RÉGRESSION CELLULAIRE PARTIELLE
conque de son évolution ou même demeurer rudimentaire, ne se manifestant que sous forme d'hyperp\a.sie diiïuse {tuméfaction trouble), de placards, de bandes, de taches, ou de traînées sarcoplasmiques.
Cette régfr^sseo» plasmodiale, d'abord, puis cellulaire, sans dégé?iér^.^c^^/icé', et les modifications qui s'ensuivent, intéressent parfois la fibre dans toute son épaisseur (régression totale). Le plus souvent, elles ne comprennent qu'une partie de la fibre (régression partielle), \e reste de l'élément conservant sa striation, demeurant normal, sans altération appréciable, sauf, parfois, une augmentation plus ou moins sensible de ses noyaux indiquant une suractivité du sarcoplasma.
Ces régressions partielles, tantôt se limitent à la portion la plus superficielle de la fibre striée (régression périphérique) entraînant surtout des phénomènes d'exfoliation et de prolifération; tantôt, au contraire, elles intéressent la portion centrale (régression centrale) et occasionnent alors des divisions et des subdivisions de l'élément.
A. — Régression cellulaire partielle périphérique.
(EXFOLIATIONS, PROLIFÉRATIONS, MÉTAMORPIIOSES.)
Les régressions partielles n'intéressant que la surface de la fibre donnent lieu aux métamorphoses les plus nombreuses et les plus parfaites, aussi peut-on les prendre comme types dans la description du processus général. Ce sont elles que Krosing a tout particulièrement étudiées dans son intéressant mémoire auquel nous empruntons une partie des détails suivants.
ExFOLiATiON. — A la surface d'une libre musculaire, autour d'un noyau, apparaît un amas protoplasmique qui s'individualise sous l'aspect d'une cellule fusifurme et se dilférencie bientôt complètement du reste de l'élément demeuré intact dans toutes ses autres parties. Cette cellule, soit isolée, soit unie par ses extrémités à d'autres cellules développées de la même façon dans son voisinage immédiat, s'écarle alors progressivement de la fibre contre laquelle elle était appliquée. Il se forme ainsi une fissure qui, partant d'une extrémité de la ou des jeunes cellules, s'étend peu à peu vers leur autre extrémité. Ainsi dégagées, ces cellules s'écartent, alors, en formant un angle aigu, de la fibre avec laquelle elles ne restent bientôt plus en rapport que par une de leurs extrémités, comme les écailles d'un bulbe d'oignon. Elles se détachent enfin complètement et tombent dans le tissu conjonctif voisin où elles subissent un sort variable suivant les cas. Pendant ce temps, le reste
de la fibre conserve sa striation, ne présente aucune apparence de dégénérescence, demeure, lorsque la régression cellulaire est strictement limitée à sa surface, absolument normal, sauf, parfois, une multiplication très variable et très inconstante de ses noyaux. Lorsque la régression cellulaire n'est pas, ce qui est fréquent, strictement limitée à la surface de la fibre, on voit dans la profondeur de celle-ci apparaître des taches claires qui représentent d'autres foyers d'hyperplasie du sarcoplasma.
Ce processus peut se produire en plusieurs points simultanément ou se répéter à diverses reprises au même endroit, déterminant ainsi, par simple exfoliation, sans dégénérescence apparente, une diminution progressive du diamètre, une véritable atrophie de la fibre striée. • Parfois ces cellules ne se développant pas absolument sous le
Fie. ly. — Exfoliaiioii cellulairp, d'apii's Kiidolf Kiosiiiy, in Archiv fur palhologische Anatomie und Physiologie und fiir klinische Mcdicin, 1892, Bd 128, pi. XIII, !îg. A. — Blessiue d'irn muscle en rt'séquant le sciatique quatre jours après l'opération.
Sur un des côtés de cette libre, on voit se former des cellules fusiformes. Up l'autre côté, se détachent des cellules complètement individualisées.
Dans cette figure, le corps de la fibre n'est pas demeuré intact. Les taches claires semblent se rapporter à des amas limités de sarcoplasma s'infiltrant dans le myoplasma qu'ils dissocient en partie. La régression cellulaire ne parait pas être ici strictement ^superficielle, mais comprendre aussi l'épaisseur de l'élément.
sarcolemme, isolent, entre elles et cette gaine, quelques fibrilles striées périphériques qu'elles soulèvent, sous forme d'un mince et étroit faisceau disposé parallèlement à la fibre mère, qu'elles entraîneront ultérieurement avec elles et qui partageront leur sort ultérieur. Mais ceci n'est alors qu'un point particulier de la régression centrale, de la division longitudinale, que nous étudierons plus loin. On peut se demander comment ces cellules, nées sous le sarcolemme, traversent cette gaine. Autant qu'il nous a été possible de le voir, nous ne croyons pas qu'elles la traversent, mais elles en soulèvent et entraînent une partie, puis une membrane nouvelle est bientôt sécrétée sur place par la fibre au point où les cellules se sont exfoliées. Dans le cas de de Buck et de Moor, le sarcolemme faisait défaut sur les éléments en voie de transformation.