LEPARALÉPIS SPYRÉNOIDE. — PA/i .4 LEPiS SPHYR.EjSOIDES
Riss.
N. vulg. : Liission, Nice.
Long. : 0,15 à 0,30.
La hauteur du corps est contenue douze à quatorze fois dans la longueur totale, et la longueur de la tête cinq fois et quart à cinq fois et trois quarts; la mâchoire supérieure est garnie de dents excessivement fines, crochues, à pointe tournée en arrière ; la mandibule a près de la symphyse quatre dents mobiles; les deux antérieures sont extrêmement petites, les deux autres sont plus développées, très aiguës, à pointe dirigée en arrière ; après un espace vide, il y a, sur chaque branche de la mandibule, une rangée de huit à dix dents écartées fort pointues, mobiles, entre lesquelles s'en trouvent souvent de très petites. Le diamètre de l'œil est compris quatre fois et demie à cinq fois dans la longueur de la tête; il fait la moitié
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de l'espace préorbitaire ; il est plus i^rand que Tespace interorbitaire. — La ligne latérale, bien marquée, est composée d'environ 7:2 écailles très minces. — La première dorsale commence tout à fait en arrière des ventrales; la caudale est fourchue.
D. 10 — 3 à G; A. 28 à 30; C. 16 à 18 ; P. VI ou 13 ; V. 8 ou 9.
Le corps est d'un blanc transparent sur le dos, argenté sur les flancs. Les nageoires sont pâles.
Habitat. Méditerranée, rare, Nice.
Le nom de genre Paralepis n'est pas de Risse, comme l'indique M. Bellotti (App., p. 136), mais bien de Guvier, ainsi que je Tai rappelé (t. III, p. ol8) ; un critique devrait au moins faire des citations exactes. Qucmdo nel 1877, écrit M. Bellotti, publicai la Memoria sui Paralepidini del Mediterraneo la specie P. Guvieri, Bp. {Mem., p. 3, D. 10, A. 23), mi era nota soltante pel ceiuio datone dallo stesso autore (F. it.) e per la figura inserita nel Cuvier Règne anim. illust. (pi. 18, fig. 2). — Si M. Bellotti avait été au courant delà science, il n'aurait pas commis, dans son étude sui Paralcpidim, une confusion aussi étrange. Plus de trente années auparavant, en 1846, dans son Cat. Pesci Eiirop., C. Bonaparte avait nettement exposé son opinion, je l'ai rappelé dans SuppL, p. 120; il ne parle ni de P. Cuvieri, ni de P. Risso, il cite seulement le P. coregonoides, Riss., Hist. nal. fig. 15 [Cat., p. 35, n^ 292). — Pour augmenter l'embarras, M. Bellotti dans ses Appunti, p. 138, veut que la désignation de P. Risso, Bp., devienne synonyme de celle de P. coregonoides, Risso, de ses Paralepidini, avec A. 30. — C'est un vrai chaos. — Nous voyons P. coregonoides, Riss. (dans Paralep. p. 2, n° 4) avec D. 10, A. 30 et P. coregonoides, Riss. (dans App., p. 140, n° 5) avec D. 10-2; A. 23. — Le P. Risso, Bp., ea? Bellotti, App., p. 138, ne peut, d'après ce qui précède, être conservé dans la science sans faire naître de nouvelles confusions, il doit être remplacé par le P. pseudocoregonoides, Sarato; c'est le seul moyen de s'y reconnaître.
Avant que j'eusse fait remarquer, dans SuppL, p. 120, que le Paralepis de l'atlas du Rcg. Anim. a l'anale composée de trente rayons, M. Bellotti trouvait la figure bonne, et la donnait, dans Paralepidini del Mediterraneo, p. 3, comme représentant son P. CurAeri, D. 10, A. 23, avec l'insertion des ventrales sous le troisième rayon de la première dorsale ; depuis mon observation, M. Bellotti prétend que la figure est inexacte, qu'il y a trop de rayons à Taiiale, et il
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l'indique dans Appunti, p. J40, comme étant Timage du P. coregonoides, Risso, m Cuv Règ. Aiiim. illustr., pi. 18, fig. 2 {colla riduzione délia puma anale a soli 23 raggi in luogo di 30 erroneamente fignrati). — M. Bellotti use de singuliers procédés pour essayer de justifier sa manière de voir ; il aurait beaucoup mieux fait de reconnaître qu'il s'était trompé ; non, il affirme, contre toute évidence, qu'il y a 30 raggi anal'i figurati per errore d'incizione invece de 23. — Le nombre de 30 rayons à l'anale est le nombre normal, et c'est, on ne peut en douter, d'après les indications de Valenciennes que le dessinateur a tracé les trente rayons. — Valenciennes regardait, avec raison, comme étant identiques, le P. coregonoides, Règ. Anim. ilL, pi. 18, fig. 2, et le P. coregonoides, décrit Hist. nat. Poiss, t. III, p. 337, et fig. pi. 66-67. — La figure de l'atlas du Règ. Anim. est très exacte telle qu'elle est, le retranchement de sept rayons à l'anale la rendrait méconnaissable. M. Bellotti a peut-être examiné cette figure, mais assurément il ne l'a pas comprise. — Pour démontrer que cette figure [Règ. Anim.) est l'image fidèle du P. coregonoides, C. V. t. III, p. 357, je vais, laissant de côté la question du nombre des rayons de l'anale, emprunter à M. Bellotti lui-même, la formule qu'il a donnée du nombre des rayons des dorsales, ou plutôt de la seconde dorsale, qui seule présente de l'importance pour la détermination de chacun de ces deux Paralepis :
P. coregonoides, Risso (Bellotti, App., p. 140, 141), D. 10-2 ; A. 23. P. Risso, Bp. (Bellotti, App., p. 138-139), D. 10-6; A. 30. Un simple coup d'œil jeté sur la figure 2, pi. 18, atlas Règn. Amm., ou même sur la reproduction assez mauvaise qu'en a donnée M. Bellotti [App., fig. 7), suffit, d'après lenombre des rayons de la seconde dorsale, pour juger à quelle espèce doit être rapportée la figure en question; il y a concordance entre le nombre des rayons de l'anale et celui des rayons de la seconde dorsale. — M. Bellotti aurait pu se dispenser de faire ces nouvelles confusions; ses travaux sur les Paralepis sont incompréhensibles.
Quant aux singulières erreurs, commises par M. Vinciguerra relativement àla position de l'anale chez les Paralepis, et que j'ai relevées dans SuppL, p. 124, M. Bellotti écrit : [App., p. 137) Riguardo alla confusione apparente dalla descrizione data dal doit. Yinciguerra del Paralepis Cuvieri, è évidente che deçà attribuirsi unicamente a errore di stampa. Quoi, une faute d'impression ! C'est inexact. M. Bellotti le sait aussi bien que moi ; pour le prouver, je n'ai rien de mieux à faire que de reproduire la citation du texte de M. Vinciguerra, qui se trouve dans Suppl. p. 124. La Paralepis Cuvieri... è bcne distinta per la poslzione délia plnna anale, inserita sotto il terzo raggio délia dorsale
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e foniUa di soli 23 raf/gi, mentrc la vcra coregonoidcK ha ranalc inserita sotto il i^ettimo raggio d'irsdic c fornila di 30 raggi. Où est-elle cette faute d'impression?
A propos du genre Gobiiis, Appnnti, p. 116, j'ai cité le travail de M. C. Sarato, sur la vessie natatoire des Gobies, dans Mamiel, p. 166, feuil. Il, impriniéelo 27 mai 1891, avant que M. Hellotti eût présenté son Mémoire à la Société italienne des Sciences naturelles de Milan.
Fcuiiille des Sabuonldvs, Sahuonidu'.
Corps allongé, couvert d'écaillés lisses.
Tête nue; de forme variable; bord de la mâchoire supérieure formé par les intermaxillaires et les maxillaires.
Yeux latéraux, entourés généralement d'une paupière adipeuse.
Appareil branchial ; ouïes largement fendues; pseudobranchies.
Nageoires; première dorsale soutenue par des rayons simples et par des rayons branchus; seconde dorsale adipeuse.
Vessie natatoire grande, à un seul lobe, généralement pourvue d'un conduit pneumatophore. — Canal intestinal; estomac en cul-de-sac; appendices pyloriques manquant rarement. — Ovaires sans oviducte ; œufs tombant dans la cavité abdominale avant leur passage au dehors.
La famille des Salmonidés est composée de six genres.
a. Mâchoire supérieure allaut eu arrière plus loin
que le diamètre vertical de l'œil h.
Mâchoire supérieure alhmt en arrière moins loin
que le diamètre vertical de l'œil c.
h. Mandibule pas plus avancée que la mâchoire supérieure 1. Saumon.
Mandibule plus avancée que la mâchoire supérieure. 2. Éperlan.
c. Diamètre de l'œil moins grand ou pas plus grand
que l'espace préorbitaire d.
Diamètre de l'œil d'un tiers au moins plus grand
que l'espace préorbitaire (> . Mighostome.
d. V^ dorsale aussi longue que la tête 3. Thymalle.
— moins longue que la tête e.
c. Écailles de la ligue longitudinale au nombre do
plus de 65 4. Corégone.
Écailles de la ligue longitudinale au nombre de moin? de 55 5 . Argentine.