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CO EXIL ET RAN VIER. — IV

TUBE DIGESTIF

L’ulcère siège au tiers inférieur, plus rarement au tiers moyen (Achard); de préférence sur une paroi, la droite principalement. Arrondi ou ovalaire, quelquefois polycyclique par confluence de plusieurs ulcères (Renault), il atteint les dimensions d’une pièce de 0 fr.20 jusqu’à 8 à 10 centimètres de long (Zalm). Ses bords sont taillés à pic. Le fond grisâtre est formé par la sous-muqueuse, la musculaire, ou les tissus voisins; on peut y voir des artères béantes.

A son voisinage la muqueuse est généralement épaissie; chroniquement enflammée; s’il guérit, il se forme une cicatrice blanche, radiée, susceptible de donner naissance à une sténose. Les altérations histologiques fines sont peu connues. Dans une observation recueillie chez un homme de 27 ans, Pilliet décrit des exulcérations d’origine glandulaire. L’épiderme se détruit; c’est d’abord une érosion grande comme une tête d’épingle dont les bords sont écrasés, et dont les papilles tout autour sont infiltrées de leucocytes. Le fond est constitué par une glande à mucus dont on distingue bien les parties. La plupart des culs-de-sac ont leurs cellules à mucus intactes, pourtant beaucoup d’entre eux sont tapissés de cellules plus petites et très serrées. Par contre, les canaux excréteurs largement ouverts sont enflammés ; cette inflammation débutant par les conduits suit une marche ascendante. A un stade plus avancé la glandule se nécrose; il se forme ainsi une petite ulcération qui s’unissant à des lésions de voisinage en tout point semblables et creusant' dans la profondeur serait l’origine de l’ulcère simple de l’œsophage. Dans son aspect extérieur, sa marche, son évolution, il rappelle la maladie de Cruveilhier; le reflux par le cardia du suc gastrique amènerait fauto-digestion de la paroi œso-. phagienne. On a invoqué dans sa genèse les mêmes théories pathogéniques que pour l’ulcère simple de l’estomac.

RÉTRÉCISSEMENTS CICATRICIELS

Les rétrécissements ont des origines multiples ; toutes les œsophagites peuvent leur donner naissance. Ils sont plus fréquents aux deux extrémités de l’œsophage, parce que les orifices participent aux lésions variées du pharynx et de l’estomac (Galliard).

Les sténoses peuvent être, multiples; leur longueur varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres ;Ae rétrécissement occupe parfois toute l’étendue de l’organe. Il est souvent dur comme de l’os; de fait Albers admet qu’il peut s’ossifier. A son niveau la muqueuse lorsqu’elle persiste est indurée, lardacée; fréquemment elle est le

ŒSOPHAGE

siège d’uleérations, de productions papillaires ou polypiformes. Dans les eas avancés on ne retrouve plus trace de la structure de l’œsophage, l’épithélium réduit à une mince couche de cellules plates peut manquer, toute la paroi est transformée en un tissu fibreux, dense, épais. Exceptionnellement on y trouve des lésions portant signature de leur origine : gommes ou tubercules. Dans le voisinage se forment des adhérences dues à une péri-œsophagite fibreuse. Audessus du rétrécissement l’oesophage se dilate, fait qui serait rare pour certains auteurs 5 en tous cas les parois irritées, congestionnées, enflammées perdent leur résistance normale et peuvent se perforer. On a signalé l’hypertrophie de la musculaire au-dessus du rétrécissement, l’atrophie de l’estomac et de l’œsophage au-dessous.

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