‹ Manuel d'ichthyologie fran©aiseChapitre 548 sur 623 · GENRE GONOSTOME. — GONOSTOUA, Uafiu · texte numérisé non relu

GENRE GONOSTOME. — GONOSTOUA, Uafiu

Corps allongé, com|rrinié, couvert de grandes écailles caduques ; points brillants, sur plusieurs rangées, le long de la région inférieure du corps.

Tête comprimée, non écailleuse; bouche très fendue ; bord de la mâchoire supérieure formé par les intermaxillaires et les maxillaires ; mâchoires munies d'une série de dents fort inégales, de longues, espacées, entre lesquelles s"en trouvent de fort petites ; palatins garnis de dents en velours.

Nageoires; première dorsale reculée, au-dessus de Tanale qui est très longue ; pectorales insérées vers le bas de la ceinture scapulaire.

LE GONOSTOME NU. — GOWSTOMA DENUDAT A,

Poiss. France, SuppL, p. 79.

Long. : 0,10 à 0,10 et plus. 0,19.

La hauteur du tronc est comprise de six à huit fois dans la longueur totale. — La tête est haute; sa longueur mesure, ou peu s'en faut, le quart de la longueur totale; la fente de la bouche s'étend jusqu'au préopercule ; la mâchoire supérieure est fort longue, elle est constituée en grande partie par les maxillaires ; les intermaxillaires sont peu développés ; les mâchoires portent une rangée de longues dents, entre lesquelles il y en a de très petites. Le diamètre de l'œil ne fait guère que le sixième de la longueur de la tête, il est à peu près égal à l'espace préorbitaire, à peine moins grand que l'espace interorbitaire. — La première dorsale, très reculée, commence dans le même plan que l'anale, mais finit beaucoup moins loin en arrière ; la caudale est fourchue ; en dessus, comme en dessous, elle est armée, à la base, de six à sept crochets très aigus.

Br. V\ ou 14. — D, 14 uu 15 — ; A. '^0; C T2: W 10 ù 12; V. G à 8.

o42 SCOPÉLIDÉS.

Le dos et le ventre sont d'un blanc teinté de brunâtre, les cotés argentés. Les nai^-eoires sont pâles. Des points brillants, disposés en séries, se montrent vers le profil inférieur, depuis le bord inférieur de Finteropercule jusqu'à la racine des rayons inférieurs de la caudale.

Habitat. Méditerranée, excessivement rare, Nice.

M. Bellotti, à propos du Gonostoma denudaia^ écrit [Appiinti, p. 1:H): Anche qui la stessa osservazione corne per lo Smaris insidiator C. V. {loc. cit. p. 125) : I due esemplari che i fratelli Gai qoedirono al Museo di Parigi e al doit. Moreau, lasciando o facendo credere chefossero provenienti da Nizza, erano invece di Palermo e dame ceduti corne tali... ai dettiGal. — M. Bellotti ajoute que divers autres Poissons : Fierasfer dentahis, Scopelus /îis.so, Maurolicus attenuatiis, M. poweride^ Jehthyococcus ovatus... furono da me ceduti ai medesimi {fratel. Gai). — Aux explications que je leur ai demandées, MM. Gai m'ont répondu : M. Bellotti nous a vendu, et non dati ne ceduti, les espèces de Poissons dont vous nous parlez; nous avons trouvé sur notre marché le Smaris insidiator très frais ; ceux que M. Bellotti nous a vendus étaient en très mauvais état et nous n'avons pu les utiliser. — Par conséquent les spécimens, qui ont été envoyés à Paris, par MM. Gai, en fort bon état de conservation, ne viennent nullement de Palerme, ainsi que l'affirme M. Bellotti. — MM. Gai ont trouvé à Nice quelques spécimens de Fierasfer dentatus, plusieurs exemplaires de Poro^ branchas linearis, Kaup ; M. Bellotti a trouvé lui-même à Nice, en 1888, un très beau P. linearis ayant 0™,17 de longueur totale, et, suivant lui, ce P. linearis, à cause de sa taille, lui semble plutôt la forme larvaire du F. dentatus que le jeune du F. acus. — Quant aux autres petits Poissons, Scopelus Risso, etc., ils sont fournis à MM. Gai par les gamins qui vont les chercher dans les corbeilles de Foutina qu'on pêche en abondance à Nice, à l'époque du printemps. — Dans leur lettre du 22 novembre 1891, MM. Gai me disent : Il y a environ deuxmois, en présence de M. l'abbé Vérany, directeur de notre Musée, nos pêcheurs nous ont apporté, dans une puisette en bois, avec de l'eau de mer, un très joli Gonostoma dcnudata vivant, long de 0™,19; il ne lui manquait pas une écaille. — Ce fait est concluant ; je m'abstiens de toute réflexion.

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