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CANCERS SECONDAIRES

L’épithéliome et le sarcome peuvent être observés, le premier plus souvent que le second. L ’épithéliome est le plus ordinairement consécutif à un épithéliome du sein. Il s’accompagne d’épanchement pleural, presque toujours hémorragique. Le cyto-diagnostic de l’épanchement montre des globules rouges, des polynucléaires, des cellules épithéliales desquamées, et en petit nombre des cellules endothéliales et des lymphocytes.

Les sarcomes secondaires s’accompagnent également d’épanchement hémorragique. Les cellules en suspension dans l’épanchement sont très caractéristiques et peuvent être d’un très grand secours pour le diagnostic clinique.

Labbé, Armand Delille et Aguinet (1) en ont reproduit un excellent # dessin à propos d’un sarcome de la plèvre, secondaire à un sarcome globo-cellulaire de l’ovaire (Yoy. fig. 106).

Les cellules de l’exsudât sont représentées par des globules rouges en très grande quantité, par une petite proportion de lymphocytes et de leucocytes mononucléaires et quelques très rares leucocytes polynucléaires et par un nombre considérable de grandes cellules sarcomateuses. Ces cellules sarcomateuses sont très caractéristiques. Leurs dimensions varient ; les unes sont à peu près de la dimension d’un gros leucocyte mononucléaire, les autres trois ou quatre fois plus volumineuses. Les unes sont isolées dans le liquide ; beaucoup sont réunies en formant des plaques plus ou moins larges de 3 ou 4 cellules ou même d’une vingtaine occupant tout le champ du microscope.

Le protoplasma se teinte par les mélanges colorants neutres ; il ne contient pas de granulations au triacide. Il présente dans un grand nombre de celles-ci des inclusions irrégulières représentant soit des globules rouges, soit des globules blancs ou des débris cellulaires et dont quelques-uns, parleur aspect étrange, rappellent les parasites qu’on a décrits dans les cancers. En outre, il y a de nombreuses vacuoles petites et multiples ou volumineuses et uniques.

Le noyau même peut présenter des vacuoles. Les noyaux sont en général très gros, ovalaires ou réniformes. Ils présentent 1, 2 ou 3 nu-

(1) Labçe, Armand Delille et Agdinet, Cytod'iagnostic de la pleurésie sarcomamateuse. (Bull, de la Société anatomique, mai 1902, p. 507.)

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•BRONCHES ET POUMONS

Fig. 106. — Les cellules de l’épanchement dans les pleurésies sarcomateuses.

nombreuses vacuoles et les inclusions cellulaires que présente leur protoplasma ; notons également l’énorme volume des noyaux, pourvus de un ou plusieurs nucléoles distincts.

Malgré la valeur considérable qu’ont ces cellules pour le diagnostic du cancer pleural, il faut pourtant faire quelques réserves. R. Dufour (1) a pu, en effet, dans 3 cas, observer dans le liquide pleural retiré par

1. R. Dufour, De la 'présence de cellules vacuolaires dites néoplasiques dans les épanchements pleuraux non cancéreux des cancéreux. ( Arch . de méd. exp. et d'anat. path., novembre 1909.)

cléoles très gros et très apparents. Les noyaux sont uniques dans les petits, généralement multiples, 2, 4 et plus dans les grosses cellules. Quelques-uns de ces éléments, parmi les plus gros, sont en voie de dégénérescence. Beaucoup de cellules renferment du glycogène.

On distingue facilement ces cellules sarcomateuses des cellules endothéliales par leur volume considérable, leur forme irrégulière, les

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