LÉSIONS DES CAPSULES SURRÉNALES
Les nerfs,, très-importants par leur nombre et la grosseur de leurs troncs, viennent du ganglion semi-lunaire et du plexus rénal. Ils sont si nombreux (|ue dans une seule capsule Kolliker a compté 33 petites bi-anches nerveuses ayant chacune de 0'"'",25 à 0™'°,5 de largeur. Ces nerfs sont accompagnés de ganglions nerveux constitues par des cellules bipolaires ou multipolaires qui existent dans la substance médullaire.
§ 3. — Anatoniie et histologie patiiologiqae des capsules surrénales.
Les lésions des capsules surrénales ne sont i)as beaucoup mieux connues que la fonction de ces organes, et, ainsi que nous le verrons, il est bien difficile actuellement de préciser les rapports des altérations de ces organes avec les symptômes morbides.
HvpÉKÉ.MiE ET HÉM0KHHA(;n:. — Lcs cougcstions des capsules surrénales, assez fréquentes chez les enfants nouveau-nés ou en bas âge. ne se rencontrent guère chez l'adulte que dans les cas de maladie chronique du cœur, avec gène considérable de la circulation veineuse.
Les hémorrhagies de la capsule surrénale ne sont pas absolument rares: elles se font toujours et uniquement dans la sul)stance médullaire, qui est plus, molle (]ue la substance corticale. Les épanchemerits sanguins collectés en foyers d;*ns cette partie de la glande peuvent alleiiuire un volume considéiable. Ainsi, dans un cas rapporté par Kayer [l'Expérience, 1837), où il s'agissait dune femme âgée, la capsule, convertie en un sac plein d'un liijuide brunâtre, pesait "2 kilogian)mes. Il existe plusieui's observations où le kyste héuioi'rhagique, rempli d un li(juide couleur chocolat, avait acq' is un volume lelalivement considéiable; mais plus souvent le^ hémoirhagies ne dé|)assent pas la grosseui' d'un poison d'une noisette. Ces collections sanguines |)euvent, lorsque le sang se lésorbe, donner naissance à un kyste contenant un li(piide séreux plus ou moins coloré. 11 n'y a pas de symptômes particuliers qu'on puisse rapporter à cet état.
TuHOMBosE. — Klebs rap|)(irtc un i'iit île thrombose de la snhslaïu'e corticale d'niu' capsule surrénale dans un cas de pyo-
hémie observé chez une femme à la suite d'une résection osseuse. I.a substance corticale présentait des taches de couleur jaune brun, dans lesquelles les capillaires étaient obstrués par des coagulations librineuses. Les cellules épifhélialcs des tubes étaient en dégénérescence graisseuse complète.
Dégénérescences graisseuses et amyloïdes. — L'infiltration des cellules épithéliales de la substance corticale par des gouttelettes de graisse est un tait normal chez l'homme, de telle sorte qu'on ne c 'imaît pas de dégénérescence graisseuse pathologique. La dégénérescence amyloïde y est rare et elle afTecle seulement les vaisseaux de la substance médullaire et non les cellules épithéliales. Elle n'a du reste été observée (ju'avec des lésions analogues de la rate, du rein et du foie.
Inflammation de la capsuleslrhénale. — On a observé, à litre tout à fait exceptionnel, l'inflammation purulente de l'une des capsules et plus rarement encore des deux capsules à la fois. Cette suppuration peut être infiltrée dans tout l'organe avec participation de son atmosphère celluleuse à l'inilannuation, ou bien elle peut être collectée. La métamorphose caséeuse du pus qui est la suite de cet état a pu être prise pour une tuberculisation.
La formation nouvelle de tissu conjonclif en grande abondance, \éiitable cirrhose ou inflammation productive subaigué ou chionique de la ulande, n'est pas aussi raie que la suppuration. Nous l'éludierous hicntôt avec la luberculisation, car il est bon de ne pas scindci les faits anatomiqucs (|ui se rapportent à la maladie d'.\ddison (|ui a été observée souvent avec cette iiillannualion interstitielle.
TiJMKi Rs. — Le siinomr parait avoii' été vu chez les enfants comme tumeur primitive. Ogle {Anh nf wnt., \, l\), cité par Klebs, a décrit un cas de saicôme sous la lornu> d'une masse blanchàiredans les deux capsules surrénale-^. Le saicôme mêla • iii(|U(' piimilifa été (d)seiv('' par Kiissmaul. La tumeur avait acrjuis le v(»lumc d'une léli- (I'.kIuIIi' : des noyaux mé'laslatiques s'ensuivirent et la mort siicct'da à une eniiiolie de l'artère pulmonaii c. I ii autre cis de siruMue im-lanique a ('ti' rapporté par llirderleiii.
Le n//<7/((;//i»' est primilif ou seunnlaire ; la plupart (h's oliser-