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RÉSISTANCE DES GLOBULES ROUGES

de diamètre en augmentant d’épaisseur et deviennent sphériques ou crénelés; avec des solutions concentrées, à 5, 40, 20 pour 100, au contraire, les diamètres s’agrandissent, les épaisseurs diminuent; puis les globules semblent s’aplatir et beaucoup se plissent irrégulièrement. Le même auteur a montré que ce sont les solutions de chlorure de sodium voisines de 10 pour 1000 qui conservent le mieux le volume des globules rouges du sang humain.

Dans les solutions faibles, à partir de 0,64 pour 100 environ, un certain nombre de globules restent gonflés, avec un diamètre par conséquent diminué; d’autres présentent au contraire une augmentation du diamètre, ce qui indique une diminution de la sphéricité et l’imminence de l’hématolyse (Vaquez). Dans les solutions plus faibles encore, à 0,44, 0,30, un grand nombre de globules ont déjà perdu leur hémoglobine et se sont notablement aplatis (Vaquez).

L’appréciation de ces changements de volume peut se faire de deux façons : soit par l’évaluation du diamètre des globules rouges examinés au microscope dans le milieu liquide (sang et solution salée), — soit par l’évaluation du diamètre de ces globules sur des préparations sèches (mélange de sang et de solution salée desséché sur lame). De toutes façons, l’appréciation est délicate. Dans le premier cas, le gonflement des hématies dans les solutions faibles se traduit par une diminution de diamètre; dans le second cas, la présence de cristaux gêne l’observation. Aussi cette méthode est-elle moins applicable que les suivantes aux recherches pathologiques.

La résistance des globules rouges à la diffusion de leur hémoglobine (hématolyse) est appréciée de la façon suivante (Hamburger) : on recherche le titre de la solution de chlorure de sodium la plus diluée, qui empêche la séparation de l’hémoglobine du stroma globulaire; plus le titre de -cette solution limite est faible, plus les globules sont dits résistants (1).

(1) On se sert de tubes à essais de capacité à peu près égale qu’on remplit de solution de chlorure de sodium de concentration graduée, allant de 0,30 à 0,60 et augmentant de 0,01 ou 0,02; on ajoute une même quantité de sang dans chaque tube. On laisse déposer les globules. Avec le sang normal de l’homme, on constate que la couche de plasma dépourvue de globules rouges est encore incolore dans le tube renfermant la solution de chlorure de sodium à 0,5 pour 100, mais possède déjà une teinte rouge dans le tube renfermant la solution à 0,49 pour 100. Tous les globules rouges, même les plus altérables, résistent donc à la solution à 0,50 pour 100. Cette résistance a été appelée résistance minima. Mosso a appelé résistance maxima celle qui correspond àla solution dans laquelle les quelques globules rouges les plus résistants ont seuls été conservés; cette valeur est susceptible de moins de précision que la première.

Pour rendre comparables les résultats des évaluations faites de côtés différents. Hamburger a proposé de remplacer les tubes à essais par des tubes à entonnoir dont la partie tubulaire, exactement calibrée, a 45 millimètres de longueur, et dont l’entonnoir

m histologie pathologique du sang

Cette diffusion de l’hémoglobine dépend surtout d’une rupture de l’équilibre osmotique entre le globule rouge et son milieu (1). Dans l’eau distillée, l’hémoglobine diffuse; mais si l’on ajoute du chlorure de sodium, du sulfate de soude, ou quelque autre sel, à cette eau, il arrive un moment où le degré de concentration est suffisant pour que l’hémoglobine ne diffuse plus.

La résistance des globules rouges à la destruction (altérabilité, destructibilité) peut être appréciée au moyen de la méthode de Malassez, méthode qui consiste à faire des numérations successives avec un même mélange sanguin (avec la solution de sulfate de soude pesant 1020), à des intervalles de temps déterminés ; on compare la rapidité de destruction du sang à examiner, à la rapidité de destruction connue d’un sang normal. Cette méthode donne un résultat brut qui exprime évidemment la destruction à la fois par l’effritement des globules rouges et par la perte complète de leur hémoglobine. Une méthode du même genre a été employée par Chanel : elle consiste à apprécier par la numération la facilité de destruction dans des solutions de moins en moins concentrées.

Bien que la résistance du stroma des globules rouges (destructibilité, vulnérabilité) soit quelque chose de différent de la résistance à la diffusion de l’hémoglobine, il est pratiquement assez difficile, avec les numérations, de faire la part de chacune de ces aptitudes physiques, et la solution limite dans laquelle commence la sortie de l’hémoglobine est aussi celle dans laquelle rabaissement du nombre des globules commence a été apprécié parla numération. C’est qu’en effet,

contient environ 3 centimètres cubes. On remplit ces tubes de 2 centimètres cubes delà solution salée à laquelle on ajoute 0,05 de sang au moyen d’une pipette graduée. On mélange et on observe après centrifugation. La forme de ces tubes facilite l’observation, le calibre étroit de leur partie inférieure augmente la hauteur du dépôt globulaire, la portion évasée rend plus facile l’observation de la couche liquide en la faisant apparaître sous une plus grande épaisseur.

Pour obtenir des résultats comparables, il est nécessaire d’opérer toujours dans les mêmes conditions et de prendre certaines précautions. Hamburger a montré que les globules du sang veineux perdent leur hémoglobine dans une solution où les globules du sang artériel la conservent. Vaquez a recommandé de se servir, dans des conditions absolument aseptiques, de sang défibriné à l’abri de l’air, et d’utiliser par exemple, dans les recherches cliniques, quelques centimètres cubes de sang recueillis par une ventouse scarifiée contenant des billes de verre, et qu’on agite pendant l’écoulement du sang.

(1) Partant de l’hypothèse que le globule rouge se compose d’un réseau protoplasmique dans les mailles duquel se trouve le contenu hémoglobique, Hamburger a conclu de ses recherches que la perte de la matière colorante dépend de la pression osmotique, du volume procentuel du liquide intraglobulaire, et aussi de la résistance qu’oppose au passage du liquide rouge la membrane protoplasmique extérieure soumise a F extension.

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