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VII. — CICATRISATION

Il importe, dans l'étude de la cicatrice, d'examiner successivement deux régions distinctes, dans lesquelles les éléments musculaires évoluent dans deux sens absolument opposés.

Dans la première, périphérique, correspondant à la limite des faisceaux musculaires conservés, s'opère la muscularisation, la réparation musculaire. Dans cette zone ((jui existe seule en cas de plaie très étroite), les phénomènes importants sont ceux de la néoformation des fibres striées. On peut lui donner le nom de zone de régénération ou de muscularisation. C'est elle qui a été presque exclusivement l'objet des recherches concernant la cicatrisation musculaire.

Dans la seconde qui, lorsqu'on se porte vers le centre de la cicatrice, est située en dedans de la première et lui fait suite sans ligne de démarcation nette, les phénomènes de régénération n'existent pas ou. sont rares. C'est à ce niveau que les cellules musculaires et les débris de sarcoplasma issus des gaines du sarcolemme rompues, se sont dispersés dans le tissu de granulations. Ces éléments, destinés à disparaître en tant qu'éléments contractiles, présentent ici toutes les phases de dégénérescences et de transformations les plus

variées. On peut, par opposition à la précédente, appeler cette région :

zone de métamorphoses ou de régression.

1"Z0NE DE RÉGÉ- NÉRATION OU de MUSCULARISATION. —

Contrairement à ce qui se passe dans le muscle typhique et dans la congélation, la régénération se fait, ici, principalement par bourgeonnement, et en petite partie seulement aux dépens des cellules musculaires devenues libres.

Les cellules fitsiformes s'accroissent soit isolément, soit après fusionnement avec d'autres, acquièrent peu à peu une strialion longitudinale puis une transversale et donnent ainsi naissance à de jeunes fibres, qui se distinguent des anciennes par leurs dimensions plus grêles, leur strialion plus fine où prédominent les stries longitudinales, et le plus grand volume de leurs noyaux. Selon Nauwerck,Kirby,

FiG. 13. — Cicatrice musculaire quatre-vingts jours après section expérimentale, chez le lapin -Durante).

Zotie de régénération. Dans la partie supérieure de la figure, on voit les jeunes fibres et les boiiryeons musculaires chargés de noyaux qui sont particulièrement abondants aux extrémités pointues (a) ou renflées en massue, représentant les points d'accroissement de ces bourgeons. Ces bourgeons s'accolent ou se divisent et émettent plus ou moins de délicates ramifications se perdant au sein du tissu de cicatrice. — Vers le centre de la figure, un de ces bourgeons coupé obliquement donne naissance à une fine traînée protoplasmique. — Dans le bas de la figure, le tissu conjonctif est parsemé de traînées de noyaux représentant des éléments musculaires en voie de disparition.

a, b, larges bourgeons chargés de noyaux en continuité directe avec les fibres musculaires. Plus à droite, bourgeon ))édiculé semblant naître de la partie latérale d'un élément musculaire. Sur le bord droit do la figure, fibre protoplasmique donnant naissance à un bourgeon grêle, d, bourgeon divisé ; n, m, g, bourgeons plus profonds, grêles et onduleux; c, f, t, cellules musculaires dispersées dans le tissu conjonctif et destinées à disparaître; v, vaisseaux. — Grossissement de 70 diamètres.

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