‹ Manuel d'instruction laique [microform]Chapitre 15 sur 47 · PAR RAPPORT A L ENFANT · texte numérisé non relu

PAR RAPPORT A L ENFANT

Q. — L'Église n'admettant le mariage que comme une condition basse et vile, comment considère-t-elle l'enfant ?

R. Comme une chose qui doit lui ôtre entièrement consacrée, comme le bien de TÉglise plutôt que le bien des parents (2).

(1) Ancieanement TÉglise avait rhabitude de bénir les draps du Ut nuptial, et elle refusait la communion aux veuves, excepté aux veuves des prêtres. La bénédiction d'un mariage quelconque était une affaire d'argent.

(2j Des histoires récentes disent la façon dont TÉglise aimerait à capturer tous les enfants : celle du jeune juif Mortara, à Rome, et ceUe de la jeune juive Sarah Mayer-Lennervier, plaidée devant la cour d'assises du Puj-îde-Dôme, deux

Q. — La religion inspire-t-elle à l'enfant le respect et Tamour de ses parents?

R. — Non. L'ancienne loi disait : « Honore ton père et ta mère afin de vivre longuement sur terre », mais, après la venue du Christ, il ne faut plus vivre longuement, la mort anticipée est un bonheur, et c'est de peu les titres de père, de mère, de frère, de sœur, donnés par la nature. Jésus dit : « N'appelez personne sur la terre votre père, car vous n'avez qu'un père qui est dans le ciel ». Saint Paul dit : « Obéissez à vos parents, mais seulement selon la loi du Seigneur )>.

Q. — L'Église n'accorde-t-elle donc aucune autorité aux parents ?

R. Si, l'Eglise accorde aux parents une autorité exorbitante pourvu que cette autorité s'exerce en vue de la consécration de l'enfant à l'Église. L'Église autorise . le père à consacrer son fils à Dieu, dans un monastère, dos son bas âge, sans que ce fils puisse quitter le monastère à moins qu'on ne le remplace par un homme du même âge et de la même force que lui au moment de son départ (1).

enfants enlevés à leurs parents sous prétexte qu'ils avaient été baptisés, à l'insu de leur famille, et que tout baptisé étant chrétien est la propriété de l'É^^lise. Même histoire celle de Tabbé Mallet et de Louise et Elisabeth Bluth, plaidée devant la cour d'assises du Nord. L'Étrlise voudrait enlever tous les enfants pour ^u faire des serfs et exploiter leur travail, ce que les couvents font déjà pour quelques-uns.

(1) L'Église s'est souvent élevée contre l'autorité attribuée au père daus l'antiquité, mais n'était-ce pas un pouvoir plus exorbitant que celui de tuer, celui de clouer pour sa vie entière soii enfant dans un cercueil?

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