DE LA BOUCHE ET DE "SES ANNEXE
d'une hypertrophie conside'rable des glandes acmeuses de cette région. Dans ce cas, le voile du palais avait acquis une épaisseur qui n'était pas moindre de 1 centimètre. Les glandes hypertrophiées avaient conservé leur forme générale, leurs culs-dc-sac assez gros étaient tapissés de cellules cylindro-coniques à large extrémité tournée du côté des parois des culs-de-sac. Ces cellules étaient claires et possédaient la même structure que celles des glandes salivaii'es (voy. p. 293).
Les kijfttrft qui ont pour point de départ les conduits ou les culs-de-sac des glandes sont assez communs dans la bouche. De petits kystes existent habituellement sur la muqueuse de ia voûte palatine chez les enfants nouveau-nés. Ce sont de petits grains blanchcàtres, arrondis, contenant une grande quantité de cellules épithéliales aplaties, lamelleuses, semblables à celles de la bouche. (F. Guyon et E. Thierry, Archives de physiolofjie, 1860.1
La grenouillette (j'anula) consiste dans des tumeurs kystiques situées au-dessous ou sur les côtés de la langue. Elle provient souvent d'une dilatation des conduits des glandes sub-linguales et sous-maxillaire. Lorsque le conduit de la glande est dilaté, kystique, et ne sert plus à la sécrétion, la glande s'atrophie. Un certain nombre de ces tvmieurs appartiennent à une formation kystique développée dans le tissu cellulaire et elles sont analogues aux bourses muqueuses. Le contenu de ces kystes est un liquide albumineux contenant quelquefois de la mucine.
Les ftarcômps sont très-communs aux gencives et aux os maxillaires. Les épulies ou petites tumeurs des gencives ont été décrites dans la variété du sarcome ossifiant (p. 129 et 130). Les tumeurs du périoste et des maxillaires qui ont été décrites par M. Robin sous le nom de tumeurs à myéloplaxes, mijoloid iuinors de Paget (sarcome myéloïde, voy. première partie de ce manuel, p. 128), sont très-conmiunes. Lorsqu'elles furent séparées histologiquement du carcinome, on se plût à leur donner une bénignité que leur accroissement rapide et dans certains cas leur généralisation à distance n'ont pas pu faire maintenir. Les formations kystiques, la dégénérescence muqueuse, les épanohements sanguins s'observent a'ssez souvent dans ces tumeurs.
On trouve quelquefois de petits fihvnmes durs et sphériqnes ou sessiles développés dans le tissu conjonctif de la nuuiueuse au niveau des amygdales. Les polypes (îbreux partis de l'apo-
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physe basilaire peuvent proéminer dans les directions les plus diverses et venir en particulier dans la bouche par l'intermédiaire des fosses nasales et de la voûte osseuse palatine détruite.
Les lipomes se montrent sous la muqueuse de la joue et quelquefois au niveau de la pointe de la langue et à la partie postérieure des lèvres.
Les (uigiOmcs existent souvent au bord libie des lèvres^ surtout chez les personnes qui souffrent de désordres de la circulation.
Le carcinome se montre quelquefois à l'amygdale et à la parotide.
iJipitliéliùine à cellules pavimenteuses et à globes ^épidcrniiques est très-commun aux lèvres et sur le reste de la muqueuse buccale, en paiticulier à la langue. L'épiihéliôme des lèvres se montre quelquefois sous forme de corne allongée de quelques millimètres à 1 centimètre, siégeant à lunion de la muqueuse avec la peau et constituée par des couches de cellules é[)iihMini(pu^s cornées reposant sur une base dermique plus ou moins épaissie et papillaire. Après leur ablalion, de j)ai'eilh's tumeurs peuvent l'écidiver comme de véritables cancroïdes.
Le cancroïde labial siège presque toujours à la lèvre inférieure : la tumeur débute par la partie la plus superficielle du derme, par une formation nouvelle de cellules épithéliales pallies soit du corps muqiieu.v, soit des follicules pileux, soit des glandes sébacées qui pénètrent profondément entre les jtapiUes dermiques hypertrophiées et dans la profondeur du (Icnuc. La tunu'ur fait saillie tout à la fois du coté de la peau cl du côt! de la muqueuse labiale. Llle se recou\re à l'exlérieur d'une crofde noire (pii laisse voir, lorscju'elle tombe, une ulcération ou une suiface bourgeonnante. Elle s'élend rapidement en pi'oloiideur en suivant la lèvre cl elle envoie des lobules épilhéliauv qui pc-iièticnt dans l'os maxillaire inférieur au-dessous et en avant du leintrd alvt'olaire. Les plus grands désordres et la mort en sont la conséquence habilMclIe.
Le cancroïde de la langue a beaucoiqi di' rcssemlilance avec celuides lèvres par sa slrnclureelpai-salerminaison assez rapide. Il coMunciice habilucllcnu'nl par une ImniMaction du derme iniiqueir\ sur un coït- de la laugin- : l'iilcéralion, le ramollissemeiil ccnlral cl ^e\lcn^ioll <lc la liimciii' xicnncnl ensuite. Il est composé', connue celui de fi le\ie, par de ;^ids loluiles