COLORATIONS
1° Les méthodes courantes employées en histologie pour la colorationdes tissus s’appliquent parfaitement au rein, surtout quand il s’agit d’obtenir une image d’ensemble et de juger de l’état général dés lésions.
La double coloration à Y éosine lente et hémàtoxyline ou hématéine, convient parfaitement dans la grande majorité des cas, surtout pour les coupes qui n’ont pas été fixées par les liquides à base d'acide osmique.
Il est nécessaire pour'avoir de bonnes colorations de se servir d’unehématéine ou hémàtoxyline un peu forte qui surcolore les noyaux. Pour avoir une bonne différenciation, nous nous servons, soit de la solution d’alun de fer à D,50 ou 1 p. 100, soit d’une solution assez concentrée d’alun de chrome. La coupe, après avoir été sureolorée par l’hématoxyline et largement lavée à l’eau, est plongée rapidement dans un bain d’alun de chrome à 2 p. 100. Les noyaux restent teintés en bleu.
2° Pour mettre en valeur le tissu conjonctif et le bien colorer, nous donnons la préférence à la technique suivante :
a) Fixation au liquide de Dominici ou fixation aux liquides à base deformol et de bichromate faiblement osmiés.
b) Coloration à l' hématéine Van Gieson. — Il est nécessaire d’employer une hématéine très concentrée et de fortement colorer les coupes. Lorsque le fixateur est à base d’acide osmique, la coloration des noyaux est toujours plus lente.
On peut encore, suivant lés Conseils de Rubens-Duval, après la coloration à l’hématéine concentrée de Dominici, plonger la préparation dans l’alunde fer à 1 ou 3 p. 100 qui, en chassant l’excès d’hématéine, ’fait virer au noir intense les noyaux. -
On peut aussi employer l’alun de chrome. Après ta coloration nucléaire et lavage à l’eau, on fait agir le mélange de fuchsine picriquée; celui de Grübler donne d’excellents résultats.
Enfin un dernier point, actuellement de pratique courante, c'est de mônler les préparations dans le baume acide de Gurtis (2g qui empêche la fuchsinede se décolorer à la longue.
3° La coloration des fibres élastiques, très utile dans les néphrites chroniques, se fait très simplement par la méthode à l’orcéine. Des diverses formules qui ont été proposées, nous nous sommes surtout bien trouvés decelle donnée par Rubens-Duval.
(!) Rubens-Duval, loco citalo.
r2) Faire dissoudre à froid et à saturation de l’acide saiigvlique dans du xylol. Lebautne du Canada sera préparé en se servant de celte solution de xylol salieylé.
ÉLÉMENTS DE TECHNIQUE ' fig*
On colore pendant douze à vingt-quatre heures dans un bain de.:
. Orcéine . 0 gr. 10'
AzO'H.. . 2 ce
Alcool à 70’ . 100
II suffit de laver à l’eau avant d’employer les colorants nucléaires et protoplasmiques. L’orcéine ne sureolore pas les coupes.
1° Lorsqu’on veut obtenir des colorations très électives et faire une étude Cytologique fine des protoplasmas, il est nécessaire de s’adresser à des méthodes plus spéciales.
la coloration à l’hématoxyline au fer d’Heidenhain permet ainsi de mettre en évidence les éléments basiques du protoplasma.
Rathery précise ainsi la coloration après la fixation au liquide de Sauer. - Passage des coupes à l’eau distillée.
Passage dans une solution d’alun de fer à 1, 5 p. 100 une à deux heures.
Lavage à l’eau distillée.
Immersion pendant trois heures dans
Solution aqueuse d’Iiématoxyline à 0,5 p. lôü . 100 ec.
Solution aqueuse de permanganate dépotasse à 1 p. 100. 5 ce.
Lavage à l’eau distillée douze à vingt-quatre heures.
Décoloration sous le microscope par une solution d’alun de fer à 0,50 p. 100.
Lavage à Peau distillée.
Rapide passage dans l’alcool à 90°.
Coloration rapide par :
Alcool absolu.. . . . 15 cc.
Solution saturée de fusebinc acide dans eau distillée. . . 1 à 2 gouttes.
Passage dans l’alcool absolu. Xylol. Montage au baume.