CICATRISATION DE LA VÉSICULE BILIAIRE
use fût en contact avec la face inférieure du foie. Elle a été maintenue dans cette situation par des ligatures. Les deux chiens -oumis à celte expérience ont présenté des douleurs de colique, mais sans péritonite ni état général fébrile. Ils ont été sacrifiés l’un au vhmt-cinquième jour, l’autre au vingt-huitième jour après l’opération.
Chez ces deux animaux, la cavité de la vésicule et sa paroi étaient complètement reconstituées, closes de toutes parts (fig. 87). Ces vésicules étaient ovoïdes, plus petites qu’à l’état normal, remplies d’un mucus induré, solide, brunâtre, qui donnait à tout l’organe une dureté assez considérable et qui paraissait comme calculeuse* Les deux lobes voisins s’étaient accolés l’un à l’autre, par-dessous la vésicule opérée, s’étaient unis par une cicatrice mince, linéaire, solidifiée encore par une adhérence du grand épiploon à leur surface. Il en résultait que la vésicule, au lieu d’être apparente à la face inférieure et au bord antérieur du foie, était cachée et comme retirée dans l’intérieur de l’organe. La vésicule était entourée de tissu fibreux de formation nouvelle. Sa paroi montrait en un point, celui où elle avait été retournée, soit une masse épaisse, soit plusieurs bourrelets saillants. Sur toute la surface interne de nouvelle formation, comme sur la partie épaissie, on voyait des plis, enfoncements et saillies tapissés par de grandes cellules cylindriques. La cavité de ces cryptes, comme la partie centrale de la vésicule, était remplie de mucus dense, brunâtre, contenant des cellules lymphatiques et des débris de globules rouges mortifiés. La muqueuse était donc reformée en totalité suivant son type normal, avec ses plicatures anastomosées et son épithélium.
Nous avons étudié les phénomènes initiaux de la réparation des muqueuses, en sacrifiant nos animaux, cinq, dix ou vingt-quatre heures (Cornil et Carnot) après avoir fait des plaies simples des conduits de l’uretère et de la corne utérine.
Pour l’uretère, nous ouvrions avec des ciseaux ce conduit, suivant sa longueur, dans une étendue de 1 à 2 centimètres, après laparotomie et ligature préalable du canal urétérien, au-dessus de la section. Le canal ainsi ouvert s’étale et s’aplatit, surtout à la partie médiane de 1 incision. Le grand épiploon s’applique à sa surface de manière à former avec l’uretère un canal plat dont une moitié est constituée par la Paroi urétérale, et l’autre moitié par l’épiploon qui se recouvre du côté du conduit d’une couche contenant de la fibrine et des globules couges ou blancs du sang. La figure 88 représente, à un faible grossissement, la topographie des parties sur une coupe transversale. La Partie supérieure de la figure, e , f, se rapporte au grand épiploon. La
DES INFLAMMATIONS
partie inférieure, m, à l’uretère. La fente étroite horizontale, située entre ces deux parties, est la cavité, presque virtuelle, de l’uretère H s’agit là du résultat d’une section datant de vingt-quatre heures. Aux deux extrémités de cette fente, l’épiploon est uni aux bords de l’incision urétérale, par de la fibrine fibrillaire renfermant des globules du sang. Cette fibrine sera le milieu dans lequel pénétreront des cellules
côté du grand épiploon, elle présente en f, une couche de cellules pavimenteuses. — Grossissement de 12 diamètres [Presse médicale, G. Carré et Naud, édit.).
de tissu conjonctif et la matrice de la cicatrice solide. Mais déjà, au bout de quelques heures, on peut voir une tendance des cellules épithéliales de la muqueuse de l’uretère à venir s’appliquer sur le grand épiploon.
C’est aux extrémités anguleuses de la fente intermédiaire à l’uretère ancien et au grand épiploon que s’observent le mieux les phénomènes de l’application des cellules d’épithélium de l’uretère à la surface de la membrane péritonéale.
Ce revêtement épithélique de nouvelle formation de la partie cicatricielle du conduit peut se faire suivant deux procédés :
1° Par le glissement des cellules épithéliales de la surface de l’ure-