‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 177 sur 210 · B. — LÉSIONS PRIMITIVES · texte numérisé non relu

B. — LÉSIONS PRIMITIVES

Si les procédés expérimentaux permettent de produire aisément des lésions cellulaires à coup sûr secondaires, si la même certitude existe à l’égard de certains faits de la pathologie humaine, il n’en est plus ainsi quand il s’agit des lésions primitives. En d’autres termes, en expérimentation, si nous avons des moyens d’atteindre les cylindraxes à l’exclusion des cellules, nous n’en possédons aucun qui nous permette d’agir sur ces dernières d’une façon sûrement élective; de même, en pathologie humaine, si nous connaissons des exemples incontestables de lésions secondaires, nous n’en trouvons pas dont la nature primitive soit à l’abri de toute discussion.

Cependant, il est d’usage courant de considérer comme primitives les lésions cellulaires observées dans certaines ciconstances expérimentales ou pathologiques. Ce sont ces circonstances que nous nous proposons de passer en revue, dans le but d’indiquer pour chacune d’elles les formes anatomiques, souvent complexes, signalées par les différents observateurs. Ces circonstances sont d’abord celles où l’organisme tout entier est intéressé (intoxications et infections ; surélévation générale de la température); ce sont encore celles dans lesquelles un grand territoire des centres nerveux se trouve brusquement privé de l’apport sanguin. Assurément, les lésions rencontrées dans toutes ces circonstances ne sont pas les seules qu’on puisse considérer comme primitives; et, si nous nous bornons à celles-ci pour le moment, c’est que la discussion relative à la nature des autres variétés trouvera sa place dans les différents chapitres consacrés à la pathologie spéciale (myélites aiguës et chroniques, paralysie générale, etc.).

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