PAR RAPPORT AU MARIAGE
U. — L'Eglise admet-elle le mariage?
R. — Elle l'admet, mais elle le déteste.
Or — Apprenez-nous ce qu'elle dit du mariage?
R. — Le pape saint Cirice nomme le mariage «une immondicité, une pollution de la chair. » Pascal, qui est versé dans la morale chrétienne, dit « que le mariage est la plus périlleuse et la plus basse des conditions du chrétien. » Saint Jérôme est un peu plus conciliant : « Nous acceptons le mariage w dit-il « mais pour lui préférer la virginité. » Saint Augustin nous apprend que « la volupté est de soi mauvaise, et que le mariage n'est pas un bien. » S'il peut y avoir de la chasteté dans le mariage, c'est seulement à la condition que les époux, en aucune circonstance^ ne perdent jamais le but de leur union qui est de procréer des enfants, non pour le plaisir de les faire et de les
(1) « Il y a deux espèces de mariage chez les sauvages, » dit Chàteaubriant « le premier se fait par le simple accord de la femme et de l'homme; l'engagement est pour un temps plus ou moins long tel qu'il a plu au couple qui se marie de le fixer : tel était à peu grès le concubinage légal en Europe dans le VIII« et le IX« siècle. »
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MANUEL b'iNSTKUCTlON LAÏQUE
aimer, mais pour accroître le nombre des serviteurs de Dieu. )) Pouvoir rester vierge, môme et surtout dans le mariage, demeure la vertu suprême : donc abomination du mariage.
PAR RAPPORT AU DIVORCE Eï A L INCESTE
Q. — L'Église admet-elle le divorce ?
R.— Non, l'Église n'admet plus que les époux divorcent, mais il y a eu des temps où elle admettait cette institution de haute moralité.
Q. — L'Église n'a-t elle pas béni des mariages incestueux?
jl. — Si, l'Église a été jusqu'à bénir des mariages entre frères et sœurs (1).