‹ Manuel d'hygiène dentaire à l'usage de toutes les classes et de toutes les professionsChapitre 99 sur 118 · GIES NASALES. — HYGIÈNE · texte numérisé non relu

GIES NASALES. — HYGIÈNE

Lorsque commence l’éruption des dents permanentes, les enfants ont déjà acquis assez de force vitale pour résister à des douleurs, à des affections morbideSj qui auraient ruiné leur tempérament à l’époque de la première dentition. D’ailleurs les accidents sont beaucoup moins graves. Les affections locales sont les mêmes que celles du premier âge, et on doit par conséquent employer le même traitement :

quant aux affections sympathiques elles diffèrent en beaucoup de points.

Les douleurs qui précèdent et accompagnent la seconde éruption dentaire sont quelquefois assez vives, assez persistantes pour déterminer des congestions sanguines, des hémorragies nasales : cela provient certainement de la grande abondance de sang que l’affection fait affluer à la tête. Les congestions peuvent être

très dangereuses, si elles deviennent cérébrales; et lorsqu’on ne s’y prend pas à temps, les jeunes malades meurent quelquefois le deuxième jour. Les hémorragies présentent aussi une assez grande gravité, parce que la perte du sang affaiblit considérablement les enfants qui on* indispensablement besoin de toutes leurs ressources vitales, surtout au moment de la formation de leurs organes.

On préviendra les congestions sanguines par des bains de pied légèrement sinapisés, en attirant par toutes sortes de moyens le sang vers les extrémités inférieures.

On arrêtera promptement les hémorragies, en lavant la tête avec de l’eau froide , en employant aussi les bains de pieds.

PTYALISME MUQUEUX.

Le ptyalisme muqueux et sanguinolent est une affection qui attaque principalement les gencives et les parois intérieures de la bouche. Aussitôt que cette affection s’annonce par les

premiers symptômes, les gencives se tuméfient, deviennent d’un rouge pourpre, mêlé de petites taches blanchâtres. Le ptyalisme n’est pas très douloureux -, mais si on n’y prend garde, si on lui laisse le temps d’envahir toute l’arcade alvéolaire, il y aura suppuration et décomposition des gencives : les alvéoles se trouvant élargies et délivrées de la pression des tissus extérieurs, les dents permanentes ne recevront plus assez de substances nutritives, pour arriver à leur développement normal, et la bouche éprouvera tous les ravages du scorbut.

Le meilleur moyen de prévenir et d’empêcher le ptyalisme est d’employer les boissons mucilagineuses , les gargarismes émollients. Si on voit que l’affection provient du sang ou d’une inflammation sympathique, on appliquera quelques sangsues derrière chaque oreille. J’ai soigné avec mon eau anti-scorbutique plusieurs enfants atteints de ptyalisme et j’ai eu la satisfaction de les guérir radicalement.

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