tous les éléments nerveux, des întra vacTi ^ a p®riph®rie> obtenue sur \' animal vivant par l’injection, o^ymphaüque, d’une solution de bleu de méthylène, sac lvm£im,r înh6Z ,larp quille, injecter la solution colorante dans le vaisseaif ^ d0lsa ‘ Chez les autres animaux, injecter dans un gros

Solution :

Bleu de méthylène .

Chlorure de sodium . . . . ! ! I i ! . . 4 grammes.

Eau distillée. . . . . . p >“•

. lüü grammes,

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qu’on veut examiner, sont mpoïélu Æ*? “‘“P™ rfpide’ orW“> bleuâtre). poses a l air, jusqu a production d une teinte

aiion . Dosiel a réalisé un grand progrès en imaginant de fixer la

MÉTHODES D’EHRLICH. — MÉTHODES D’APATHY ET DE BETHE 747

coloration, jusque-là instable avec la méthode primitive d’Ehrlich, à l’aide d’une solution aqueuse concentrée de picrate d’ammoniaque faite à froid 4° Couper avec le micro tome à congélation.

B. — Procédé de Bethe (1897-1898).

Ce procédé, imaginé par Bethe, constitue une modification heureuse, apportée à la technique primitivement donnée par Ehrlich, en ce sens que les résultats sont plus certains par suite de la suppression de la congélation, et surtout par suite de la fixation du colorant à l’aide des molybdates et phospho-molybdates qui forment avec'le bleu de méthylène des composés fixes et insolubles.

1° Injections sous-cutanées d’une solution de bleu de méthylène (saturée à 37°, 5 à 6 pour 100).

(On fait une injection de 2 centimètres cubes tous les quarts d’heure; trois à six injections.)

2° Fixer les pièces, de volume aussi petit que possible, dans : solution aqueuse concentrée de picrate d'ammoniaque, jusqu’à production d’une coloration violette (dix à quinze minutes).

3° Fixer plus complètement, sans laver, dans l’une des solutions suivantes (une à douze heures).

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