STRUCTURE DE L’ESTOMAC
Organe- musculo-glandulaire, l’estomac est constitué par quatre tuniques principales, dont les superpositions lui donnent une épaisseur de trois millimètres environ.
Ces membranes, réunies par du tissu conjonctif, sont, en partant de la surface interne de l’estomac : la muqueuse, la sous-muqueuse, la musculeuse, la séreuse. .....
La muqueuse de l’estomac est de coloration gris rougeâtre; elle est rosée pendant la digestion.
La surface en est irrégulière et présente à l’état de repos des rides, des plis et des mamelons, et affecte sa plus grande épaisseur immédiatement au-dessus du pylore. Reposant sur une couche musculaire ( muscularis mucosœ) et une couche sous-muqueuse, la muqueuse gastrique est recouverte d’une simple rangée de cellules épithéliales cylindriques (cellules à mucus) dont l’aspect caliciforme se trouve réalisé par leur état de vacuité. Au niveau de la séparation en ligne sinueuse du cardia et de l’œsophage, l’épithélium cylindrique simple s’épaissit par l’adjonction de cellules basales et intercalaires et devient ainsi un épithélium stratifié. Au pylore l’épithélium stomacal se continue peu à peu avec celui de l’intestin.
Stôhr décrit, dans chacune de ces cellules, une portion supérieure, muqueuse, contenant le centrosome et une portion inférieure, purement protoplasmique, renfermant un noyau arrondi.
Avec Prenant on pourrait distinguer deux formes principales de cellules : à) les cellules ouvertes , b) les cellules fermées. Les cellules
TUBE DIGESTIF
ouvertes constituent la presque totalité de l’épithélium stomacal; ce sont des cellules caliciformes par excellence. Les cellules fermées s’en distinguent par leur bord libre qui est fermé par une membrane à double contour; celle-ci empêchant le mucus de s’épancher, transforme cet élément cellulaire en un véritable sac clos. La sécrétion et l’élimination du mucus, incessantes et régulières, n’entraînent aucune modification morphologique de la cellule.
Prenant donne un détail important au point de vue anatomo-pathologique. Dans le voisinage de la valvule pylorique (et quelquefois en certains autres points de la muqueuse gastrique), on peut rencontrer .des fossettes du type intestinal ; cet épithélium intestinal semble être le prolongement irrégulier de celui de l’intestin. Ces fossettes sont des formations hétérotopiques, mais non des productions pathologiques de la muqueuse de l’estomac.
Le chorion de la muqueuse, étant donné le nombre incalculable des glandes qu’elle doit loger, n’est constitué que par de fins tractus interglandulaires, excepté au niveau du pylore, où les glandes étant plus distantes, le chorion est plus développé, et donne, comme nous l’avons vu* une plus grande épaisseur à cette portion de la muqueuse gastrique.
Les glandes de l’estomac sont de deux ordres : les unes, glandes muqueuses, se trouvent surtout dans la région pylorique; le cardia et les parties avoisinantes en contiennent quelques-unes.
Les autres glandes, à pepsine, glandes fundiques, occupent tout le grand cul-de-sac et la région moyenne de l’estomac.
Les deux ordres de glandes sont des glandes en tube, tantôt simples, tantôt ramifiées et viennent toutes s’ouvrir à la surface de l’estomac, dans des excavations superficielles décrites sous le nom de fossettes gastriques ; celles-ci logent le collet de la glande. Le corps et le fond occupent l’épaisseur du chorion.
Les glandes du grand cul-de-sac de l’estomac, ou glandes à pepsine de 40Û(* à 500 p. de long et de 60 y. de large, sont des glandes en tube plus ou moins ramifiées; elles comprennent comme les glandes pyloriques d’ailleurs, une membrane propre et une couche épithéliale où l’on peut distinguer deux variétés d’éléments, d’abord les cellules de Kôlliker ou cellules à pepsine représentées par une masse sphéroïde, granuleuse, obscure, au centre de laquelle on voit un petit noyau rond. Ces cellules siègent tout le long du tube glandulaire et près de sa limite extérieure, de telle sorte, qu’elles font saillie à la surface externe des glandes et y déterminent de petits renflements.