HYGIENE DENTAÏBE APPLIQUEE A LA VIEILLESSE
La verte vieillesse, qui ne diffère de là virilité que par un plus grand nombre d’années, peut partager les lois hygiéniques dentaires d’un âge dont elle partage encore les bénéfices.
Quant à la caducité et à la décrépitude, j’ai la douleur de dire que l’hygène dentaire a peu de ressources.
A celte époque de la vie les organes de la
bouche tombent dans une décomposition complète. Le tissu des gencives se détruit, se rétrécit, laisse à nu les dents qui vacillent, s’ébranlent et tombent sans douleur, sans effort, sans secousse comme les feuilles se détachent de l’arbre, au souffle des derniers jours d’automne.
Le seul préservatif que le dentiste peut prescrire aux vieillards consiste :
En lotions faites avec de l’eau parfumée avec des essences toniques ;
Ou frictions faites avec des décoctions mucilagineuses.
Ils doivent éviter, autant que possible, de broyer des corps durs,, parce que leurs dents n’étant plus fermes et solides dans leurs alvéoles, le moindre choc peut en accélérer la chute.
rière les follicules de la prerhière dentition, pour les dents de remplacement, et plus en arrière, dans l’épaisseur de la mâchoire, pour les autres. Les germes des différents dentitions sont renfermés dans la môme excavation des mâchoires, avant la formation des alvéoles et de leurs cloisons. Lorsque les cloisons des alvéoles., d’abord membraneuses, viennent à s’ossifier, alors il se forme des cellules osseuses distinctes pour chaque ordre de follicules, lesquelles se trouvent ainsi contenues dans des cavités séparées. Les vaisseaux dentaires alimentent également les deux ordres de follicules.
Les germes de la seconde dentition adhèrent, ■comme ceux de la première, aux gencives, au moyen d’un prolongement plein ou canaliculé, qui n’est rien moins que le canal dentaire ou l’appendice de leur membrame du follicule. Ce canal pour se porter à l’ouverture, passe par une petite ouverture qu’on rencontre à l’os maxillaire, derrière chaque dent de lait, sur la partie postérieure du bord alvéolaire. Ces petits trous sont très visibles au niveau des dents incisives et canines. À mesure que les dents de la deuxième dentition prennent de l’accroissement, les gros-
ses dents de lait vacillent, et finissent par se détacher, par tomber spontanément, presque entièrement privées de leurs racines; si on les arrache quand elles vacillent, elles en ont encore une grande partiel Quand on examine avec attention la cause de ces phénomènes, voici ce qu’on observe :
Les dents de la seconde dentition sont placées au-dessous et derrière les alvéoles des cellules de la première. En poussant, elles pressent sur la paroi postérieure des alvéoles des dents de lait. Cette pression détermine d’abort l’amincissement, puis la perforation de la cloison osseuse; les dents permanentes s’introduisent peu à peu dans les alvéoles des dents de lait par cette ouverture, et bientôt déterminent l’atrophie de leurs vaisseaux et l’absortion de leurs racines.
Il y a cinquante-deux germes pour toutes les dents, vingt pour la première dentition; trentedeux pour la seconde. Lorsque la première dentition s’opère, les arcades alvéolaires sont peu développées; aussi les dents de lait sont-elles d’abord serrées les unes contre les autres, mais les branches des mâchoires continuent de croître, et vers l’époque de la deuxième dentition,
comme elles se sont déjà beaucoup élargies, les dents de lait se trouvent écartées les unes des autres. Les os maxillaires ont donc acquis plus de hauteur et de largeur; cependant comme les dents incisives permanentes sont très larges, elles forcent ordinairement la canine de pousser sur un plan qui est antérieure au leur. Plus tard, les branches des mâchoires continuent décroître, et les deux petites molaires étant moins grosses que les deux molaires de lait qu’elles remplacent, il sefait de l’espace, et les dents se rangent d’une manière régulière sur les arcades alvéolaires; à mesure que les dents poussent, les mâchoires s’écartent l’une de l’autre, et la face acquiert de plus grande dimension dans le sens vertical. Les branches de l’os maxillaire se redressent, leur angle devient plus saillant , et la tubérosité maxillaire s’affaisse après la sortie des dents de sagesse.
Lorsque toutes les dents sont sorties, les deux arcades qu’elles forment par leur réunion ont une figure parabolique. La supérieure est un peu plus évasée que l’inférieure, qu’elle embrasse lorsque les mâchoires sont rapprochées. Le bord libre des arcades dentaires est ondulé,
il est simple dans sa partie antérieure que forment les dents incisives et canines. En arrière, il présente deux lèvres, à raison de la largeur plus grande des dents molaires, et de la disposition de leurs tubercules. De ces lèvres, l’externe est plus tranchante que l’interne à la mâchoire supérieure le contraire s’observe à la mâchoire inférieure (1).
Tel est l’ordre dans lequel s’accomplit le travail de la seconde dentition ; il me reste maintenant à décrire les accidents qui l’accompagnent, et à prescrire les moyens hygiéniques généralement connus ou qui me sont particuliers.
Les accidents ou symptômes morbides peuvent être classés dans l’ordre suivant :
1 ° Congestions sanguines.
2° Hémorrhagies nasales.
3 ° Ptyalisme muqueux et sanguinolent.
4 ° L’engorgement des glandes.
5 ° Maladies d’yeux et d’oreilles.
6° Eruptions crouteuses du cuir chevelu.
7 ° Dartres farineuses à la face.
( 1 ) Cloquet, Anatomie de Vhomme.
CONGESTIONS SANGUINES HÉMORRA¬