DE LA BOUCHE ET DE SES ANNEXES
épithéliaux contenant des globes épiderniiques à leur centre. Son tissu est friable, blanc et granuleux.
L'épithélionie tuhulc a été plusieurs fois observé au voile du palais et dans les sinus maxillaires (voy. p. 279).
Les tuherculcs de la muqueuse buccale bien étudiées pendant ces dernières années par MM, Juliard, Trélat, Féréol, Thaon, débutent par une ou plusieurs petites granulations situées \ la surface du derme, granulations qui deviennent bientôt opaques et jaunes à leur centre. Leur siège est au bord ouà la pointe
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Fi,!?. 283. — Section J'iine pinnulution tiibcrculeiiei: de la laii^up sitiiiio profunilrmont
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m, fuisceuiix miisculaires; t, !?rnniilation tuhei'CuliMisc ; i', scilioiis transvcisales île vais-
scuux Fang-uiiis oblitirés; n, tisfu conjonctif.
de la langue ; mais elles peuvent apparaître ainsi sur les amygdales, le voile du palais, la base de la langue et la paroi jiostéricurc du |»liaryn,v. Ces néoi'ormalions s'ulcèieiit bientôt à mesure <|u"elles s'étendent en surface el en profondeur. L'ul-
cération est déchiquetée, irrégulière, bourgeonnante à sa surface ; ses bords sont irréguliers ou festonnés, et montrent une hypertrophie dos papilles de la langue très-remarquable sous forme de petits bourgeons gris rosé.
La surface de ces ulcères et le tissu sous-jacent est trèsriche en cellules embryonnaires, dételle sorte qu'aux premiers examens histologiques que nous en avons fait nous n'avons vu que du tissu embryonnaire, des bovu'geons charnus et tous les caractères d'une inflammation simple. Dans un ulcère de la langue, M. Thaon a vu depuis des granulations tuberculeuses, petites et très-caractéristiques siégeant dans le tissu conjonctif qui sépare les muscles dans les couches profondes au-dessous de l'ulcéialion. Depuis nous avons vérifié sur plusieurs pièces l'exactitude de sa description.
Dans un cas d'hypcrtropliie totale avec ulcération du voile du palais chez un tuberculeux observé par M. Rernutz, nous avons vu, en outre de granulations tuberculeuses peu nombreuses mais bien reconnaissables, une innammation du tissu conjonctif devenu embryonnaire, une hypertrophie des glandes acineuses de la région et une dégénérescence graisseuse de la plu|)art des cellules épithéiiales des culs-de-sac de ces glandes.
Ces productions peuvent jusqu'à un certain point se distinguer des gommes de la langue et du voile du palais parce que les gonnnes foiment des masses plus volumineuses dès leur a[»parition et dont le centre devenu caséeux, estdur et jaunâtre. Liirsqu'on fait des examens histologiques sur de pareilles productions, on ne voit pas des tubercules très-petits ayant de 1 vingtième à 1 cinquième de millimètre comme ceux qui siégentenlreles faisceaux musculairesde lalangue. Il faut avouer toutefois qu'avec les donm'cs anatomiques jusqu'ici connues, il serait quelquefois diflicile de faire le diagnostic anatomique entre les gommes et les tubercules de la muqueuse bucciUe.
Les tubercules lépreux se montrent à la base de la langue, comme; sur la peau, et se lermiiiciil par (k's ulcératious (|ui peuvent s'étendre sur la luette.
IVMivsrirs. — Les parasites qu'on (ti)serve sur la nmqueuse buccale sont Irc.s-CMnununs et tri-s-varic-s.
Le li'))tntliri.r humilia (Hoitin) existe à l'étal iiornial sur les papilles (le la lan;:u('. (ictlc; alL;ue mi( ins('opii|iu' végète sur les letlules ('itillieliales qui liuiiieiil un enduit plus nu moins ('pais aux papilles : elle est eaiaeli'risi'e par des InutVes de lilarneni'-