ÉPITHÉLIO.MA DES MUSCLES 4I'J
En présence de ces modifications, il n'est pas invraisemblable d'admettre que la cellule musculaire contribue^ au moins eu partie, à réitificatiou de la coque fibreuse qui enkyste certaines tumeurs intramusculaires.
En RÉSUMÉ, dans le muscle en voie d'atrophie par compression, les fibres au voisinage d'une tumeur enkystée disparaissent les unes par dégénérescence (cireuse, graisseuse, pigmentaire), les autres par atrophie simple. Celle-ci est marquée par tous les stades de la régression cellulaire (voir ce mot, p. 97). Finalement la fibre, arrivée à un certain degré d'atrophie, s'étrangle entre ses noyaux, devient moniliforme, se sépare au niveau de ses points rétrécis en cellules fusiformes qui perdent leur striation, prennent un aspect purement protoplasmatique et se confondent bientôt avec le tissu conjonctif dans lequel elles sont plongées.
La description qui précède s'applique aux muscles avoisinaiit une tumeur nettement limitée et agissant surtout mécaniquement sur les faisceaux striés qui l'environnent.
Lorsque la tumeur est envahissante, que ses limites sont mal fixées, les cellules néoplasiques s'infiltrent dans le muscle sur une certaine épaisseur, agissent individuellement sur les fibres striées qui réagissent de leur côté en montrant une prolifération de leurs corpuscules musculaires que tous les auteurs ont signalée depuis Schroder van dcr Kolk, Neumann, Weber, Fôrster, etc., etc.
Le mode d'envahissement et la réaction musculaire variant suivant la variété des éléments néoplasiques, nous aurons à les étudier à propos de chaque tumeur en particulier. Nous insisterons spécialement sur ce point à l'occasion du sarcome et de l'épithélioma dans lesquels les fibres musculaires présentent les modillcations les plus caractéristiques.