IX. Angiomes
Les angiomes primitifs des muscles sont rares. Cependant Teevan, Liston, Campbell, Morgan, en ont rencontré dans le demi-membra-
neux ; Legros, Clark, dans le grand dorsal ; Demarquay, dans le soléaire et dans le long supinateur; Nélaton et Tillaux, dans le rond pronateur ; Bichat, dans le triceps ; Cruveilhier, dans le biceps ; Volkmann. dans le Héchisseur profond des doigts. Aces faits, il faut ajouter ceux de Vircliow, Liston, Robin, Coote, Maisonneuve, Denonvilliers. Bérard, Lebert, Billrotb, Vincent, Magon, Schaw. Enfin, plus récemment, Muscatello, d'une part, Puporac, d'autre part, ont, chacun, rapporté trois observations personnelles. Les deux cas de lymphangiome relatés par Ritschl paraissent n'avoir envahi que secondairement le tissu musculaire.
Les différentes variétés d'angiomes peuvent se rencontrer dans les muscles.
Des trois cas observés par Muscatello, l'un concerne un angiome capillaire, le second, un angiome artériel, et le troisième, un angiome veineux avec thromboses et phlébolithes. La plupart des autres observations (Virchow, Robin, Vincent, Puporac, etc., etc.) concernent des angiomes caverneux vrais. Les fibres musculaires voisines sont refoulées et atrophiées par compression.
Dans les trois observations de Puporac le muscle était infiltré par de la graisse sur une assez grande étendue et les fibres musculaires en l)artie fissurées et crevassées. Entre les fibres musculaires, et au miHeu du tissu adipeux, on voyait des amas de cellules rondes ressemblant à des follicules lymphatiques.
I*our ce qui concerne la structure du tissu vasculaire, nous renvoyons à ce qui a été dit à ce sujet au chapitre consacré aux angiomca en général. L'angiome récidive souvent sur place, mais est rarement envahissant. Il semble que l'on puisse aujourd'hui attribuer à ces tumeurs une origine congénitale. Puporac tend à en rapprocher un certain nombre des observations rajjportées sous le terme de macrogiossie.