VIII. HYPERTROPHIE MUSCULAIRE
L'augmentation du volume total d'un muscle ne suffit pas pour caractériser son état d'hypertrophie. Elle peut, en effet, relever non seulement d'une prolifération ou d'une hypertrophie des éléments striés, mais aussi d'un néoplasme infdtrant ce corps charnu ou d'une hyperplasie du tissu interstitiel.
Un gonflement limité ou diffus se voit au début des myosites y quand le tissu conjonctif est chargé de cellules inflammatoires. Dans certaines atrophies mtisculaires, la disparition des éléments striés est compensée, et au delà, par la production d'une quantité souvent énorme de tissu adipeux qui, non seulement masque l'atrophie, mais encore exagère le volume du muscle et lui donne un aspect hypertrophique, alors qu'il s'agit, cependant, d'une amyotrophie avancée. Tel est le cas dans la paralysie pseudo-hypertropliique. La macroglossie est également, le plus souvent, une pseudo-hypertrophie due à l'épaississement du tissu conjonctif ou à une dilatation des vaisseaux lymphatiques ou sanguins.
L'hypertrophie vraie d'un muscle, la seule dont nous ayons à nous occuper ici, est caractérisée par une augmentation du nombre (hypertrophie numérique) ou du volume (hypertrophie volumétrique) des fibres striées qui le composent.
Macroscopiquement, le muscle en hypertrophie vraie s'accuse par une saillie |)lus considérable, par un relief plus marqué de ses fais-