LES CUISINIERS , LES PATISSIERS , ILES DISTILLATEURS
Ces ouvriers sont comme ceux dont je viens de parler exposés à l’ardeur du feu ; mais il y a dans leur genre de travail certaines causes délétères qu’il n’est pas hors de propos de signaler».
Les cuisiniers, vivant continuellement dans des lieux bas, ou ils respirent les émanations des viandes et des légumes, sont sujets au pléthore, aux maladies bilieuses. Les ventilations qui régnent ordinairement dans les cuisines occasionnent des coups d’air, des tumeurs aux gencives. Les affections dentaires des cuisiniers se réduisent à l’odontalgie sanguine, aux envahissements du tartre, aux ravages de la carie. Pour eux les mesures de propreté sont indispensables , s’ils tiennent à conserver leurs dents. D’ailleurs ils emploient pour leurs sauces et leurs ragoûts des acides, des stimulants qui sont très nuisibles aux diverses parties de la bouche. Je leur conseille l’usage fréquent de dentifrices toniques et émollients. Mon eau anti-scorbutique sera pour eux un préservatif des plus efficaces.
Les pâtissiers respirent des molécules de farine qui s’évaporent pendant le travail de la manipulation. Ces émanations finissent par devenir très funestes aux dents. Exposés comme les chaufourniers aux ardeurs da feu, ils ont les mêmes infirmités, et doivent suivre les mêmes remèdes prescrits par l’hygiène dentaire.
Les distillateurs vivent aussi dans des lieux
où la température est très élevéej ils sont, en outre, en contact avec des liquides dont l’ébullition produit des émanations acidulées qui attaquent l’émail des dents et le décomposent rapidement. Le moyen le plus efficace pour se mettre à l’abri des affections dentaires, sera, pour eux, d’user de dentifrices émollients, de se gargariser souvent la bouche avec du miel rosat, qui l’entretiendra dans un état de fraîcheur convenable, contrebalancera l’effet des acides.