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1° Prolongements protoplasmiques. — Les prolongements protoplasmiques ou dendrites, ayant la même constitution que le protoplasma cellulaire, présentent des lésions élémentaires analogues. Ils sont donc susceptibles d'être envahis par la chromatolyse; par le gon-
flement avec OU sans colorabilité anormale; par la fissuration, l'état vacuolaire, l'atrophie; enfin, par la calcification.
La rupture du prolongement au voisinage immédiat de la cellule peut être la conséquence de la plupart des altérations qui viennent d'être mentionnées. Nous ferons remarquer toutefois que, d'après certains auteurs, cette rupture est souvent artificielle et imputable à l'action des fixateurs; elle n'a donc qu'une valeur relative. Latrophic s'accompagne habituellement d'un changement dans la forme du prolongement qui, au lieu d'être rectiligne et ramifié, s'effile et se contourne en tire-bouchon.
FiG. 177. — A B C D, cellules pyramidales altérées dans l'écorce cérébrale d'un paralytique général. Divers degrés de la dégénérescence cellulaire : abrasion des épines des prolongements protoplasmiques ; globules protoplasmiques irréguliers sur ces derniers et sur le corps cellulaire; atrophie du panache périphérique, des expansions protoplasmiques, latérales et basilaires, et du corps cellulaire devenu globuleux ou piriforme. (Méthode de Golgi, d'après Klippcl et Azoulay.)
Les prolongements protoplasmiques, n'étant pas recouverts de myéline, ont pu être étudiés à l'aide de la méthode de Golgi. Klippel et Azoulay (fig. 177) signalent dans la paralysie générale, surtout au niveau des grandes cellules pyramidales: l'abrasion des épines qui deviennent globuleuses; la fusion de plusieurs boules voisines formant des boules plus grosses (état moniliforme); Vatrophie plus ou moins prononcée du panache de la tige; enfin, la disparition graduelle de toutes les expansions qui finissent par former de courts moignons au corps cellulaire atrophié, déformé et globuleux. La lésion commence d'habitude par l'extrémité du prolongement pour envahir graduellement les portions plus voisines du corps cellulaire.
2° Prolongement cylindraxile. — Le prolongement cylindraxile, ne possédant pas de corps chromatiques, ne présente pas de chromatolyse. Il n'a pas non plus d'épines analogues à celles des dendrites.
D'ailleurs, il cesse d'être accessible cà la méthode de Golgi à partir du point où il se recouvre de myéline. A part ces quelques remarques, les altérations qu'on y rencontre sont très comparables à celles qui s'observent sur les expansions protoplasmiques.
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