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PARASITES

E. — Parasites du sang.

Les parasites du sang sont des parasites végétaux et des parasites animaux.

Parasites végétaux.

Ce sont les microbes, les schyzomycètes. Aujourd'hui, on sait que la plupart des maladies infectieuses et contagieuses sont dues à la présence, dans l'organisme, de ces parasites microscopiques, et l'on attribue à la circulation générale un rôle très important dans la généralisation des lésions causées par eux. Cependant on ne retrouve dans le sang, d'une façon constante, de microbes définis, que dans un très petit nombre de maladies; dans d'autres, on ne les trouve que d'une

FlG. 1:20. — S;iii^ ilu cobayi;. Cliarlidii. IJaclriiilie cliarbiiiiiiriist; ilaiis lu sany. — Dossiccaliuii SiibliiiK;. Eosiiif. Bien de; inrthylèiii,'. — Gi'ossissi'iiiiMit ili; 80(1 ilianii'lrcs.

façon exceptionnelle; encore sont-ils presque toujours trop peu nombreux pour que l'examen direct du sang en décèle la présence, il fauL s'adresser aux cultures ; enfin, dans le plus grand nombre des maladies infectieuses, on ne trouve pas de microbes dans le sang de la circulation générale.

Bactéridie charbonneuse. — Ce micro-organisme fut découvert par Davaine, en 1850, dans le sang de moutons inoculés par Rayer avec du sang charbonneux. En 1863, il affirma qu'il était la cause de la maladie ; ses expériences et celles de Pasteur réussirent à le prouver. Les bactéridies apparaissent dans le sang frais, où il est facile de les voir, comme de minces tilaments rectilignes réfringents, de 5 à :20 (a de

HISTOLOGIE PATHOLOGIQUl!) DU SANG

longueur, de 1 [x à 1 [ji 5 de largeur, qui, à un grossissement suffisant, se voient formés d'articles séparés et réunis par des espaces clairs fort courts. Les bactéridies sont immobiles.

Chez les individus atteints de pustule maligne, le bacille du charbon n'existe dans le sang que quelques heures avant la mort (Wurtz).

Spirille (TObermeier. — Obermeier le vit pour la première fois en 1868, dans le sang de malades atteints de fièvre récurrente, et il

Fir.. 121. — Sang du singe. Spirilles rl'Obermcier. Coloration par le violet de gentiane (d'après Soiidakewitch).

affirma, en i873, qu'il était la cause de cette maladie. Ce microorganisme se présente dans le sang frais sous la forme d'un filament mobile de 15-40 \i. de longueur, d'une minceur extrême et contourné sur lui-même en formant un certain nombre de tours de spire. Il n'existe dans le sang de la circulation générale que pendant la période fébrile; pendant la période apyrétique, comme on a pu le constater chez le singe inoculé, on le trouve en grande quantité dans la rate (Metchnikofl").

La bactéridie charbonneuse et la spirille d'Obermeier sont les deux seuls microbes définis ({u'on trouve d'une manière constante dans le sang de l'homme.

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Le Streptocoque a été trouvé très souvent dans le sang, au cours des septicémies et pyohémies aiguës (1). Il a été constaté depuis longtemps dans le sang des femmes atteintes d'infection puerpérale (Orth. Pasteur, Doléris); il a été vu dans l'infection purulente chirurgicale (Eiselsberg, Arloing et Chantre); dans les septicémies médicales (endocardite infectieuse, etc.); au cours de la scarlatine (Raskin); dans la phtisie pulmonaire, chez les individus atteints de fièvre hectique. Cependant chez les phtisiques, Straus, puis Vaquez ont toujours obtenu des résultats négatifs. Dans l'érysipèle, la plupart des ensemencements ont été négatifa.

Le staphylocoque a été trouvé dans le sang au cours de différentes septicémies (infection puerpérale, suppuration à staphylocoque, ostéomyélite, furonculose).

Le pneumocoque a été rencontré dans quelques cas, surtout dans des cas graves.

Le bacille d'Eberth a été souvent rencontré dans le sang des taches rosées et constamment dans le sang de la rate. Les résultats obtenus par l'ensemencement du sang du doigt ou du sang d'une veine du bras ont été au contraire très inconstants. Cependant, récemment, J. Courmont l'aurait mis en évidence d'une façon constante, dès les premiers jours de la maladie par l'ensemencement du sang de la veine d'un bras.

Les bacilles de la tuberculose ont été mis en évidence, mais en petit nombre, dans le sang des malades atteints de granulie. Le microbe de la peste a été rencontré dans le sang dans la plupart des cas graves.

Le bactérium coli a été observé dans le sang dans quelques septicémies. On a observé exceptionnellement le bacille de la morve, celui de la lèpre, et le bacille de Pfeiffer.

Il importe, dans ces différentes observations, de savoir si le sang a été prélevé sur le vivant au cours de la maladie, ou pendant l'agonie, ou sur le cadavre. En effet, on sait que les microbes des cavités naturelles envahissent le cadavre après la mort (Herman et Wurtz).

Mais, déjà même pendant l'agonie, les microbes des cavités naturelles peuvent pénétrer dans le sang (Wurtz, Achard et Phulpin). On

(1) Saul' dans le cliarbon et dans la lièvre réeurrenle. la reclierclic des microbes du sang ne peut guère être faite par l'examen direct; ils sont le plus souvent trop peu nombreux, et il f.uit s'adresser aux cultures. On doit recueillir le sang après désinfection de la pe.tu, dans une veine du pli du coude, soit au moyen d'une seringue stérilisée (Straus), soit au moyen d'une simple aiguille de platine llambée, le sang s'écoulant directement de l'aiguille dans le tube à ensemencement (Griffon).

a pu réaliser expérimentalement ce passage en empoisonnant les animaux par l'arsenic et par l'alcool (Wurtz), en les soumettant au surmenage, à l'asphyxie, à la réfrigération (Bouchard). Il faut naturellement tenir compte de ces faits lorsqu'on analyse les résultats donnés par les examens bactériologiques du sang.

Parasites animaux.

On les désigne généralement sous le nom d'hématozoaires. Ce terme ne correspond pas à une espèce définie, car ces parasites appartiennent à des espèces très différentes.

Hématozoaire du joa/wf/îsme (Hœmamœba malarias), découvert par Laveran en 1880. C'est un protozoaire qui se présente dans le sang sous des formes variées, qu'on peut ramener aux quatre types suivants :

4) Corps sphériques, type le plus fréquent, de diamètre variable, de 1 à 8 [)., les plus gros contenant des grains de pigment disposés souvent en couronne régulière. On les trouve libres ou accolés aux globules rouges ; ils possèdent un noyau excentrique difficile à mettre en évidence.

2) Flagella, filaments mobiles partant des bords de certains corps sphériques minces, réfringents, de 21-28 [x de long, qui se détachent du corps sphérique, et devenus libres continuent à se mouvoir. On ne peut guère les reconnaître que dans les préparations de sang frais. Les récentes recherches de Schaudinn, de Siedlecki et de Mac Callum tendent à montrer que les flagelles sont des éléments mâles destinés à féconder des éléments femelles représentés par des corps sphériques.

3) Corps en croissants, éléments cylindriques recourbés en forme de croissants, ayant 8-9 [^ de long sur 2 (a de large. Ils portent à leur partie moyenne des grains de pigment. On aurait pu observer ni vitro la transformation des croissants en corps sphériques (Laveran). Les croissants représenteraient ainsi une forme enkystée de l'hématozoaire du paludisme (Laveran).

4) Corps segmentés ou en rosace, dus à la segmentation des corps sphériques; ils correspondraient ainsi à la phase de reproduction des corps sphériques (Golgi). Les corps segmentés font souvent défaut dans le sang des paludéens, et ils ne sont pas particuliers à telle ou telle forme clinique.

L'hématozoaire de Laveran ne se ti^ouve dans le sang que pendant

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