‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 59 sur 146 · TUMEURS DES CAPSULES SURRÉNALES · texte numérisé non relu

TUMEURS DES CAPSULES SURRÉNALES

valions anatoniiques données sous ce titre manquent de renseignements suffisants pour que le diagnostic anatomique en soit bien précisé. Ces tumeurs présentaient généralement l'aspect de l'encéphaloïde, et il peut y avoir une grande quantité de vaisseaux plus ou moins dilatés comme dans le carcinome liématode. Le carcinome est très-rarement piimitif. Le voisinage du rein prédispose la glande surrénale à l'envahissement par le cancer qui a débuté pur le rein. Il peut aussi succéder à un cancer du rectum. Klebs donne les détails relatifs à une observation d'épithéliôme (cancer épithélial) qui avait envalii en même temps le corps thyroïde et la capsule surrénale, en débutant toutefois suivant toute probabilité parle corps thyroïde. Les îlots de cellules de nouvelle iormation de la capsule présentaient à leur centre des concrétions calcaires stratifiées.

Un exemple degonwirs syphilitiques de cet organe a été rapporté par Baorensprung. Il s'agissait d'ilôts de tissu conjonctif fibreux avec des cellules embryonnaires, et le centre de ces îlots était en dégénérescence caséeuse. Ces îlots siégeaient dans la substance médullaire, généralement peu modifiée. La surface était lisse ou lobée, la consistance ferme, la capsule épaissie était adhérente, non-seulement à la substance corticale de l'organe, mais aussi aux parties voisines, de telle sorte que cette nouvelle formation de tissu conjonctif dans la capsule peut s'étendre aux parties voisines, aux ganglions et aux troncs voisins du neif grand sympathique.

Sur une section de la glande altérée à un très-haut degré, on ne trouvait plus vestige de son tissu normal. A sa place existait un tissu ferme et dur au milieu duquel on voyait des masses caséeuses de volume variable. L'écorce de la capsule était assez souvent transformée en un tissu semi- transparent, grisâtre et de consistance assez ferme, tandis (|ue toute la pai'tie centrale était jaune et opaque. D'autres fois les portions caséeuses sont irrégulièrement distribuées dans toute la glande,

A une époque plus rapprochée du début, la glaiule peut être trouvée grise et semi-transparente dans toute son étendue, ou parsemée de noyaux caséeux plus petits.

L'examen microscopi(|ue des parties grises et semi-transparentes montre seulement un tissu conjonctif infillié de cellules rondes ou cellules lymfthaliques. Le stioma (iljreux contient aussi (les cellules de tissu conjouclif. Les parties jaunes et caséeuses montiTut les cclhilcs lyuij)liatiques alro|)hi(''es et remplies de

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fines granulations protéiques et graisseuses. Il n'y a plus de vestiges des éléments propres de la glande.

Les métanior[)lioses ultérieures des dandes ainsi altérées sont diverses; tantôt la paitie easéeuse se ramollit en un détritus pulpeux; d'autres fnis le foyer ramolli se eoilecte en un kyste comenant une bouillie easéeuse ou du liquide semblable à l'œil nu à du pus. D'autres l'ois on trouve des points calcifiés. La résorption des paities liquides et la calcification coïncident à la longue avec des formations fibreuses denses autour des parties calcifiées.

A (ôté de ce processus d'inOammation chroniqueterminé par l'état car-éeux et qui ressemble par beaucoup de points à la tuberculisation sans que toutefois on ]Hiisse l'y assimiler complètement, on peut voir aussi des iiillammatioiis aiguës ou subaiguës terminées par des foyeis de suppuration. Ces abcès, qu'il ne faudrait pas confondre avec le ramollissement caséeux, contiennent du pus caractérisé par des cellules lymphatiques libres et en grande quantité.

Tuberculose, inflammation chronioue et dégénérescence casÉEi SE (malaiue bronzée). — Mous réunissons ici les tubercules de la glande et 1 inflammation chronique interstitielle qui se termine pai' l'élatcaséeux. parce (pie ces lésions ont enire autres points communs et import^nits celui de constituer l'alléiation analomi(|ue observée le plus souvent dans la malinlic bvmizvc d'Addisoii. Nous décrirons d'abord ces lésions, puis nous examinerons quelle est, dans l'élat actuel de nos conniissaïu'es sur ce sujet, la relation entre l'analomie pathologiciue et les symptômes.

Les liihirrnhs, soit sons forme de granulations miliaires, soit sons forme d'af^glomérations de gramilalioiis, a\anl le \olume d'un grain de ciiènevis ou d'un petit pois, et alors complètement caséeux, ne sont |ias l'ares. Ils sont consécutifs à une tuberculose pulmojiaire ou ganglionnaire, et se nuuilrent soi! dans une seule cipsule, soit dans les deux capsules surrénales. Les granulations miliaires, (jn'elles soient très-rares dans la substance coitic.tle et sous la capsule, »ui <|ii'elles soient disséminées dans toute la glande, ne (liMèrt-nl pas là dj' ce (|n'elles sont diiii- les autres organes. Llles débutent généralement par la subsl.'iiH !■ COI ti( aie, de\ieniienl plus ;;i(i>s('s par leur riMinioii; ii'iir (('iilii' rli'\ iciil ci^i'ciiv ; idli's pcii\rii( i'n\;ibii la ^iili^l.inrf

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