‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 137 sur 205 · MÉDECIN DES HOPITAUX DE PAKIS CHEF DE LABURAÏOIRE A LA SALPÉTRIÈRE · texte numérisé non relu

MÉDECIN DES HOPITAUX DE PAKIS CHEF DE LABURAÏOIRE A LA SALPÉTRIÈRE

PREMIÈRE SEGTIOiX GÉNÉRALITÉS

D'après les plus récents travaux publiés à l'aide de la méthode de Golgi, le Système Nerveux tout entier, envisagé dans sa structure fondamentale, est généralement considéré comme un agglomérat de neurones. Ce mot a été créé par Waldeyer pour désigner toute cellule nerveuse et ses prolongements dans leur totalité. Chaque neurone est indépendant du neurone voisin; possédant une autonomie complète depuis son corps cellulaire jusqu'à ses derniers j prolongements, il constitue vraiment l'imité nerveuse.

Cette nouvelle conception, qui a succédé à l'ancienne théorie du réseau de Gerlach, facilite incontestablement l'interprétation ou la synthèse d'un grand nombre de faits anatomiques, physiologiques et pathologiques. Elle devrait même, d'après quelques auteurs, servir de base unique à toutes les études d'histologie, normale ou pathologique, et il ne saurait plus être question que de neurones de divers ordres et de maladies des neurones. Mais son application nous paraît irréalisable dans la pratique; en outre, elle serait loin de cadrer avec bien des faits observés en pathologie humaine.

Les premières difficultés, en histologie normale, viennent des dimensions considérables et des trajets si complexes, que présentent chez l'homme adulte la plupart des neurones. Ainsi, la cellule d'un ganglion rachidien de la région sacrée peut avoir son prolongement cellulipète qui commence dans la peau d'un orteil, tandis que le prolongement cellulifuge se terminera dans le voisinage du bec du calamus scriptorius, l'ensemble formant un protoneurone sensitif. De même, la grande cellule pyramidale de l'écorce cérébrale de la zone rolandique peut finir par son extrémité cellulifuge dans la partie inférieure de la moelle lombaire (protoneurone moteur). Dès lors, il devient impossible, en pratique, d'examiner dans leur ensemble de pareils éléments. — A un autre point de vue, ces longs trajets font que tous les segments d'un même neurone n'ont pas une structure identique ni des rapports toujours équivalents; il en résulte, en histologie pathologique, des aptitudes et réactions différentes, si bien que cellules nerveuses et prolongements sont loin de s'altérer suivant les mêmes processus.

En résumé, la pratique courante et les recherches analytiques ont un réel intérêt à conserver l'ancienne classification des éléments nerveux en cellules et en fibres. Nous étudierons donc séparément, en Histologie normale comme en Histologie pathologique :

i° Les cellules nerveuses ;

2° Les fibres nerveuses ;

Après cette première étude, nous décrirons :

3° La névroglie, cellules et fibres : véritable tissu de soutènement auquel doit être rattaché le revêtement épilhélial du canal central de la moelle et de l'épendyme ventriculaire;

4° Les vaisseaux et le tissu conjonctif périvasctilaire;

5° Les méninges.

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