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TUMEURS DES BRONCHES

plus ou moins considérable qui peut atteindre la taille du poing.

La forme histologique la plus ordinaire, comme aussi la plus typique, paraît êtr eYépithélioma cylindrique stratifié ; cela n’est pas surprenant, puisque l’épithélium de la muqueuse bronchique est un épithélium cylindrique stratifié/ La figure ci-contre (fig. 41), due à l’observation de M. Merklen, en est un très bel exemple. Des axes conjonctifs (ac) plus ou moins allongés sont recouverts d’un épithélium cylindrique stratifié. Ailleurs, ce sont des cavités (ca) bordées de ce même épithélium qui, proliféré par endroits, vient en combler la lumière. L’aspect est identique à celui des kystes proligères de l’ovaire.

L’origine de cet épilhélioma est évidemment l’épithélium bronchique. Certains auteurs pensent qu’elle est fréquemment dans les glandes de la muqueuse. Birsch-Hirschfeld, Ehricli invoquent cette origine pour les cas de leur observation où il y avait du mucus dans les cavités épithéliales.

Au lieu de conserver toujours sa forme pure, l’épithéliorna des bronches revêt souvent la forme du carcinome (Ehrich, Barth et Michaux, etc.). Dans ce cas, il existe un stroma conjonctif abondant, infiltré de cellules atypiques de forme extrêmement capricieuse.

On peut observer aussi, quoique cela puisse paraître extraordinaire, Yépithélioma pavimentëux à globes cornés. « Il est, en effet, constitué par des cellules polyédriques à gros noyau rond qui sont disposées en cordons pleins anastomosés, ou en lobes et lobules entourés d’un stroma conjonctif généralement abondant. Par places, dans ces amas épithéliaux, on voit une orientation concentrique des éléments cellulaires, et au centre un globe arrondi, formé de cellules emboîtées à la manière des éGailles d’un oignon et qui donnent à l’examen les réactions colorantes de la substance cornée. » Ménétrier (1), Friedlænder (2) (1885), Ménétrier (3) (1886), Wolf (4) (1895), Ernst (5) (1895) en ont rapporté des exemples.

Cette forme de cancer ne peut naître qu’aux dépens des kératinisations pathologiques qu’on observe quelquefois sur l’épithélium des bronches, comme l’ont vu Baraban (6) dans la trachée d’un supplicié,

(1) Ménétrier, Cancer du poumon, in Traité de Méd. IJrouardel et Gilbert, t. VIII, P. 261).

(2) Friedlænder, Cancroïd in einer Lungencaverne. ( Fortschritle der Med., 1885 )

(3) Ménétüier, Soc. anat., 1886, p. 140 et 643,

(4) Wolf, lias primàre Lungenkrebs. (Fortschritte der Med., 1895.)

A lS^fT)' E’n vei'h°rnender Platlenepitlielkrebs der Bronchas. ( Beitrag zur path.

(6) Baraban, L’épithélium de la trachée et des bronches chez un supplicié. (Rev. med. de l’Est, 1890.)

BRONCHES ET POUMONS

Growïtz et Ohloff (l)aux points d’irritation provoqués par une canule à trachéotomie; Griffini ($) au pourtour d’ulcérations tuberculeuses- KurtWolf(b) dans les inflammations propagées de ganglions; Poulain (4) dans une dilatation bronchique.

Chondromes et tumeurs ostéoïdes. — L’existence des chondromes primitifs du poumon a été contestée. Les chondromes qu’on rencontre dans cet organe sont presque toujours secondaires à un chondrome du testicule ou de ia parotide (Corail et Ranvier). Récemment, Pagniez rapportait le cas de chondromes du poumon secondaire à un chrondrome de l’omoplate (5).

L’abondance du tissu cartilagineux dans les bronches montre pourtant la possibilité du chondrome primitif. Laboulbène l’admet et l’observation de Paul Courmont (6) le prouve.

(1) Ohloff, Ueber Epithelmetaplasie und Krebsbildung an der Schleimhaut von Gallenblase und Tracliea. (Inaug. Diss. Greifswald, 1891.)

(2) Griffini, Contribuzione alla patologia generale del tessuto cilindrico. (Gaz. di clin, di Torino, 1875.)

(3) Wolf, Loc.fdt.

(4) Poulain, Épithélium pavimenteux stratifié du type malpighien dans l’intérieur d’une bronchectasie. (Soc. anat., juin 1899, p. 535.)

(5) Pagniez, Chondrome du poumon secondaire à un chondrome del’ omoplate (Bull, de la Soc. anat., juin 1901, p. 435).

(6) Paul Courmont, Soc. des sciences méd. de Lyon, 9 janvier 1895.

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