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Rétrécissement inflammatoire oü blennorrhagique

Il est le terme éventuel, fréquent, tardif, des lésions de L’uréthrite chronique blennorrhagique, surtout des lésions Localisées, étendues à toute la circonférence du canal, et des lésions profondes, pénétrantes, du corps spongieux.

De forme habituellement annulaire., les rétrécissements blennorrhagiques, souvent multiples comme les foyers d’uréthrite chronique peuvent siéger dans tous les points du canal antérieur, avec une prédilection marquée pour la région bulbaire. Souvent, c’est une série d’anneaux rétrécis de plus en plus étroits qui se succèdent dans l’urèthre antérieur, du gland à la région membraneuse.

' Le rétrécissement inflammatoire peut siéger dans l’urèthre pos-

APPAREIL URINAIRE

térieur, mais cetle localisation reste exceptionnelle. Ces faits ont été bien étudiés par Bazy et Decloux, Le Fur, Chetxvod. Keyes en 1905 en réunissait 60 cas. Depuis quelques autres observations ont été signalées (Heresco et Danielopoulo, André).

La limite est imprécise, et la transition insensible, entre le fover ancien d’uréthrite chronique et le rétrécissement à son premier degré, ou rétrécissement large : l’étude histologique du rétrécissement blennorrhagique rend évidente celte filiation directe.

En étudiant sur des coupes transversales sériées l’urèthre rétréci, on constate en effet que les lésions ne sont pas localisées au point étroit, mais étendues à une grande partie ou même à la totalité du canal ; au voisinage du rétrécissement, la paroi uréthrale présente toutes les lésions de l’uréthrite chronique modifications épithéliales, lésions lacuno-glandulaires, infiltration et sclérose du derme muqueux et du corps spongieux.

Au niveau de l’anneau strictural, l’urèthre a perdu tous ses caractères normaux. Il se présente sur la coupe comme un orifice béant, plus ou moins étroit, circulaire ou de forme irrégulière, limité par une paroi rigide et fixe. L’occlusion de l’état normal par plissement et adossement de la muqueuse est devenu impossible ; la paroi a perdu sa souplesse, sa mobilité, sa dilatabilité. Déjà à l’œil nu, la même coupe permet de reconnaître, au point rétréci, la diminution de volume très sensible du corps spongieux; cette gaine érectile, indurée, blanchâtre, condensée, fibreuse, n’a plus l’aspect spongieux ni la coloration hématique de l’état normal.

Toutes les couches constituantes de la paroi uréthrale sont profondément altérées au niveau du point rétréci.

1° Lésions épithéliales. — L’épithélium, devenu pavimenteux, a pris des caractères épidermoïdaux, sous l’une ou l’autre des formes typiques ou atypiques déjà décrites dans l’uréthrite chronique : épiderme complet normalement kératinisé, avec ses quatre couches caractéristiques, basale, malpighienne, granuleuse et cornée; épithélium pavimenteux incomplet, sans kératinisation régulière, tantôt hypertrophique, tantôt atrophique.

Au niveau même de l’anneau, le type corné atrophique est plus fréquent que le type épidermique normal, dans les cas anciens. Dans les cas récents, le type épidermique normal ou hypertrophique est la règle, et la grande épaisseur du revêtement anormal contribue souvent à accentuer la stricture.

URÈTHRE

En avant et en arrière du point rétréci, les diverses altérations épithéliales de l’uréthrite chronique se disséminent en foyers, sur une . grande étendue.

2° Lésions sous-épithéliales. — Ici, la structure du derme muqueux est profondément modifiée. Il est épaissi, induré et fibreux, végétant à sa surface. Des saillies conjonctivo-vasculaires, en forme de papilles rudimentaires, soulèvent irrégulièrement la couche basale de , l’épithélium pathologique. Celui-ci, plus mince au niveau des saillies papillaires, plus épais dans leur intervalle, nivelle la surface dentelée du derme; l’aspect est vraiment celui d’une muqueuse dermo-papillaire. La couche sous-épithéliale et les papilles sont souvent encore infiltrées de cellules rondes.

Dans le derme muqueux le réseau élastique normal a presque disparu; il est remplacé par une couche de tissu conjonctif, fibreux même, compacte et serrée; les vestiges du réseau élastique s’y reconnaissent encore, sous la forme de petits amas disséminés de libres élastiques fines, serrées en pelotons ii réguliers, englobés et étouffés parle tissu fibreux pathologique. La sclérose dermique est une lésion constante du rétrécissement.

Les lésions glandulaires, déjà importantes dans Turéthite chronique, sous forme de périadénite avec intégrité des acini, ont atteint ici la dernière période de leur évolution. On les observe sous deux formes, atrophie et transformation kystique; deux modes de destruction de la glande.

Dans le premier, la glande est réduite à un petit amas de cellules polygonales, entouréès d’une couronne de cellules rondes et englobées dans une gangue épaisse du tissu fibreux néoformé. Plus tard, ces derniers vestiges épithéliaux eux-mêmes ont disparu, et le siège de la glande n’est plus marqué que par un nodule fibreux plus ou moins volumineux, pénétrant profondément dans l’épaisseur du corps spongieux qu’il oblitère.

Ailleurs, les lésions du conduit glandulaire ont réalisé son oblitération inflammatoire ou cicatricielle, avant la destruction complète de i’épithélium sécréteur; la glande se dilate et subit la transformation kystique. Ce n’est plus qu’un sac à paroi fibreuse épaisse, tapissé par un épithélium aplati, rempli de détritus épithéliaux et de leucocytes. Ces kystes glandulaires peuvent atteindre un volume considérable; sur la coupe, ils forment parfois un cavité para-uréthrale, aussi et même plus volumineuse que la lumière de l’urèthre rétréci. Les mêmes

altérations peuvent s’observer au niveau des orifices lacunaires et de; lacunes. Quand le kyste lacunaire ou glandulaire entre secondairement en communication avec le canal, il peut devenir la cause <f( difficultés de cathétérisme, et l’origine de fausses routes.

nent blennorrli:

£ace dorsale et

Région bulbaii'i

hypertrophique sur lesparois latérales et snpéépaisse de tissu fibreux moins avancée, limitée ons-épiUiétiale; oblilé-

îviinenteux stratifié, atrophique e râles et supérieures. Sclérose péri i l’épithélium pathologique repos vestiges d’aréoles vasculaires. S o de l’épaisseur du corps spong.

sclérose de la partie centrale s es', atteintes d’endopériartérile ;

du tissu scléreux. Hypertrophie els, et de la cloison médiane. I Me, avec ses préolès. normales r

ieure, scloros leucocy tique

îdinaux

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