‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 39 sur 205 · CICATRISATION · texte numérisé non relu

CICATRISATION

ment complètement détaché se nécrose et est bientôt résorbé. Les etïorts tentés dans ce but sont, jusqu'ici, demeurés sans résultat.

La cicatrice peut demeurer fibreuxe, se transformer en un véritable tendon, ou, parfois, s'incruster de sels calcaires et même donner naissance à un ostéome au point de rupture. Enfin on peut observer des réparations licieuses parmi lesquelles il nous faut signaler la pseudo-hernie musculaire. Celle-ci se produit en cas de rupture complète. Le plus long des deux segments ainsi séparés, glissant sous sa gaine aponévrotique, se rétracte en tête d'oignon et fait saillie sous l'aponévrose; le segment le plus court subit une dégénérescence complète (Le Dentu et Delbet). La cause de cette dégénérescence d'un des fragments est mal connue. Peut-être doit-on l'attribuer à ce qu'il se trouve privé de ses nerfs moteurs et trophiques qui pénétraient dans le segment le plus long. Nous verrons en effet plus loin (voir Atrophie musculaire, p. 182) que la section d'un nerf musculaire détermine l'atrophie du muscle correspondant, mais celle-ci ne va pas, cependant, jusqu'à la disparition complète, comme dans la réparation vicieuse dont nous parlons. La privation du nerf moteur n'empêche nullement, du reste, la régénération musculaire. Foinitzki a, dans une thèse récente, montré que dans un muscle énervé, au niveau d'un point lésé, l'apport des éléments plastiques conjonctifs et particulièrement des leucocytes est diminué, la cicatrice conjonctive est plus tardive, mais que la régénération des fibres musculaires est plus rapide que dans un muscle normal, ce que l'on peut attribuer à la moindre résistance qu'offre, au développement de jeunes éléments musculaires, un tissu cicatriciel plus lent à se constituer.

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16G ANATOMIK PATIIOLOOIQUE Dl" MUSCLE

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Voir également la bibliographie des paragraphes : Régression cellulaire, Régénération et Myosites (aiguës et chroniques).

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