‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 147 sur 205 · MÉTHODE D'APATHY. FIBRILLES PRIMITIVES · texte numérisé non relu

MÉTHODE D'APATHY. FIBRILLES PRIMITIVES

et agglomérées dans les gros tubes nerveux des nerfs périphériques ou des masses centrales. Quand elles deviennent libres au voisinag* des cellules nerveuses (moelle, ganglions, cerveau), ou bien à la périphérie (muscles, muqueuses, organes divers), elles se di\isent en fibrilles élé- I iiientaires très nombreuses, difficilement accessibles à

nos moyens d'investigation avant la technique spéciale imaginée par Apathy (voir p. 747-748). Dans les Centres nerveux, ces fibrilles élémentaires, largement anastomosées, vont former des réseaux de divers ordres, placés soit entre les cellules, soit à la périphérie ou au centre de ces mêmes cellules (réseau diffus extra-

Flo. 165. — Grande cellule ganglionnaire, inullipolaire (d'après Apathy, 1897). A remar<iuer la fibrille pHmitive {spf), qui se rend à la cellule gaiigliounnire et donne, sur tout son trajet, des fibrilles secondaires. — Pans l'intérieur de la coWuU-, rt'sean neuroftbrillaire, très développé, et à la foruiatiuii duquel prennent part les fibrilles primitives de tous les prolongements (»., s, ■;, S. t) Existence des fibrilles primitives dans cliaque prolongement; en « et p, une seule fibrille primitive qui se divise, dès sa pénétration dans le corps cellulaire, en plusieurs neurofibrilles divergentes; en Y, i, E, plusieurs fibrilles primitives. — k, kk, noyau ei nucléoles.

cellulaire, ou élémentaire, Elementargitter d'Apathy; — réseaux intra-cellulaires). De même, dans les organes périphéri<[ues, les anastomoses des fibrilles élémentaires apparaissent très nombreuses, de façon à constituer des réseaux inter- et intra-épithéliaux, musculaires, viscéraux, etc.

Les neurofibrilles d'un tube nerveux sensitif sont excessivement fines et très nombreuses; elles se divisent et s'anastomosent soit dans l'intérieur des cellules nerveuses, soit en dehors d'elles en prenant la plus grande part à la formation du neuropile de His (substance ponctuée de Leydig; ancien réseau de Gerlach). — Par

FiC. 166. — Deux cellules pyramidales do la circuiivohitiuu iiiutncc deUliumme[(d'aprùs Betiie 1898). — A remarquer le trajet deb fibrilles pritiiUives ; leur traversée de la cellule; leurs, uumbreuaeo divisions et inlricalionô.

MÉTHODE DE lîETMK. FIBRILLES I>UlMlTlVES

contre, le tube nerveux moteur ne possède le plus habituellement qu'une seule neurofibrille, volumineuse; cette dernière pénètre dans une cellule, et c'est là qu'elle se divise et s'anastomose, dans l'épaisseur des réseaux intra-cellulaires, avec les fibrilles élémentaires venues des neurofibrilles sensitives.

De tout cela il résulte que les fibrilles élémentaires, sensitives et motrices, s'anastomosent partout, à la périphérie et dans les centres nerveux, de façon à ne jamais prendre fin. mais bien à former des voies conductrices continues.

«Chez fadulte, dit Apathy, ',^'

les voies nerveuses ne se terminent nulle part; les fibrilles primitives et les fibrilles élémentaires se continuent les unes avec les autres, aussi bien à la péri[)hérie que dans les centres, par l'interposition d'un réseau nerveux, absolument comme les voies sanguines artérielles se continuent avec les voies veineuses par rintermédiaire d'un réseau capillaire. »

Quant aux cellules, Apatiiy distingue : (rs cellules nerveuses j)ropremenl dites, seules destinées a fournir des nenrofibrilles, sensiiives ou motrices; les cellules ganglionnaires, qui, intercalées sur le trajet ûcs librilles, leur fournissent du tonus nerveux, mais sans créer aucun élément anatomique nouveau.

Plus tard, Bethe, étudiant le système nerveux des crustacés et de certains vertébrés, admit, connue Apathy, un réseau nerveux cupahle d'unir entre elles toutes les cellules nerveuses. «Les dernières ramifications des prolongements protoplasmiques et cylindraxiles des fibrilles nerveuses s'anastomosent les unes avec les autres, en formant réseau. Chez les vertébrés, les fibrilles traversent les cellules, mais sans s'y diviser et sans y former réseau; la cellule sert simplement de voie de passage (lig. 166). D'ailleurs, le plus grand nombre des fibrilles ne passe pas même par les cellules nerveuses, mais se rend directement d'un prolongement protoplasmique dans l'autre (fig. 166). » (Bethe).

FlG. 107. — Cellule iiurveuse du ganglion spinal d'un cliicn âgé d'environ deux ans et demi (d'après Golgi). Késeau à larges mailles, développé surtout dans la zone protoplasmique voisine de la surface libre de la cellule.

Il est permis de rapprocher de ces nouvelles notions relatives à la structure fine et à l'agencement des éléments nerveux, un autre fait intéressant, démontré en 1898 par Golgi et Veratli. En se servant de sa méthode au chromate d'argent légèrement modifiée, Golgi a pu mettre en évidence, presque à la périphérie du corps protoplasmique des cellules nerveuses les plus variées, une formation, réliculaire à larges mailles, formation qui existe également, quoique moins développée, dans les cellules des ganglions rachidiens pendant la vie intra-utérine (fîg. 167).

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