LES TRAVAILLEURS EN PLEIN AIR
Les travailleurs en plein air, catégorie qui comprend toutes les personnes qui s’occupent des travaux d’agriculture, ont de tout temps excité l’intérêt et la sollicitude des médecins. Le célèbre Tissot dans ses conseils au peuple, sur les moyens de conserver la santé , leur a consacré un très long chapitre. C’est que cette classe, une des plus intéressante de la société, est sujette à toutes les affections dépendantes des nombreuses variations de la température. La pluie, le froid.
le chaud, le veut glacé de l’hiver., le souffle brûlant de l’autan, combattent sans cesse la force de leur constitution. L’homme des champs n’évite qu’avec de grandes précautions les catharres, les inflammations, les rhumatismes.
Inutile de dire que ses organes dentaires éprouvent la funeste influence de la température et du mauvais temps. Il n’est pas rare de voir des cultivateurs édentés à la fleur de leur âge, par suite de fluxions occasionnées par le passage subit d’une température chaude à une température froide.
Éloignés des grandes villes, ils ne sont pas à portée de recourir à l’art du dentiste: voilà pourquoi, ils ont besoin plus que tous les autres de nos conseils, et de préceptes hygiéniques.
Les travailleurs en plein air ne doivent jamais sortir nue tète; ils doivent aussi rejeter les coiffures trop lourdes.
Je leur conseille de porter habituellement des vêtements de laine, qui absorbent la sueur, mieux que les habits de toile. De prendre leurs aliments, ni trop chauds ni trop froids;
D’éviter de boire froid après avoir mangé des aliments chauds;
D’entretenir la propreté de la bouche ;
De rincer leurs dents avec des toniques ; ils pourront suppléer aux dentifrices, en mâchant du cresson > qui est un puissant anti-scorbutique et raffermit les gencives ;
De faire promptement le sacrifice des dents cariées, et de ne pas attendre que leur contact ait détérioré les autres.