LES BANQUIERS
S’il fallait en croire le vulgaire, les banquiers seraient les enfants gâtés de la fortune -, pour eux le bonheur se présenterait, se multiplierait sous les formes les plus riantes. Cependant, il n’en est pas ainsi : les banquiers sont sujets à une foule d’infirmités opiniâtres et cruelles.
La goutte, les rhumatismes sont les suites inséparables de leur vie sédentaire. Les odontalgies sanguines^ les fluxions, la carie sèche et mille autres affections attaquent et détériorent rapidement leurs organes dentaires. L’existence
d’un homme qui fait le commerce de l’argent est troublée par tant d’inquiétudes, secouée par tant de vicissitudes, que le système nerveux en reçoit une commotion violente. Voilà pourquoi les banquiers et généralement toutes les personnes qui passent leur vie dans des comptoirs, des bureaux, éprouvent de violents maux de tête et perdent leurs dents de bonne heure.
Pour eux., l’hygiène dentaire est la même que pour les savants et les artistes, parce que leurs occupations tiennent le milieu entre ces deux professions.