CELLULES NERVEUSES. - PREMIÈRES MÉTHODES
FiG. 153. — Cellule nerveuse multipolaire des cornes antérieures de la moelle épinière du bœuf (d'après Deiters) : a, prolongement cylindraxile ; 6, b, prolongements dits protoplasmiques. — Grossissement de 300 diamètres.
frais; macération ; coupes minces de Stilling (1843), faites après durcissement par les alcools ou les sels de chrome, et colorées par le carmin de Gerlach et le picro-carmin ammoniacal de Ranvier ou par les hématoxylines). Ainsi s'établit une première formule, longtemps classique, à la suite des travaux de Remak, Valentin, StiUing, Max Schultze, Deiters, Gerlach, Kôlliker, Ranvier, Flemming (fig. 153). Toute cellule nerveuse adulte, disait-on à cette époque, est constituée par une masse
Fig. 154. — Cellule motrice de la corne antérieure, moelle épiuière du veau; (empruntée à Kôlliker, Traité d'Histologie). — a, prolongement nerveux; 6, b, b, prolongements avec ramifications secondaires; c, c, fines ramifications collatérales, destinées, d'après Deiters, à devenir les fibrilles placées à la périphérie delà cellule. — A remarquer la zone centrale ou périnucléaire, granuleuse; la zone périphérique, nettement (Ibrillaire.
protoplasmique nue, possédant vers son centre un noyau et pourvue de prolongements plus ou moins nombreux (cellules unipolaires; M- et multipolaires). Ces prolongements font entièrement défaut dans les premiers stades du développement (cellules germinatives de His ou apolaires).
Mais les cellules nerveuses présentent de nombreuses variétés suivant leur volume et leur forme, suivant le nombre et le mode de disposition de leurs prolongements. Nous ne pouvons étudier en détail toutes ces variétés, et nous nous bornerons à décrire, d'après les anciennes recherches, un type très répandu dans le névraxe et souvent examiné par le neurologiste, nous voulons parler de la grande cellule multipolaire des cornes antérieures de la moelle (fig. 154).