LES MODISTES ET LES COUTURIÈRES
Travaillant toujours assises , dans une attitude contraire à la santé, les modistes et les couturières sont, à cause de leurs occupations sédentaires, sujettes à plusieurs affections très graves , telles que les rachitismes, les maladies de poitrine, ophtalmies chroniques, elles tumeurs scrofuleqses. On sait que le virus scofu-
leux, quel que soit sou mode de développement, porte principalement sur la bouche et les organes dentaires.
Pour détruire le mal dans sa racine , il convient de prescrire aux modistes, aux couturières et autres ouvrières dont les travaux sont à peu près les mêmes, des aliments assez substantiels pour entretenir tous les organes dans leur état normal. Elles ne doivent pas trop prolonger leurs veilles, parce que les travaux d’aiguille e xécutés à la chandelle, ont pour résultat des ophthalmies qui réagissent immédiatement sur les organes dentaires ; elles éviteront avec soin de couper le fil avec les dents ; ce qui les use et les ébranle à la longue.
La propreté de la bouche, des frictions et des lotions toniques préserveront leurs dents d’une décomposition prématurée.
LES DOREURS SUS MÉTAUX, LES ÉTAMEURS DE GLACES , LES BROYEURS DE COULEURS.
Ces trois catégories d’ouvriers ont à peine terminé leur apprentissage que des inflammations intestinales se déclarent avec la plus grande violence, et réagissent sur toutes les parties de la bouche.
Les doreurs sur métaux emploient des acides dont l’action délétère décompose l’émail des dents, ronge les gencives qui laissent souvent à nu les alvéoles.
Les étameurs de glaces se servent de compositions mercurielles dont tout le monde connaît l’action terrible sur les organes dentères.
Les broyeurs de couleurs absorbent des émanations de thérébentine et autres substances acides qui produisent la carie et accumulent sur les dents d’épaisses couches de tartre.
Ces affections, avec leurs caractères, leurs symptômes particuliers, sont toutes très dangereuses.
Le plus sûr moyen de ies prévenir est d’employer les anti-scorbutiques, ayant que le mal ait fait de grands progrès ; on peut même en atténuer les effets en mâchant du cresson le soir et le matin. Mais par-dessus tout, je conseille à ces ouvriers de prendre les plus grandes précautions pour absorber le moins possible les émanations des substances qu’ils manient, qu’ils élaborent, qu’ils décomposent toute la journée.