‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 28 sur 289 · ŒDÈME DU POUMON · texte numérisé non relu

ŒDÈME DU POUMON

L’œdème du poumon est l’envahissement du parenchyme pulmonaire par une sérosité albumineuse exsudée des vaisseaux.

Comme la congestion, il peut avoir une double origine pathogénique et relever de la stase ou de la vaso-dilatation active : il peut être passif, c’est-à-dire par reflux, ou actif, c’est-à-dire par afflux.

h’ œdème passif est le plus fréquent. 11 accompagne ordinairement la congestion passive et se produit dans les mêmes conditions qu’elle, c’est-à-dire lorsque la circulation est gênée (emphysème, maladies du cœur, etc.).

L’œdème actif se présente le plus souvent sous la forme clinique de l’œdème aigu, dont Laennec (1819) et surtout Andral (1837) dans ses annotations à la quatrième édition de Y Auscultation médiate de Laennec, ainsi que dans ses cliniques, ont donné les premières descriptions, et dont Huchard reprenait récemment l’étude d’ensemble ( Bulletin médical, 1897, n° 33, p. 393).

L’école allemande ramène la pathogénie de cet œdème aigu à l’œdème passif purement mécanique, en invoquant la « crampe » du ventricule gauche, avec hypertension pulmonaire veineuse et artérielle (Grossmann).

En France, on admet généralement qu’il s’agit d’une vaso-dilatation active intense des capillaires du poumon, sous l’influence d’une excitation partielle du plexus cardiaque ou des extrémités sensitives du pneumogastrique (Huchard, Renaut, etc.). La théorie allemande de Welsch, d’ailleurs assez peu vraisemblable, admet un mécanisme en quelque sorte intermédiaire : il suppose une défaillance du cœur gauche, avec congestion pulmonaire active et intense, dépendant de la conservation de l’énergie contractile des cavités droites. Les expé-

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