APTA JULIA
Cùrdi Virginis addictissima, seipsam suorumque d- ^m corda dat, dicat et dedicat; potiùs mort patata IWb» Mariano non vivere Cordi,
c La ville d'Apt et tous ses citoyens se donnent, se I dévouent et se consacrent au Cœur de Marie , et sont I prêts à sacrifier leur vie plutôt que de renoncer au I eaïie àe ce Cœur virginal. «
Les souverains Pontifes adoptèrent bientôt toutes pieuses associations et les enrichirent de nombreui indulgences. Déjà, le 2 juin 1668 , le cardinal de Y< dôme , légat à latere du Siège apostolique , avait , nom du pape Clément IX , approuvé la dévotion l'office public du saint Cœur de Marie; et en 1674, Saint-Père, Clément X, le premier qui accorda indulgences aux associations formées en Thonneur saint Cœur de Marie , donna six bulles d'indulgenc=^^c* aux églises de la Congrégation de la Mission fondée p— ^«ar le Père Eudes, avec pouvoir d'y ériger des confrori^^^^ Ses successeurs continuèrent de favoriser cette sai œuvre, et nous trouvons qu'en l'année 1743, déj dans tout le monde catholique, quatre-vingt-quatiassociations avaient été érigées à l'honneur du saint Cœur de Marie et comblées d'indulgences par 1p -^^ souverains Pontifes. Mais ce que nous remarquons av^ '^^ joie et une sorte de gloire, c'est que, sur ces quatr^""'^®' vingt-quatre associations, notre Église de France, dar^^^ -*^^ le sein de laquelle cette pieuse dévotion ainsi que celt -^ au divin Cœur de Jésus ont pris naissance, notr:^^^^ Église de France , si dévouée au culte et à la gloire df^^^ Marie, notre Église de France en possédait cinquante!^ -^
trois : le diocèse de Paris en avait une dans l'éfîlise d
Bénédictines du Saint-Sacrement, située dans la ru» ^-^" Saint-Louis au Marais. Tout ce que nous venons d^ ^^^ dire a pour but de calmer les inquiétudes de certains ^^^^ esprits ombrageux qui craignent toujours que les acte^ ^^^ de la piété chrétienne ne prennent quelque couleur^ ^ '' de nouveauté, en leur montrant que ceux que nou^ leur proposons ont dc^jà près de deux siècles d'existence—-
Aucun de ces monuments de la piété de nos père^^ ^^ n'existe plus. Ils ont été tous anéantis pendant l'épou-^ — yàu\MQ cataclysme d'impièV^ c\\xv\^NBi;g^<ï,^uolce\)alrie
DB l'àrchiconfrérie. 251
la fin du siècle dernier. Ainsi, les richesses et la Iséricorde du très-saint et immaculé Cœur de Marie , itre bouclier, notre rempart contre les assauts si nltipliés que nous avons à essuyer de la part de mpiété , et de cette lave de la corruption de tous les ces qui nous inonde , ses richesses et sa miséricorde mbaient dans Touhli et commençaient à nous devenir connues. Et pourtant, fut-il une époque , depuis Fé- Uissement du Christianisme, où le monde entier, )tre France surtout, eurent plus de besoin que dans !S jours de contradictions et d'épreuves , de voir se innir en leur faveur la multiplicité de tous les secours ikstes?
En effet, à ne considérer que la France, quel affreux iMeau ne nous offre-t-elle pas sous le rapport moral? Le ai social est prêt à se dissoudre. Les antiques vertus e nos pères sont étoufTées sous le poids de la superbe t de la cupidité. L'esprit d'orgueil et de révolte posîde tous les esprits. La subordination est en horreur à MIS, ainsi plus de société possible. Le feu de la cupidité mbrase tous les cœurs. De l'argent, de l'argent ! voilà I vœu unique et universel , et pour le réaliser, dans nel abîme de honte et de déshonneur sommes-nous sscendus ! Plus de sincérité, plus de bonne foi, plus de krelé dans le commerce, dans les conventions sociales. es surprises, les fraudes , les fourberies sont devenus 8 jeux de la société. Et bientôt, si Dieu n'y met la ain y la considération deviendra le partage exclusif de ux qui sauront le mieux les exercer. Un libertinage iâme, et qui ne prend plus la peine de se voiler, fDge la société, porte audacieusement l'opprobre et le isespoir dans le sein des familles. Des crimes, et les us alireuses atrocités inouïes chez nos pères, viennent os les watins nous i éveiller de leurs e{!^o^^\<^^x^^^%«
Bientôt leur rcpëtition, leur multiplicité nous trouvchront froids et indifférents. Déjà on en a dressé des statistiques ! et la foule hébétée ne voit dans ce martyrologe de la société qu'une histoire ordinaire. La jeunesse est livrée au débordement des mœurs, consume sa santé, épuise ses forces, éteint en elle tout sentiment honnête et généreux par les excès de la débauche effrénée. L'enfance elle-même se corrompt sous nos yeux. Enfm , Taffreux suicide est devenu une habitude et menace de passer dans les mœurs du siècle. Et si de k société nous descendons dans la famille, quel affligeant spectacle ! Fidélité conjugale , gloire et fondement du bonheur des familles , qu'êtes-vous devenue ? Et vooif sainte émanation du pouvoir divin , autorité paternelle que les peuples les plus barbares ont constanunent^ nérée, quels vestiges reste-t-il de vous?
La question est superflue. Des parents sans foi ont élevé sans crainte, sans notion de Dieu, des enfants qui les ont bientôt méprisés , et qui n'ont vu dans leur autorité qu'un joug insupportable qu'ils se sont hâtés de secouer. Soit que nous considérions l'état de la société ou celui de la famille, il est clair que nous marchons à la barbarie sous le rapport moral.
Sans doute à certaines époques de notre histoire, le France eut des temps aussi malheureux que le nôtre* mais elle avait conservé le remède à ses maux. La foi* ce don de Dieu , cet unique principe de la vie moitileet spirituelle des nations, la foi n'était pas éteinte. ÀU' jourd'hui, nos maux sont plus profonds et échappent au remède. La religion est abandonnée, la foi et ses divines vérités sont honnies par le plus grand nombre. L'impiété , le brutal athéisme , le matérialisme le plus grossier tiennent au milieu de nous leurs écoles publiques. De ces cbsôie^ &^ ^<&\^qxi<c;& à&^^f^KlNssQ^^
BB L^A&CHIGOKFRÉEIB. 283
dsons qui vont infecter Tesprit et le cœur d*une jeuesse sans expérience qui menace d'augmenter nos lanz en les perpétuant.
Quel remède opposer à tant de désordres, à tant de lanx? Tous les moyens humains sont insuffîsants , et e peuvent être que de faibles palliatifs. Toutes les snfatives de ce genre, essayées jusqu'à ce jour, n'ont B d'autre effet que de grossir le torrent , en le comrimant pendant quelque temps , pour le rendre en- Edte plus impétueux dans ses ravages. Cependant JMis ne sommes pas destinés à périr actuellement. ïmt de grâces accordées, tant de traits journaliers de I miséricorde divine nous rassurent contre cette ndnte. Notre salut est donc quelque part. Oui , il est ÉDS les trésors de la bonté miséricordieuse du Seilieur Dieu, qui nous dit encore, comme autrefois par t bouche de ses prophètes : « Reviens à moi , cou- : pable nation , et je ne détournerai point mon visage : de toi, parce que je suis saint et plein de miséri- [ corde , et que ma colère ne durera pas étemellet ment. Convertissez-vous, enfants rebelles, revenez ( h moi , et je vous recevrai , parce que je suis Tépoux : de vos âmes, et que je vous aime tendrement. C'est i pourquoi je vous recueillerai vous tous qui revieni drez à moi , en quelque petit nombre que vous ; soyez , quand il n'y en aurait qu'un d'une ville ou : deux d'une famille. » Jérémie, 5.
Le saint roi de Juda, Josaphat, près d'être assiégé Itns Jérusalem par les armées réunies des Moabites, les Ammonites , des Iduméens , s'adressa au Seigneur I lui dit avec autant d'humilité que de confiance : i Vous qui êtes notre Dieu , ne ferez-vous donc point i justice de nos ennemis? Nous TecotmaL\sç.çyû& a;v3»fc
BOUS n'avons poUè^ assez de forces poux Té,?Às\Kt ^
254 MAlfUBL
« toute cette multitude qui vient fondre sur nous*. « Mais comme nous ne savons pas même ce que nou^ « avons à faire, il ne nous reste d'autre ressource « que de tourner les yeux vers vous , pour implorer K « secours de votre puissance et de votre misëricorde. Paralip., 2-20.
Oh! sans doute ce cri de la détresse et de la coi^ fiance a été poussé bien des fois vers le ciel par taL~n de pasteurs zélés, dans Taffliclion profonde dont 1^ accablait le peu de fruit de leurs travaux et de leuz-i efforts dans rœu\Te du salut des âmes, par tant d'àai«3i religieuses et ferventes qui voient avec une douleu.r si vive les ravages que Fimpiété fait sur la terre. Il a été entendu; et pour réponse le ciel nous a donné un signe qui, comme celui qui fut donné au premier empereur chrétien, porte avec lui (nous Tespérozxs et nous en avons déjà acquis la douce expérience) lav signe qui porte avec lui le gage et l'assurance de 1>^ victoire. In hoc signo vinces.
Et quel signe? nous Favons déjà dit, mais il nca-^ est doux de le répéter; Tobjet le plus saint apr^ Dieu, le plus doux, le plus tendre, le plus compatit sant et tout à la fois le plus puissant sur le cœur C Dieu : le Cœur de Marie ! Déjà son nom, si doux à prc noncer, est pour nous la source d'une espérance qui r peut défaillir. Mais son Cœur , miroir sur lequel vie? nent se réfléchir tous les traits de la bonté divine, abir inépuisable dans lequel le Dieu trois fois saint a dép tous les trésors , toutes les richesses de son amour sa clémence, de sa miséricorde et de sa toute-p sance. Très-saint et immaculé Cœur de Marie, le pur, le plus saint de tous les cœurs des enfant hommes, le seul dont le souffle du péché n'a j/ approché f que la corrui^Uou du tombeau a res
DE l'àrchiconfrérie. 255
OBiir sacré de Marie , image vivante du divin Cœur de ims , recevez les hommages de notre vénération , de itre amour et de notre confiance.
D*autres nous ont précédés dans Faccomplissement i cet acte religieux; nous avons vu que dans les ides précédents les souverains Pontifes avaient érigé I grand nombre d'associations dans cet esprit. Mais Staient en quelque sorte des dévotions particulières, sales, qui n'avaient point de centre commun; et jourd'hul, notre Saint-Père le Pape, Grégoire XVI, at bien ne pas s'en tenii* à bénir, à confirmer par a autorité apostolique la petite Association érigée lis Téglise de Notre-Dame-des-Victoires, à Paris, lis il daigne, en vertu de cette puissance apostolique d xi*a point d'égale en extension sur la terre , il dai* le élever à la dignité d'Archiconfrérie ' la susdite Mociation. Il lui accorde , et à tous les membres qui composent, la jouissance de tous et de ciiacun des oits, privilèges, honneurs et induits dont ses prédéiteurs ont enrichi les autres archiconfréries déjà istantes, ceux même qu'elles ont acquis par l'usage I la coutume , et encore la faculté de jouir de tous iox que la grâce apostolique pourra leur concéder ir la suite. Il l'enrichit d'un grand nombre d'indulnces. Bien plus, le Vicaire de Jésus-Christ, dont la dssance embrasse tous les temps et tous les lieux , ioorde à perpétuité aux Directeurs de l'Arcbiconfrérie
1 Le nom d'Archiconfrérie signifie confrérie mère. La so- Hé qui porte ce titre a le droit de s'associer, de s*agréger des MUm particulières, pourvu qu*cllcs aient le même but, de I fidre participer à toutes les grâces, à toutes les faveurs qui 1 ont été personnellement accordées. Ces sociétés une fois ^tégée» devienneat et restent les membres de V Arc\àeoiiU^m«
256 VÀNUEL
érigée dans Féglise de Notre-Dame-des-Victoires, à Paris, en Fhonneur du très-saint et immaculé Cœur de Marie, pour obtenir la conversion des pécheurs, la faculté et le pouvoir d'agréger à FArchiconfrérie toutes les associations , confréries déjà érigées ou qui seronf érigées par toute la terre, excepté dans la ville de Rome, pourvu qu'elles portent le titre du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie , et qu'elles aient pour fin d'obtenir par ses mérites la conversion des pécheniSt et de leur communiquer la participation aux grto et indulgences accordées à FArchiconfrérie '.
Honorer le saint Cœur de Marie , implorer la puisr sance de sa protection , tel était le but des hommages des anciennes associations. L'Archiconfrérie embiasse de toute la puissance de ses sentiments ces vœux* ces hommages. Elle y ajoute un autre vœu : celui de la conversion des pécheurs , qu'elle implore de la démence divine par les mérites et la puissance du trèssaint et immaculé Cœur de Marie. « Jésus-Christ, dll « saint Paul , est mort pour tous les hommes , il est 1^ t( rédempteur, le sauveur de tous les hommes ; il a été « crucifié pour que le règne du péché soit détruit c( en nous, et que désormais nous ne soyons plu^ « asservis au péché. » Et FArchiconfrérie, s'unissant ^ ces divins sentiments , ne fait aucune distinction entr^ les pécheur? ; elle les comprend tous dans les vœu^ de sa charité. Hommes égarés dans les plus vains , le^ plus absurdes systèmes, athées, matérialistes, déistes < panthéistes, vous tous, quels que soient les noms ab-' surdes et déshonorants dont on vous appelle, vous êtes les ennemis de Dieu, de son Christ et de sa sainte Église. Aveugles téméraires, vous avez Faudacc de
•I ' Voir le Bref , page ^^, <
luerre à FÉtre infini qui vous a tirés du néant. ice TOUS supporte, elle aura un terme, et le sa terrible justice pour chacun de vous n'est , Votre éternité!!! cette seule pensée nous crainte et d'horreur. Vous rendez justice à vos à vos blasphèmes impies , en vous imaginant 8 sommes vos ennemis. Quelle erreur est la 3us vous aimons d'autant plus que vous êtes eux et menacés de le devenir d'un malheur it infini. Quelque cruellement sensibles que lur nos cœurs les coups que vous nous portez , rent qu'offrir pour vous , accompagné de leurs aents, le vœu de la divine clémence prononcé alvaire : « Mon Père , pardonnez-leur , car ils ent ce qu'ils disent , ni ce qu'ils font. » 18, pécheurs , vous qui tenez encore à Dieu libles étincelles d'une foi qui n'a pas tout à fait Q flambeau , demi-chrétiens dont les œuvres at tous les jours la profession et la foi , vous {ue Dieu ne vous a tirés du néant que pour j contribuiez à sa gloire par l'œuvre de votre ition, qu'il vous instruit dans son Évangile îue vous vous prépai^ez , en vous comparant : stérile qui épuise inutilement la terre, et bon qu'à couper pour être jeté au feu. Vous z pas comprendre qu'on renonce Dieu aussi les œuvres que par le refus impie de croire soumettre aux vérités de la foi , et que c'est ute espèce de pécheurs que Jésus-Christ proii anathème : a Je renoncerai devant mon ui est dans le ciel quiconque m'aura renoncé les hommes. » Pécheurs, « je ne sais qui tes, ni d'où vous êtes. Retirez-vous loin de ommes à'mquités^ je ne vous couxyaÀ!& ^. i^
t58 HAKUXL
Vous ne voulez pas lire et méditer ces oiades dlvitii.
« Le Seigneur est un Dieu jaloux, et un Dieuteo- ^
tt gcur : le Seigneur fait éclater sa vengeance, etiila « fait avec fureur. 11 se venge de ses ennemis, et il M ■ « met en colère contre ceux qui le haïssent. Le Sei- j « gneur est patient, il est grand en puissance, il dif- i « fère à punir : mais il punit à la fin , il punit avec i « un souverain pouvoir. Car le Seigneur est si grand « (lu'il marche parmi les tourbillons et les tempêta» « el sous ses pieds s'élèvent des nuages de poussière. « 11 menace la mer, et il la dessèche ; il change, quand « il lui plaît, tous les fleuves en un désert, il ébranla « les montagnes , il désole les collines. La terre, la a monde et tous ceux qui Thabitent tremblent devant a lui. Qui pourra soutenir sa colère? qui lui résistera « lorsqu'il sera dans sa fureur? Son indignation se « répand comme un feu , et elle flEdt fondre les pienti « même. » Proph. Nahum,, i .
Cessez donc de vous laisser aveugler par une cou-* pablc présomption , et ne dites pas : « La miséricorde <x du Seigneur est grande ; il aura pitié de ma fàr^ « blesse , il me pardonnera la multitude de mes pé-*^ « chés. Car sa colère éclatera tout d'un coup, eti^ « vous perdra sans ressource au jour de sa ven-***^ « geance. » Eccli,, 5. Écoutez la vérité étemelle, kr juge souverain des vivants et des morts ; écoutez Jésua- Christ, vous dire dans son Évangile : a Le ciel et la (( terre passeront, mais mes paroles ne passeront « point ; elles s'accompliront infailliblement. » Et vdd l'arrêt de sa justice inexorable : « Si vous ne vous con- « vertissez , vous n'entrerez point dans le royaume des <K deux; si vous ne faites pénitence, vous périrez « tous. » Vous l'entendez, frères bien aimés, voua avez encore une xessoxxsc^ ^ \£aS& ^Ua est uniqud.
DE l'archiconfrérib. 2S9
c Convertissez-vous, faites pénitence de vos péchés, c et vous serez délivrés de la ruine du péché. Écartez «loin de vous toutes les prévarications dont vous cTous êtes rendus coupables, faites-vous un cœur c nouTeau et un esprit nouveau , et vous vivrez. Re- « Tenez à moi , et vivez. » Ezech., 18. Nous ne cesse- Kds de la demander pour vous cette grâce de la conversion. Tous les jours, prosternés entre le vestibule et Fautel , aux pieds de Marie , Tavocate et le refuge des pécheurs, nous ferons monter vers le ciel ce cri deTamour et de la douleur: « Pardonnez, Seigneur, « i votre peuple, et ne laissez pas tomber votre héri- « tage dans l'opprobre éternel. » Joel^ 2.
Frères séparés, à quelque secte que vous apparteniez, notre amour, nos regrets vous porteront jus- ^*au pied du trône de la divine miséricorde. Là, ^us la protection de Marie , nous conjurerons le divin l^teur des âmes de détruire tous les préjugés funestes qui possèdent vos esprits , nous le supplierons ^e rattacher à son Église des enfants qui n'en sont *^paré8 que par Terreur, afin que tous ceux qui por- ^nt le nom glorieux de chrétiens ne fassent plus ^lU^uDC famille, qu'un troupeau qui ne connaisse qu'un ^ère et un unique Pasteiu*.
Restés de l'ancien peuple , débris d'Israël dispersés
t^ar toute la terre , nos frères aînés dans la vocation au
^^uC, vous n'échapperez point à notre charité. L'ana-
^ème prononcé contre vous n'est point éternel , la
^Xiiséricorde divine le lèvera. Nous appellerons de tous
^os vœux la grâce qui déchirera le bandeau si épais
«lui vous empêche de reconnaître en Jésus-Christ, ci*u-
Cilié par vos pères , le Messie promis à votre nation ,
le Sauveur du monde et le Réparateur de tous ses
Xnaux.
260 KANUBL
Et vous , nations assises dans les ombres de la mort, dans les ténèbres épaisses de Tidolâtrie, nous ne tous connaissons pas, mais nous savons que vous existes. Tous les jours nous supplierons avec instance la divioe bonté de faire briller à vos veux la lumière de son divin Évangile , et nos vœux les plus ardents accompagneront les pas , les efforts béroîques des apôtres qoe sa charité vous députe.
Vous comprenez actuellement, lecteurs chrétiens, quels sont le but et Tesprit de notre Archiconfrérie :
1® Honorer par un culte filial de vénération, d'amour et de dévoûment le très-saint et immaculé Gœiir de Marie, Mère de Jésus notre divin Sauveur; rendre ce culte en unissant tous nos actes de religion , toutes nos bonnas œuvres , nos prières, notre patience, notre soumission à la volonté divine dans les peines, les adversités, les contradictions de la vie , en unissant tous ces actes aux mérites précieux du saint Cœur de }br rie , en nous proposant de rendre avec lui et par lui à Tadorable Trinité , et au divin Cœur de Jésus, tous les hommages d'adoration, d'amour, de fidélité, d'obéissance et de dévoûment qu'ils ont droit d'attendre de nous. Si vous aimez Marie , si vous voulez l'honorer, attachez-vous à l'imiter, dit saint Bernard. Pratiquez, chacun selon votre état , les vertus dont elle vous a donné de si admirables exemples.
2° Demander et obtenir de la divine miséricorde, par la protection de Marie , en employant la médiation de son très-saint Cœur, la conversion de tous les pécheurs qui sont sur la terre. Afin que le mystère de Tamour infini de Dieu pour les hommes, que saint Paul exprime si bien pai* ces paroles : « Dieu veut que « tous les hommes soienl ^uvés^ vi s'accomplisse dans tout son efiet.
DB L^ÀRCHIGONFRfiRIE. 261
Nous prions nos lecteurs de bien se pénétrer de cette MDsée, de ce sentiment, afin de concevoir toute la (nndeur, toute la sainteté de la mission que la bonté Mae daigne confier à leur charité. Et pour y parvenir, 10QS les prions encore de se rappeler ces vérités de no- IB fol : Jésus-Christ s'est fait homme pour réconcilier & genre humain avec Dieu, il est venu parmi les iKMnmes pour leur apprendre les vérités du salut; il a enduré toutes sortes d'outrages, de tortures, il a répandu son divin sang, il a souffert la mort la plus cruelle , la plus ignominieuse pour racheter et expier les péchés des hommes , les arracher pour toujours à Tesclavage du péché , et leur mériter toutes les grâces nécessaires pour vivre saintement et acquérir le bonheur étemel. Quel but se propose FArchiconfrérie? Concourir avec Jésus-Christ , et par les mérites de Jén»-Ghrist, à la plus grande gloire de Dieu , en demanhnt la sanctification des âmes par la conversion des léeheurs ; voilà la fin que se propose FArchiconfrérie.
Pour l'obtenir, chrétiens fidèles et charitables, souf- %i que nous vous rappelions la recommandation Qe vous fait l'apôtre saint Paul : « Hoc sentite in vo- (ns, quod in Christo Jesu. » Entrez dans les mêmes Utiments, les mêmes dispositions qu'a eues Jésusirîst. Appelés par une grâce spéciale à Finsigne inneur d'exercer le ministère de sa divine charité ur les pécheurs, étudiez votre modèle, membres de nis-Christ, marchez sur les traces de votre divin ef. Jésus-Christ, en venant dans ce monde, ne s'est oposé d'autre fin, d'autre but que de réparer les ou- Lges faits par le péché à la gloire , à la majesté de a divin Père , et racheter, convertir tous les hom- >8 9 pour les amener tous au bonheur éternel. Ainsi, Le le plus grand pour la gloire de Dieu^ \olow\£ ^V
flolue du salut des hommes, voilà Tesprit de tiotre divin Réparateur dans tous les mystères qu'il a opérés pour notre salut. Et comme ces deux dispositions sont divines en lui et participent de Tinfinili! de sa nature, nous ne pourrons jamais en comprendre rétendue ; mais nous en saurons assez pour adorer et bénir à tout jamais son adorable bonté, si nous avoni souvent présentes à l'esprit ces divines paroles par lesquelles son divin Cœur laissait échapper la sainte U*deur avec laquelle il désirait offrir ce sacriflce de soo sang qui pouvait seul expier les péchés des hommes i et réparer les outrages faits à la majesté de son I%bï « Baptismo habco baptizari : et quomodocoari^orusqjiè « dàmperficiatur. Je dois être baptisé d'un baptême de « sang , et combien me sens-je pressé jusqu'à ce qu'il «t s'accomplisse! y> Et celles-ci, qui peignent d'une manière si touchante son désir ardent du salut des hommes : « Pro eis ego sanctifico me ipsum, ut sifU ^ « ipsi sanctificati in veritate. Non pro eis autem fo^ « tantùm , sed et pro eis qui credituri sunt per verhum « eorum in me, Pater j quos dedisti mihij vola utfAi « sum egOj et illi mecum sintj ut videant claritateHk « meam quam dedisti mihi. Je me sanctifie pour eux, « en m'offraut pour eux en sacrifice , afin qu'ils soient « aussi sanctifiés en vérité. Je ne vous prie pas seule- « ment pour eux , mais encore pour ceux qui doivent « croire en moi par leur parole. Mon Père , je désire « que là où je suis , ceux que vous m'avez donnés y « soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma tt gloire que vous m'avez donnée. »
C'est avec Jésus-Christ, c'est par Jésus-Christ, en employant auprès de lui la puissance et la médiation dtt très-saint Cœur de son auguste Mère, que nous demmdom la comersiotv dw ^cbftwr^. Entrons donc
DE l'àrchiconfrërie. 263
dÉM les dispositions de son divin Cœur, pénétronsnous des sentiments dont il fut animé. La gioirc de Nen par la cessation , la diminution du péché ! Existet-il, peut-il exister un but plus noble , plus glorieux k nos pensées, de nos désirs? Y a-t-il un objet plus ligne de notre zèle? Et si nous joignons à ce premier motif celui de la conversion des pécheurs , cette seule posée fait tout à la fois tressaillir et palpiter nos îD&nrs. Que ne rappelle-t-elle pas à notre esprit? Tous les Wnx du genre humain dont le péché est le principe et la cause 9 les maux personnels aux pécheurs pendant le temps, et cette affreuse éternité de mallieurs infinis ^laquelle ils ne peuvent échapper s'ils ne se converissent. Si, de ces considérations générales, nous paswnsà celles qui, dans la masse des pécheurs, inténsent ceux qui nous touchent plus ou moins proibainement, ne nous sera-t-il pas impossible de ne pas ^^pandre de nos cœurs les vœux ardents de la com- «ssion et de la charité chrétienne? Et voilà tout Tesïit de la religieuse Archiconfrcrie , voilà tout ce m'cUe demande des chrétiens fidèles et généreux qui B sont enrôlés dans ses rangs, «c Notre Père, qui êtes dans les cieux , que votre nom soit connu , adoré et sanctifié par toute la terre. Que votre règne arrive , qu'il s'établisse dans le monde et qu'il s'étende sur tous les hommes. Que votre adorable volonté soit exécutée sur la terre par tous les hommes, comme vos saints anges l'observent dans le ciel. Pardonneznous , Seigneur, de ne vous avoir pas constamment adressé ces vœux de notre cœur et de notre obéissance. Ne nous laissez plus succomber à la tentation; mais délivrez-nous du mal, et surtout du péché qui est le premier et le plus grand de tous les maux, (^c D*est pas seulement pour nous, pauvres i^ècXi<(sw\^.^
<c que nous vous demandons ces grâces, nous les solli- « citons encore de votre infinie misëricorde pour tous « les pécheurs qui vous ofTcnsent sur la terre. Con — ce verlisscz-nous, Seigneur, Dieu, auteur de notre salut .^ « convertissez-nous, et éloignez , dans votre clémence ., « éloignez de nous les iléaux de votre colère que « avons trop méi'ités. Marie , mère de la miséricorde <c refuge assuré des pécheurs , priez pour nous.
« râbles pécheurs , aujourd'hui et à Fheure de not « mort. Consternés , abattus à la vue de notre misé «c et de nos iniquités , nous osons à peine lever l tt yeux , offrir nos vœux à votre divin Fils que noi ce avons tant et si souvent outragé. Mais la douce esp <c rance vient ranimer nos cœurs, nous vous voyoi « enti'e Dieu et nous. Vous nous montrez votre Cœ « pur et sans tache, vous nous appelez à nous réfugii ce autour de lui, et vous nous apprenez partant tf grâces, de faveurs dont vous avez déjà comblé toi « nos vœux , que jamais nous ne demanderons rien « vain par sa puissance et par son nom. Nous acco « rons à vous, notre très-sainte Mère; oh ! que de « ces nous allons implorer de la bonté du Dieu troic- « fois saint par la protection de votre saint et imma « culé Cœur! Notre pardon, notre salut, la convcrsio « le salut de tous nos malheureux frères les pécheur. « qui offensent Dieu sur la terre. Priez pour nous tous. « Vierge débonnaire; que Funivers entier sache et soil « convaincu, par les témoignages de votre bonté, qu « vous êtes notre mère ; faites agréer nos vœux , n « désirs, nos prières par notre divin Jésus, qui, pour « nous sauver, a bien voulu naître de vous. Monstra te « esse matrem, suinat per te preceSj qui pro nobis natus, m tulit esse tuiis, »
VoiJà notre tâche , voilà nos vœux ; mais n'oublions
DB L*ARGHIC07n^ÉRlE. 265
m que pour que Tune soit remplie et que nous ayons s limiheur de Toir accomplir les autres, il faut que la aretë de nos cœurs incline vers nous la miséricorde ivine. Ayons une horreur souveraine du péché, fuyons ai ce qui peut être capable de nous rengager dans les 3DS de ce monstre dont nous voulons détruire Femre; craignons jusqu'à son ombre et son apparence; trempons souvent notre cœur dans la piscine saluire de la pénitence, ranimons-le, fortiûons-le par le union fréquente avec celui du divin Jésus dans Farable sacrement de FEucharistie : imitons les vertus
Marie. A Fexemple de notre divin Sauveur, sanctiins-nous pour obtenir la conversion, la sanctification nos frères, et les pécheurs se convertiront ; chacun
nos vœux obtiendra des victoires. Vous nous Favez omis. Dieu de vérité, adorable Sauveur; vous dites ns votre saint Évangile : a Je vous dis, à vous qui êtes mes disciples , que si deux d'entre vous s'unissent ensemble sur la terre , quelque chose qu'ils demandent, elle leur sera accordée par mon père qui est dans les cieux ; car en quelque lieu que se trouvent deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je m'y trouve au milieu d'eux. (S. Matth., :.) Nous sommes déjà près de seize millions rcpanis sur la surface de la terre , mais réunis d'esprit de cœur en votre nom et qui ne forment qu'un su , la propagation de votre gloire et l'application à us les pécheurs qui vous offensent ou vous mcconlissent des précieux fruits du divin mystère d'amour de miséricorde que vous avez opéré pour notre sat. Nous l'obtiendrons de votre infinie miséricorde , ir vous nous dites encore dans votre divin Évangile : Demandez , et on vous donnera ; cherchez , et vous
trouverez; frappez , et on vous ouvrira. ( S.^&jltiyl.^
206 MAirUEL
7. ) Nous TOUS demandons la conversion , le salut di nos frères. Tout coupables, tout défigurés qu'ils sont, vous les aimez , divin Sauveur, votre infime charité 115. peut nous les refuser. Nous les chercherons ces égarées , et quand nous les aurons trouvées, nous y< appellerons, charitable pasteur de nos âmes, et vo miséricorde se hâtera de venir les recueillir, les rai portera doucement sur ses épaules, pour leur éviter fatigue du retour. Nous frapperons par les vœux plus ardents à la porte de votre divin CkEur ; il s^on vrira, et il sortira de cet abîme inépuisable d'amour de grâces et de miséricorde, des étincelles , des f< de zèle et d'amour qui nous rendront de plus bd pi ardents dans Taccomplissement de cette œuvre de rite que votre bonté a daigné nous confier.
11 nous reste actuellement à répondre à pli questions qui nous ont été adressées par plusieurs leurs zélés qui cherchent le moyen de faire partici leurs paroisses aux avantages et aux grâces qui son accordées à FArchiconfrérie. Avant de traiter ce siget parlons des actes de picto établis par les Statuts, peu qu'on les ait lus avec attention, on aura dû marquer que ce sont plutôt des sentiments , les du cœur, la charité compatissante pour le déplorabli état des pécheurs, le désir de leur conversion ofiTert saint et immaculé Cœur de Marie , unis à ses préci mérites par la consécration que chaque associé lui fai de ses pensées, de ses désirs, de ses prières, de actes de vertu, piété, mortification et patience, plutôt disons-nous, des sentiments qu'on a la facilité de produire dans toutes les circonstances de la ^ie , que d prières dont la longueur ou l'inopportunité pourraient::^ être à chai^ aux fidèles, que TArchiconfrérie de — mande à ses membres. Ce^iM&uiX VKxclûcaaMrie est
DE L^RCHICOlfFRfiRIE. 267
6 société, et toute société devant nécessairement ir un acte sensible qui serve de lien aux membres
la composent , on a dû indiquer une prière comne à tous, par conséquent courte, facile et à la iëe de tous. Et quelle prière dans ce genre pouvait » pins convenable que la Salutation angélique, dont sremière partie représente sans cesse à Marie le titre NL gloire et de son bonheur, motifs de notre amour, nos hommages et de notre confiance , et la seconde lie exprime si bien toute noire dévotion? Les coures sont encore exhortés à honorer Marie par la use et fréquente récitation de la supplique Mémo- « et de l'invocation Refugium peccatorum. Mais. ve Maria est la prière propre de F Archiconfrérie , f est à sa récitation dévote et journalière que notre nt-Përe le Pape accorde la récompense d'une in- Igence plénière que tout confrère peut gagner cha- 8 année par la sainte communion le jour anniverre de son baptême. Tous les samedis sont des jours linés par TÉglise à honorer pai'ticulièrement Marie; sont aussi ces jours que nous avons choisis pour idre h son Cœur sacré l'hommage de notre plus née Ténération , en offrant en son honneur et au n de tous les associés répandus par toute la terre le in sacrifice de l'autel , pour demander la conversion
pécheurs en général et de ceux qui nous ont été ommandés en particulier. La messe commence tous saniedis à neuf heures ; elle est précédée et suivie quelques prières particulières que le célébrant, qui irësente TArchiconfrérie, récite à genoux, au pied rautel , en commun avec les fidèles , pour implorer conversion des pécheurs : le Memorare avant la ■se, et après, le Sub tuum prœsidium, Y Ave Maria )ê RBftsffium fiâccatorum. Les fidèles qvÀ ue ^^"^^^
y assister sont à même, quelque part qu^ils se trouvent, de s'unir d'intention en assistant à la messe dans le lieu qu'ils habitent , ou au moins en y joignant leurs prières. Notre Saint-Père le Pape a accordé une indulgence de cinq cents jours à tous les fidèles indistinctement qui assistent à cette messe et y prient dévotement pour la conversion des pécheurs. Tous les premiers samedis de chaque mois , le saint sacrifice est offert à dix heures pour le repos éternel de tous les confrères défunts.
LdL fête patronale de TArchiconfrérie se célèbre annuellement, dans l'église de Notre-Dame-des-Victoires, le dernier dimanche après rÉpiphanie, qui précède immédiatement le dimanche de la Septuagésime. L'o^ fice est propre et tout entier en l'honneur du trèssaint et immaculé Cœur de Marie. Cette fête doit se célébrer le même jour par toutes les associations, confréries affiliées , agrégées à l'Archiconfrérie. Tous les confrères se font un doux el pieux devoir de s'approcher de la sainte communion en ce jour ; une in^ dulgence plénière y est attachée. Les autres jours des fêtes de l'Archiconfrérie sont la Circoncision de Notre- Seigneur Jésus-Christ, l'Immaculée Conception, la Nativité, l'Annonciation, la Purification, la Compassion d l'Assomption de la très-sainte Vierge, le jour de la Conversion de saint Paul (25 janvier) , et la fête de sainte Marie-Madeleine (22 juillet), et les jours des fêtes de saint Joseph , de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'Évangéliste. A chacun de ces jours, il y a indulgence plénière pour chacun des confrères qui s'approchent dignement de la sainte communion. Les fêtes de la Conversion de saint Paul et de sainte Marie-Madedeleine ont été adoptées par l'Archiconfrérie en adoration de la miséricorde de Jésu^hrist ^ qui a converti
DB L'ARCHICONPRÉRIE. !2l69
etandifié le grand apôtre et Tillustre pénitente, pour oifeDir leur protection pour Vœuvrc de la conversion fa pécheurs , et enfin pour les offrir comme modèles m pécheurs pénitents. Le jour de la fête de la Compas- BOD de Marie (le yendredi de la semaine de la Passion) , rAichiconfrérie honore particulièrement le Cœur af- Hgé de Bfarie pendant la Passion de Jésus-Christ. 11 y a communion générale des confrères; elle a lieu à fat messe basse qui est célébrée à Tautel du saint Goair de Marie , à la fin de laquelle on chante le Stabat ibter. Nous désirons que partout où s'établiront des iQciétés agrégées à FArchiconfrérie , ce pieux usage «lit observé.
Le grand office de rArcbiconfrérie est celui qui se ce- Ure tous les jours de dimanches, de fêtes même suppri - Bées, et les jours de la Compassion, de la Conversion de tint Paul et de sainte Marie-Madeleine. Il a toujours lieu iaept heures du soir à Tautel du saint Cœur de Marie ; il xinsiste dans le chant des vêpres de la sainte Vierge, suivi rmie instruction, et se termine par un salut du Trèsiiint Sacrement avec le saint Ciboire. Il est précédé lar la récitation de Y Ave Maria ^ faite à haute voix et a commun, comme prière préparatoire et off'rande de 'office au saint Cœur de Marie. L'unique but de cette lérotion est de rendre au saint et immaculé Cœur de Kuie , au nom de TArchiconfrérie , les hommages de I vénération, de Tamour et de la confiance de tous ses lembres, et d'implorer, en son nom et par ses méiles, la grâce de la conversion des pécheurs. L'inslrucon, qui se fait après Toraison du Magnificat, n'est oint à proprement parler un sermon , mais une in- Iraction familière , une espèce de catéchisme raisonné or les vérités dogmatiques , historiques et morales de I religioD. Dïeu bénit d'une manière èviâieaVfe ^VV^
270 HAIfUBL
forme de prédication. Â la fin du sermon , le leur recommande, de la chaire, aux prières i présents et de tous les membres de rÂrchicoi pécheurs qui lui ont été recommandés dans L précédente. Nous Tavons déjà dit , nous ne oo sous aucune espèce de rapport la plus grande ceux qui nous sont recommandés; ceux que n chons à intéresser en leur faveur ne savent qui il est question. Ainsi , point de motifs pa de dévotion pour eux. Cependant nous pouvoi le zèle avec lequel ils prient pour ceux que : recommandons, surtout si nous avons pu, sai signer, donner avec notre recommandation de quelque circonstance de leur vie , de leut malheurs qu^ils auraient éprouvés. Ces idées peut et les mettent dans lo cas de se souve savons qu'un bon nombre de confrères ne s'ei pas à la prière commune qui se fait à FËg] prient tous les jours, offrent leurs commun! même des neuvaines pour les pécheurs recoi Dieu bénit leur charité , et il n'y a pas de se nous n'ayons la consolation d'apprendre de; sions obtenues par ce moyen. Parmi celles ( a obtenues de la divine bonté dans le cours d novembre de cette année, nous allons en deux.
Un ancien officier, homme très-distingué père de famille, habite une des villes du c Bayeux. Sa carrière a été remplie par le plui exercice des vertus sociales les plus honorai] absence totale de principes et de sentiments 11 tombe malade. Sa femme et ses amis Te rentrer en grâce avec Dieu. 11 s'explique i avec eux y leur déclaxe c\\x'Vi iC^ v^*& besoin
qBll n*y croit pas , qu'il a vécu en homme d'honneur loite sa vie, qu'il n'a rien à se reproclier, et défend qn'on lui ouvre la houche désormais à ce sujet. On n'ose plus lui en reparler. Quelques jours se passent , en nous écrit; et à peine l'Archiconfrérie a-t-elle prié pour lui, qu'il exprime indirectement le désir de voir m pasteur, qui , prévenu , se hâte de le visiter, le rjiïïkne à la religion et lui administre les sacrements. Le nilade a rendu compte des motifs de sa conduite à quelques personnes qui, vu ses antécédents, en paraisoient étonnées. Ce que j'ai fait, a-t-il dit, c'est pour foenir fidèle à mon Dieu , comme je l'ai été à mon ni; c'est pour sauver mon âme , et aussi pour consoler ai femme et mes enfants.
La seconde conversion dont nous voulons parler est cdie d'une comédienne. Voilà l'histoire de cette malheureuse fille. Née à Paris, elle n'avait de chrétien que k baptême. Livrée par ses parents , des l'âge do six à ^Bpt ans, aux petits théâtres de la capitale comme danseuse , elle a passé son enfance et une partie de sa eunesse dans cet état scandaleux. A l'âge de seize à lix-sept ans , se sentant du goût pour le théâtre , elle *y est livrée ; elle jouait en province. Une maladie la Usit à Paris , où des affaires l'avaient amenée. Elle se t transporter à la maison de santé de Dubois. Une ersonne chrétienne , qui l'avait connue autrefois , fant appris son séjour et sa position , vint nous en ■arler. Tout ce qu'elle nous en dit nous émut de comlaasion et nous fit trembler sur son sort. Nous primes ^engagement de faire prier pour sa conversion. La ^livre malheureuse en avait le plus grand besoin ; iamais elle n'avait fait un acte de religion , jamais dans toute sa vie elle n'avait entendu parler de Dieu. Ehl «pelle avait pu être une vie commencée sous de «i C\]r
nestes auspices, et prolongée au milieu de tons les moyens de corruption? Quelques jours avant, elle avait vu entrer Taumônicr de la maison dans la salle où elle était couchée. Cette vue lui avait inspiré un sentir ment d'horreur ; elle s'était écrié : a Que veut ici ce a ministre de la mort? Qu'on ne le laisse pas s^appro- « cher de moi! » Sa maladie était mortelle; une pareille vie, des dispositions aussi impies ne semblaientelles pas annoncer la réprobation étemelle de cette malheureuse pécheresse ? Nous recommandâmes à la personne qui nous instruisait de tous ces détails d^aller visiter cette pauvre brebis égarée, de lui peupler de Dieu, de rengager au repentir, à la conversion. Elle le fit avec charité et constance. La pauvre malade écouta ce langage qu'elle ne comprenait guère, mais ne prit point encore de parti. Nous conunençâmes i prier pour elle le dimanche 4 novembre, après une recommandation dans laquelle nous fîmes sentir tous les besoins de cette pauvre âme. Le lendemain, nous lui envoyâmes une médaille miraculeuse. Elle la reçut, écouta les conseils chrétiens qu'on lui donna , promit de les suivre, mais en disant toujours : Qu'est-ce que je ferai? qu'est-ce que je dirai? Je n'en sais rien ; on ne m'a rien appris. Nous fîmes avertir M. l'aumônier, qui l'instruisit, la confessa et lui administra les sacrements le 15 ou le 10 novembre, et le dimanche 18, elle rendit son âme à Dieu à neuf heures du matin. Les dernières paroles qu'on lui entendit prononcer furent cette prière : « Marie con- (( çue sans péché , priez pour moi qui ai recours à a vous. »
C'est après le salut que se fait la prière particulière pour les pécheurs recommandés. Elle consiste dans la récitation du Paler, de VAve Maria et de l'invocation
DB L'aUCHICO^RSRIB. 273
Ssfieto Mafia, refugium peccatonim, ora pro nohis , Ute à haute Toix et en commun.
Disons un mot des avantages que produit FArchiconfiérie. Ils sont nombreux et immenses. Les fidèles qui en font partie s^assuvent, parles hommages spéciaux qu'ils rendent au saint et immaculé Cœur de Marie , toutes les grâces de sa protection si puissante. Le zèle poor la gloire de Dieu qui les anime, la charité qui les embrase pour le salut de leurs frères, exercent et augmentent leur foi et leur piété. . Nous l'attestons , pirce que nous Tavons constamment observé. Us concourent, par leurs vœux et leurs prières, aux succès des travaux apostoliques des missionnaires qui vont éclairer les peuples infidèles des lumières de TÉvangQe ; Us concourent par leurs tendres supplications, et Os participent au prix du zèle et des mérites de tant de ttints prêtres qui , dans le sein de TÉglise , travaillent à la conversion des pécheurs ; ils appellent et obtiennent les grâces du retour et du salut pour tant de pécheurs dont un grand nombre se serait perdu pour Fétemité sans leur secours. C'est une espèce d'apostolat qui s'exerce de leur paii par les vœux et les prières. Ah! qu'ils persévèrent dans les précieux sentiments, dans les saintes dispositions que la grâce leur a inspirées , et qu'ils s'animent d'une vive et sainte confiance dans la miséricorde divine. Marie qu'ils ont tant suppliée pour leurs frères, Marie à qui ils ont tant de fois répété : « Priez pour nous , pauvres pécheurs, main- • tenant et à l'heure de notre mort. » Marie ne les abandonnera pas dans ce moment terrible.
Et pour les pécheurs, quels avantages ! Perdus la plupart , submergés dans une mer d'iniquités , enfoncés dans les désordres, les excès d'une vie tout animale, glacés par la, Croide indifférence du sVede, ^xee
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blables aux bêtes, dit TEsprit saint, Tirant sans r^ flexion , et mourant , comme elles , dans la stupiditi^, quelle ressource leur restait-il? Les grâces de Dieu, les secours si puissants de la religion, ils les dédaigneof et les méprisent , et leur cœur, qui est devenu de k boue , n'est plus capable de les sentir. Et voilà que k divine charité tire de ses trésors et nous présente on l'.ouveau gage de salut pour les plus désespérés; eDe nous offre le saint et immaculé Cœur de Marie. 0 puissante, ô salutaire, ô riche ressource! depuis que vous nous avez été donnée , déjà que de victoires réimportées sur Tenfer ! que de victimes lui ont été am* chécs ! que de pécheurs sont rentrés dans les voies de la grâce! que de mourants, qui semblaient dévoué! au malheur éternel , n'ont quitté la vie qu'après s'ètie réconciliés avec la divine justice ! Nous disons à votre gloire, ô Marie! refuge des pécheurs, quels nombre en est trop grand pour que nous puissions le calculer.
Quels avantages cette sainte dévotion procure-^-eUe aux paroisses qui ont le bonheur de la posséder! Id nous pourrions parler d'expérience; mais nous aurions trop à dire si nous voulions raconter toutes les saintes joies, toutes les consolaiions dont il plait à la divine 1)0 nté de combler notre indignité : nous nous conteniorons d'en donner une idée en disant que dans le cours (le Tannée 1848 le nombre des communions a été de lont sept mille neuf cents dans une paroisse où, il y a onze ans, on n'en pouvait compter que sept cqnt vingt clans le cours d'une annce entière.
Un avantage auquel on ne ferait peut-être pas attention , si nous ne le faisions pas remarquer, et qui est cependant réel et immense, c'est celui qui résulte du concours et de la participation à toutes les prières, à tous les vœux qui sonl o^^evV^ ^9iX& V ^sxcVvleoaCré^ie•
DE l'aichiconfrérie. 275
Tons les membres qui la composent ne forment qu'un von, la conversion des pécheurs pour la gloire de Diea; ils unissent leurs hommages à Marie dans cette intention, et cette union est si étroite que les priùres que la multitude des confrères offrent au saint Cœur k Marie appartiennent à chaque confrère en particu- Us, comme celles de chaque confrère en particulier appartiennent à tout le corps de TArchiconfrérie ; de nrte qu'un membre de TÂrchiconfrérie , isolé, ha- Uint TAmérique ou Saint-Pétersbourg, priant pour h conversion d'un parent, d'un ami, peut appliquer i cette pieuse fin toutes les prières, le mérite de toutes Im bonnes œuvres , communions, etc., qui sont offertes pour la conversion des pécheurs dans le corps de rArchiconfrérie. De même le directeur de l'Archicon- IMrie, et aussi les directeurs des associations particulières composant le corps de l'Archiconfrérie , peuvent d doivent, pour la plus grande gloire de Dieu, et pour pQcurer plus sûrement, plus facilement le salut des âmes qui leur sont recommandées , appliquer tous les mérites réunis des prières et bonnes œuvres qui sont faites dans le corps de TArchiconfrcrie aux besoins ipiritnels des pécheurs pour lesquels on les a intéresiéi. Nous déclarons positivement ici que tel est Tesprlt duis lequel l'Archiconfrérie a été établie , et que nous ne manquons jamais à en faire l'application.
Nous sommes déjà sept cent huit mille quatre-vingtdii associés sur le registre particulier de l'Archicon frérie; des millions d'autres, dont nous ne connaissons point le nombre exact , sont inscrits sur les registres des différentes autres associations établies sur tous les points du globe. Quel faisceau ! quelle masse de vœux ront s'élever vers le ciel pour demander, quoi? la conrersion, le salut de aos fmes, le triompYie \^<â&.c^^
276 MÀNCSL
de la religion , la paix et le bonheur du genre humaii car c'est le péché qui rend les peuples malheurem nous dit FEsprit saint dans les divines Écritures « Miseras facit populos peccatum. (Prov., 14.)
Quels sentiments de confiance , de consolation, ré pandra dans les âmes de cette épouse, de cette mèn désolée, de ce père afOigé, qui tremblent et priefll pour un être qui leur est cher et précieux , la pauée, la certitude que des milliers de frères répandas hd toute la terre partagent leurs sentiments , et s'unisseBl à leurs vœux , à leurs prières ! S'appuyant fermemori sur cette promesse de Jésus-Christ : a Si deux d'enlR a vous s'unissent ensemble sur la terre, quelque choM « qu'ils demandent, elle leur sera accordée par mon « Père qui est dans les cieux. » (S. Matth., 18.) SU n'entre pas dans les desseins de la divine Provideoec de leur accorder tout d'un coup la grâce qu'ils sollidltent , ils ne se décourageront pas , ils prieront enoon; car, dit Jésus-Christ : « Il faut toujours prier, et a u jamais se lasser de le faire, » dans l'espérance que Dieu ne retarde le moment de sa miséricorde que pom la rendre plus éclatante et plus consolante. D'aillea». et nous croyons l'avoir dit, un pécheur recomman* à l'Archiconfrérie reste l'objet de ses prières et y c* toujours compris , jusqu'à ce que la bonté divine û accordé la grâce de sa conversion.
Enfin , ce ne sont pas seulement des vœux et de prières , déjà si puissantes sur le cœur de Dieu , qo l'Archiconfrérie offre à la justice divine , en faveur i ses clients , pour la désarmer ; c'est encore l'adorai) sacrifice de la croix pendant la consommation duqu la divine Victime prononça ces puissantes paroles « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu' « font, p C'est le di\m saciV^^ife ^\i V^^ ^>x<\5iel 1
os L^RCHIGONFRËRIE. 277
kUM da monde ont été rachetés et le genre humain icoDcilié avec Dieu. Ayez-vous remarqué ces prières, B divin sacrifice offert douze fois par an, une fois tous s mois , pour le bonheur éternel des confrères démis, digne récompense de leur zèle et de leur piété? indy jusqu'à la consommation des siècles, on fera iémoire au saint autel , on priera, et Jésus-Christ , Dira scniverain Médiateur, s'immolera pour le salut mél des confrères , dont un grand nombre eût été nt-éire bientôt, sans ce secours, éternellement oublié ir la terre. Joignez à tant d'avantages les vœux , les ières , les honunages de la reconnaissance que les nés sanctifiées par leur conversion , admises dans le In de Dieu, et voyant dans sa lumière les charitables farts à Faide desquels elles sont sorties de Fabime, Brîront à la majesté divine , par lesquels elles appelrent sans cesse sur leurs bienfaiteurs les grâces et les inédictions célestes; et dites si cette sainte instituon ne réunit pas tous les moyens capables de procur la gloire de Dieu , le bonheur de FÉglise , le salut ■ âmes, la paix du monde, et le succès des intérêts fritaels de ceux qui la composent.
Nous allons actuellement répondre aux questions ù nous ont été adressées au sujet do FArchiconfréric. ns avons reçu un grand nombre de lettres, par lesléUes on nous fait Fhonncur de nous consulter sur I conditions de FArchiconfréric, sur les moyens à oployer pour en faire partie, ou pour établir des Mdations et leur attacher Fagrégation. Nous deindons pardon à tous ceux qui nous ont écrit de tra peu d'exactitude à leur répondi*e. Nous les prions considérer que, livré aux détails d'un ministère qui mplit tous nos instants , il ne nous en reste aucun nft nous puimons disposer.
278 MÀNriL
Tous les catholiques peuvent entrer dans F^vbi confrérie, quels que soient leur dignité, leurprofo sion , leur âge , leur sexe ou leur patrie. On peut y ad mettre des enfants ; c*est les consacrer au Cœur d Biarie et appeler sur eux les précieux effets de sa tendresse. D'ailleurs les prières , les vœux de rinnocena doivent être puissants sur le cœur de la Mère de il miséricorde. Mais, pour faire partie de rArchiconfi^ rie,. il faut nécesaircment être inscrit sur un regisin de rArchiconfrérie ou de quelque association qui bd soit agrégée. Chacun des confrères doit porter respectueusement sur lui la médaille miraculeuse indolgenciée comme signe de son association.
Nous avons dit plus haut qu'on ne contracte aocuiM obligation sous peine de péché en entrant dans TArcbicon&érie ; ainsi, on n'est point obligé d'assister asx ofQces , de faire les communions des fêtes. Le zèle poir la gloire de Dieu, pour le salut des pécheurs, l'anMor pour Marie , la dévotion , le désir de recueillir 1m grâces, les avantages spirituels attachés à ces sainti exercices sont les seuls motifs de remplir ces actes. Mais nous ferons observer que s'en abstenir entièrement ou négliger de les remplir avec une indifférai affectée , c'est se priver des grâces qui y sont attachées Un pieux sentiment porte des âmes charitables à ri clamer souvent, et de toutes les parties de la France les prières de l'Archiconfrérie en faveur des pécheui auxquels elles s'intéressent. Nous ne manquons jami de répondre à ce témoignage de la charité et de 1 confiance ; aussitôt que nous en sommes prévenus, ihn leur appliquons toutes les prières et bonnes œuvres ( rArchiconfrérie; le dimanche suivant, nous les n commandons et faisons la prière pour eux , et tous l ours au saint autel nous pnows "^qwy <^\rs. q.ix saint si
ifioe. Nous avons déjà dit qu^une fois recommandés lestent Tobjet de la charité et des prières de FAr- Iconfrërie. Si on avait le désir de recourir à ce i|eD, il suffit d'adresser une lettre au curé de Notreme-des-Victoires, à Paris. 11 n'est pas nécessaire 'die soit signée ni qu'elle énonce les noms , ni rien i lasse connaître les personnes dont il est question. lis désirons cependant qu'elle donne quelques dé- ]s sur la profession, l'âge, les dispositions du péeur recommandé, parce qu'ils nous fournissent la ilîëre de réflexions qui édifient et sont souvent très' lies à nos auditeurs. Nous sommes obligé de prier *on veuille bien affranchir les lettres. Tous les mem- H de l'Ârchiconfrérie ont le droit et la faculté d'apqoer eux-mêmes (par voie d'offrande à Dieu et à la •-«ainte Vierge) le mérite des prières et des bonnes ivres de l'Archiconfrérie aux besoins spirituels de ir Ame en particulier et de celle des pécheurs auxds ils s'intéressent.
?aar gagner les indulgences accordées par le Saintre aux jours des fêtes de l'Archiconfrérie , il n'est i nécessaire de faire la sainte communion dans l'ése de l'Archiconfrérie. On peut la faire dans toute lise ou chapelle approuvée.
Une association particulière ne peut être agrégée à ochiconfrérie, et jouir des avantages et des grâces le le Saint-Père lui a accordées, si elle ne porte le re du très-saint et immaculé Cœur de Marie, et si le n^a pour but d'honorer ce saint Cœur et d'obtenir r ses mérites et sa protection la conversion des péflors. Le Saint-Père a lui-même imposé celte con- Ikm dans son bref, cjusdem nominis et instittUi, y i-ildit. Ainsi, toute autre confrérie érigée en l'hondes mystères de IVotre-Seigneur Jésus-ClmsX^ ^^
quelques saints, même en Fhonneur de la très-sainlB Vierge , ne peut être agrégée.
Pour qu'une association de prières en rhonneurda très-saint et immaculé Cœur de Mane pour la convo** siou des pécheurs puisse être agrégée , il faut d'abcard qu'elle soit érigée canoniquement par Fautorité et une ordonnance de Tévêque diocésain , qu'elle ait ses sta- ^ tuts et ses règlements approuvés par lui. Il est an ; moins conYen8J)le , pour celles qui s'établiront dans la suite, que les statuts mentionnent l'union déâréeavec . TArchiconfrérie mère. Quant à la forme à donner au statuts , il n'est point nécessaire d'adopter dans tonte j leur étendue les statuts et règlements de l'Ârchioah ^ frérie mère. Plusieurs de leurs articles ne contioi- ] draient pas , seraient inexécutables dans quelques localités. L'essentiel est qu'on ait le même but, la mftma dévotion. 11 serait à souhaiter que , dans les paroiiKi de ville où s'établira l'Association , on pût instituer l'office du soir les dimanches et fêtes, les Vêpres de la sainte Vierge avec Instruction et Salut. On y trottverait un triple avantage : i" procurer un moyen de sanctification de ces jours à ceux qui n'auraient pu assister peut-être qu'à une messe basse dans la joa^ née ; 2° faire passer pieusement cette partie de la journée du dimanche, qui est ordinairement la [dos mal employée; 3° enfin, c'est un moyen d'instruire des vérités du salut, de les faire goûter, aimer et pit* tiquer, pourvu que les instructions soient simpleSi claires et touchantes. Nous ne pensons point asseï combien Dieu bénit ce genre de ministère. Nous lui devons aussi , à Notre-Dame-des-Victoires, des com'e^ sions sans nombre. Si ce moyen ne peut être mis en usage , comme il faut un acte public qui serve de lien à là confrérie, on pourra ^ su^^Véei: ^jar (quelques dé-
BB L'ÀRCmCONFRÉRIE. . 281
vès les Vêpres, comme le chant des Litanies te Vierge, la récitation du chapelet, ou toute Messieurs les curés jugeront plus appropriée ;, aux affections et aux habitudes de leurs s , et plus capables d'animer et d'augmenter . Après cet exercice, devront toujours être Pater et Y Ave pour tous les péchem*s recomlon-seulement à chaque confrérie en particu- 1 dans toute rArchiconfrérie. Dans les pa-
la campagne , où on ne peut célébrer un ice dans Taprès-midi, nous proposons le chant re, des Litanies de la sainte Vierge ou le chanous engageons nos vénérables collègues à :ette dévotion une courte et touchante exhorest convenable que ces exercices soient faits , , possible , dans la chapelle et à Tautel de la rge.
is a demandé si, comme TArchiconfrérie , isociation devait faire offrir le saint sacrifice
semaines pour la conversion des péclieurs, js mois pour les confrères défunts. Chacun sujet le mieux qu'il pourra. Quoiqu'il soit à te le divin sacrifice soit offert , et le plus souible, à ces deux intentions, il n'y a point m positive à ce sujet.
'il ne reste plus de doute aujourd'hui sur les i à remplir pour agréger une confrérie parà l'Archiconfrérie , nous allons tracer la
suivre. Dresser les statuts d'une confrérie, ipprouver par le seigneur évoque , ouvrir un our inscrire les associés. Adresser au Curé -Dame-des-Victoires, à Paris, une demande d'agrégation à l'Archiconfrérie du très-saint ^é Cœur de Marie pour la coii\e,m'OTL d*^
pdcheun, eu faveur de la confrérie du même titre 6L du même nom, érigée canoniquemcnt dans TégUs^
paroissiale de ou dans la chapelle ou roratoire àm
tel couvent. Cette lettre doit être faite au nom et signée par le curé de la paroisse ou le supérieur du couvent, de la communauté. Elle doit exprimer les noms de baptême du signataire. Il faut joindre à cette demande un exemplaire des statuts de la confrériE dont il s'agit, de Fordonnance épiscopale qui prononce son érection. Nous enverrons en échange de ces piècea une lettre d'agrégation que le directeur de la confrérie traduira en français, et qui restera perpétuellemen ' afGchée dans la chapelle de la sainte Vierge '.
Diflërentcs autres questions, relatives à TArchicon— frérie , nous ont été faites et répétées dans la corres— pondance; nos occupations ne nous ayant pas permifl de répondre à tous ceux qui nous les ont adressées, nous allons en donner ici la solution.
Nous commençons par prier tous ceux de nos associés qui nous ont fait Thonneur de nous écrire, et à qui nous n'avons pu répondre , d'avoir la charité de nous excuser. 11 y a eu impossibilité de notre part; on s'en convaincra facilement, si on veut bien penser à notre position. Pasteur d'un troupeau dont le nombre surpasse celui des habitants de la majeure partie def villes de France , rien ne peut nous dispenser d remplir les devoirs de notre sainte cliarge. Nous je gnons à ce glorieux titre celui de directeur de FArcl confrérie, qui nous met en rapport, nous pouv le dire, avec le monde entier. Depuis sept à huit b
^ La traduction française de Tactc d'agrégation se t chez Sagnieb et Brat, libraires, à Paris, rue des S Pèret, 64.
BB L^ARCBICONVRÉRIE. 28S
(MM écoulé une semaine où nous n'ayons m trois ou quatre cents et quelquefois juscents lettres ; il faut les lire toutes et s'en opte, pour pouvoir remplir les pieuses inil nous sont recommandées; on sentira qu'il mpossible de répondre. Quatorze et quinze in travail continuel par jour, depuis plulées f ne nous suffisent pas pour remplir la la Providence nous a imposée. Nous n'en-
ce détail que pour que Ton n'attribue pas ice obligé à l'indifférence ou au défaut de
nous serait doux , au contraire , d'épancher p dans ceux qui s'ouvrent à nous avec tant :e et de piété ! Que de pieuses émotions cette lance a fait naître dans notre coeur! que
larmes elle nous a souvent fait verser I le fois n'avons-nous pas éprouvé le besoin r de profondes afflictions, d'encourager, de ! généreux pénitents, de les engager à ne er en arrière ! mais ce n'était pas l'essentiel îuvre , d'autres que nous pouvaient le faire. allu comprimer nos sentiments ; mais nous ressource de les déposer aux pieds de celle ï à la fois la force des faibles, le salut des malawlation des affligés et le refuge des pécheurs. 5 question. Peut-on établir la Confrérie du a immaculé Cœur dans les paroisses qui ont »ociations du Rosaire ou du Scapulaire?
ute; il n'y a point à craindre qu'elle nuise espèce de dévotion: loin de là, elle les rar donne une nouvelle vie. L'expérience de si déjà acquise dans tous les lieux où elle a
concurremment avec quelque autre dévo-
Le propre de la dévotion au saint Coeur de Marie est de réunir tous les fidèles dans un même esiHit, de leur inspirer le même sentiment , le même désir, la gloire de Dieu, par la conversion des pécheurs et sa propre sanctification. Toutes les autres confréries, bien vénérables d'ailleurs , et qu'il ne fkut certes pas abandonner, ne présentent point comme première idée la conversion des pécheurs; pensée si touchante etqni fait une si profonde impression dans les esprits; ^eor sce que Dieu , depuis dix ans, bénit et récompense par des milliei's de conversions accordées aux vœux qu'elle a produits. Les autres confréries semblent être devenues le partage exclusif du sexe féminin. Les hommes, les jeunes gens chrétiens n'y prennent presque jftsa de part ; elles sont tombées en désuétude pour eux. Les exercices de ces dévotions contrarient les préjugés du siècle, sont combattus par le respect humain. H faut pourtant rallier celte portion si importante de la gi*ande famille catholique. Présentez-leur pour objelle très-saint et immaculé Cœur de Maiîe : sa douceur, sa tendre compassion pour nos misères , les toucheront certainement. Donnez pour but aux vœux que vous suggérerez la conversion des pécheurs ; il n'est pas un cœur qui ne tressaille à celte pensée. Quel est celui d'entre nous qui n'ait pas à désirer? 11 ne faut pas aUer bien loin les chercher ces objets de nos vœux; ils sont dans nos familles, dans nos propres maisons. L'essence de l'Archiconfrérie consiste dans l'union des voeuïi des sentiments ; ses prières communes, ses exerâces, n'en sont qu'une expression publique, qui n'est point essentiellement nécessaire à son esprit. Rien ne vient donc ici exciter le respect humain, rien ne soulève tous ces misérables petits préjugés , fruits de l'esprit d'une société qui se décompoîi^. Eien n'empêchera les
os L'ARCHICOlVFRËRnS. 2S8
BMB, les jeunes gens, d'embrasser cette dëvotion si aire à tous ceux qui la pratiquent, et la preuve, que nous avons huit cent huit mille quatre-vingtoscrits sur le registi^e particulier de Notre-Damer'ictoires, à Paris.
lis joindre de nouveaux offices pour TÂrchicon-
B aux exercices déjà en usage pour les associations
établies , va devenir trop à charge et même im-
Ue 9 dans les paroisses où le clergé a déjà bcau-
de charges de ce genre , où le ministère de la
Sision absorbe la majeure partie du temps, dans
s où U n'y a pas d'autre prêtre que le curé.
os concevons Finconvénient qu'il y aurait à s'im-
rnne tâche au-dessus de ses forces, ou que Ton
xirrait pas toujours remplir : c'est pour cela que
ne nous sommes pas permis de déterminer un
I d'exercices, et que nous avons indiqué des prières
tes et à la portée de tout le monde. Nous sommes
en état que personne de peser ces difficultés. Il y
irante-quatre ans que nous sommes honoré du sa-
)ce : nous avons eu Fhonneur d'être vicaire et
à la campagne et en ville en province ; nous le
nés à Paris depuis trente ans ; nous pouvons com-
r et juger. 11 y a des difficultés , mais le zèle d'un
inr pour le salut des âmes doit les vaincre facile-
t. Quant à l'impossibilité, il ne peut y en avoir.
allons nous expliquer.
os avez déjà ces exercices de dévotion à la sainte se après vos vêpres. Nous ne vous demandons rien [us, si vous ne le pouvez pas. Consacrez-les , en a de vœux et de sentiments avec toute l'Archive , au très-saint et immaculé Cœur de Marie , le but d'obtenir, par sa puissante protection, la enk» des péclieurs. Vous verrez bieuVbl 'soik ccust-
cices suivis et pratiqués par un grand nombre de fidèles, qui les dédaignent peut-être comme une dévotioc qui ne leur conyient pas.
Vous n'avez point Tusage de ces exercices , et voiia craignez de ne pouvoir retenir plus longtemps toc fidèles à Téglise? Que cette crainte ne vous arrête pas; annoncez-leur le motif; il est impossible qu'ils ne k sentent pas. Vous aurez au moins des épouses et dei mères ; voilà un noyau de cœurs dont la plupart seront peut-être bien douloureusement intéressés. Ils seront en petit nombre : eh bien ! dix justes auraient sauvé Sodome ; ceux-là vous en amèneront d'autres. Je connais une paroisse , à la campagne , de six à sept cevS» âmes ; elle était perdue ; une vingtaine de persoifflO à la grand'messe , le dimanche, trois ou quatre à lèpres ; dix personnes recevaient la communion à Plr qites seulement ; on se mariait , on mourait communément sans sacrements; presque pas de premières communions , et c'était l'unique. Un bon curé, depuis cinq ans, ne pouvait, malgré son zèle et ses prières, arrêter ce torrent d'impiétés. 11 vient me consulter au commencement de Tannée ; il versait des larmes, fc lui propose d'établir la Confrérie ; il est étonné. Avec qui? me répondit-il ; personne ne vient à Véglise Vor près^midi, quatre ou cinq personnes seulement. — Commencez avec ces trois ou quatre; souvenez-vo^ de la promesse que notre divin Maître nous a faite'» priez avec confiance, Marie vous aidera. Il établit son (cuvrc , sept femmes s'unissent à lui ; elles lui ont promis d'assister exactement aux vêpres et aux exercices qui les suivent : ils sont huit. Eh bien! au bout de sept mois , il a cent quatre-vingt-sept associés inscribi au nombre desquels se trouvent trente-deux hommes qui, avant, ne m^l\ai^iL\.\i^\&'^\fô^ ^^^^V^scjlise. Les
BB L'iJlCHIGONFRËRIB. 287
lloës sont soiTis ; déjà un certain nombre commence l'approcher du tribunal de la pénitence, et il espère le cet hiver sa moisson sera abondante. Mais quels exercices pourrait-on faire? Nous en ODS indiqué , mais ce n'est pas à nous de les détcrîner. Consultez votre évêque ; il a grâce et lumière or TOUS diriger; faites ce qu'il vous dira , et la béidiction divine couronnera vos efforts. Mais permetif-nons , nos chers confrères , de vous faire ici une marque : nous croyons qu'il est moins important de MIS occuper de ce que nous ferons que de la manière Hdt nous Faccomplirous. Entre toutes les qualités que ms donnerons à nos hommages , il en est une que je e permets de vous recommander, l'exactitude et la instance. Un grand serviteur de Dieu et de Marie , le Snérable Berchmans, de la Compagnie de Jésus, était l lit de la mort; ses frères qui l'entouraient lui imandèrent, à lui qui avait toujours été un serviteur fidèle de Marie , ce que cette bonne Mère exigeait i*lls fissent pour qu'ils lui fussent agréables. Le saint une homme leur répondit ces trois mots : Minimum d constans, l'hommage le plus simple, mais fidélité le rendre. Avec de l'amour et du zèle , nous ne sems plus emban^assés sur ce que nous devons faire. Les sermons inquiètent; il n'est pas possible, avec !8 occupations du ministère , d'être prêt à prêcher ms les dimanches : aussi ce ne sont point des sermons ae nous vous engageons à faire , mais des exhortations mples y courtes , touchantes ; moins vous y apporterez e préparation de l'esprit, et plus peut-être vous recudllerez de fruits. Un prêtre, un curé, animés de 'esprit de Dieu , nourris des divines Écritures, fidèles .bire tous les jours le saint exercice de l'oraison, font pas besoin de se préparer longtemps poxxi ^^\&\
288 VATa-BL
un quart d'heure , dix , cinq minutes , ce qui safliia, sMIs ne peuvent pas aller au delà. Lisez-leur les Inlti de conversions rapportés dans les Annales de rAidnconfrérie. On ne peut se faire dMdée du nombre decoo- Tcrsions que cette seule lecture a occasionnées. Vénérar bles confrères , vous êtes pères, vous êtes bien plus, TOUS êtes pasteurs des âmes ; ouvrez vos ccenis , exprimez-en un de ces désirs qui vous dévorent à chaque instant pour le salut de vos peuples, prenez an texte des divines Écritures , expliquez-le pendant cinq, dix minutes, un quart d'heure ; votre tâche sera remplie, Marie la bénira-
Deuxième question. Faut-il absolument admettre dei hommes, des jeunes gens dans les différentes confrârieiT L'article 2 des Statuts de TArchiconfrérie est ainsi conçu: Tous les catholiques, de quelque sexe, de quelque âgei de quelque nation qu'ils soient , sont appelés à entrer dans cette association. C'est une œuvre essentiellement catholique quant aux lieux et aux personnes. Ce sonit dénaturer son esprit que d'admettre des restrictions. ] Chaque confrérie ou association établie dans une paroisse appartient à tous les paroissiens ; tous y ont droit, et on ne peut les en exclure. 11 peut s'établir des associations particulières de personnes pieuses , sous ^ nom du très-saint et immaculé Cœur de !^larie pow^ la conversion des pécheurs , qui ne soient composé»^ que de femmes; mais ce ne seront que des associaliol^* particulières qui n'appartiendront point à l'Archicof^ frérie , qu'elle ne pourra s'agréger, et qui , par cot^' séquent, ne pai-ticiperont pas aux grâces spéciales qi^ lui ont été accordées. L'Archiconfrcrie ne peut admeC^^ tre ces restrictions de sexe que dans le cas suivant : ot^ ordre , une communauté religieuse qui forment un^ association peuvent è\ie a^^%^% '^ V^iLclvision de too^
DE l'archiconfrérie. t89
personnes qui leur sont étrangères , parce que les ividus qui composent ces sociétés religieuses sont, ' leur profession, séparés du monde et forment des lilles dans la société catholique. Chaque paroisse [nant aussi une famille , aucun de ses membres ne it être privé des avantages que TArchiconfrérie it leur procurer.
lais ceux qui ne remplissent aucun devoir religieux, i ont la réputation trop méritée d'être les ennemis ^ la religion et de ses ministres, faut-il les recevoir? . , chers confrères , il faut les recevoir , et à bras erts. C'est pour eux que cette sainte institution a établie. S'ils le désirent , s'ils le demandent , adttez-lcs avec un saint empressement. Que votre ac- Q leur soit un témoignage de la charité dont vous lez pour eux. L'enfant prodigue revint de bien loin s les bras de son père , à la suite de ses pourceaux; le lui fallut que cette pensée : Que de serviteurs $ la maison de mon père ont tout en abondance , et ' , je meurs ici de misère et de faim, poiu* lui inspicette salutaire résolution : Il faut que de ce pas lie trouver mon père. Je me jetterai à ses pieds, et je dirai : Mon père, j*ai péché contre le ciel et contre 9, je ne mérite plus d'être appelé votre fils. Oh ! comi de nos frères égarés sont agités , tourmentés par B pensée qui déterminale prodigue! Combien parmi envient la noble simplicité de la foi du chrétien, la iquillité de l'esprit et la joie du cœur qui en sont conséquences! Nous ne pouvons pas en douter; ils B ont souvent raconté eux-mêmes les angoisses de • esprit et les tourments de leur cœur. Ils sont malreux ; le terrible anathème , il n'y a pas de paix r l'impie, pèse sur eux. L'orgueil, la vanité^ les âgés du siècle, le respect humain les CTïvçèd5\e.T\\
de briser leurs entraves; s'ils font ce premier pas, cueillez-les ; Toti*e charité , vos prières feront le rest^ Dieu vous accordera la consolation dont il nous a jouir. Nous en avons reçu , et aujourd'hui ils sont tre joie et Fédification de leurs frères.
Mais, dans ce cas, ne serait-il pas convenable de fixer quelques règles, d'imposer quelques conditions, déterminer un nombre de communions par année, exiger Taccomplisscment du devoir pascal?
Nous ne le conseillons pas , et nous ne le venioQi qu'avec peine. Cette mesure ne serait propre qu'à arrêter et éloigner peut-être de nos saints exercices, (te notre pieuse société , des frères faibles dans la fd et dans la piété. D'ailleurs nous n'avons pas ce droitrlà. Les pratiques pieuses en usage et recommandées dans les règlements des confréries sont des actes de pun 8iu:érogation , à l'accomplissement desquels l'Ëgliae a attaché des grâces comme récompense , mais dont k non-accomplissement n'entraîne, par lui-même, aucQB K péché , parce qu'ils n'imposent aucune obligation. Nous pouvons suggérer des sentiments , conseiller des pratiques , mais nous ne devons pas et il serait imprudent f de les imposer. V
Tt'oisième question. De quelle manière convient-il de ^ faire la recommandation aux prières des pécheurs pour ; lesquels on désire faire prier ?
Cela dépend des lieux qu'on habite, des relations coDr nues qu'on peut y avoir. Cet acte exige autant de pro» dence que de délicatesse. 11 faut bien veiller à ce qui personne puisse même soupçonner de qui on veut pa^ ier, s'abstenir par conséquent de toute désignation 08 détails qui pourraient éveiller l'imagination des audp teurs.
Pfous allons dire comtoeuV tlow» tom^Ussons cet acit
DE L'ARCniGOlIFIlÉiaE. M
haritë. Immëdiatement après le sermon, nous fkitous les dimanches cette recommandation. Le ibre de nos clients est considérable : plusieurs mil- I tous les dimanches. Nous sommes obliges de les ser par classes, par états. Nous disons tant de jeunes (, tant d'hommes, tant de vieillards, de femmes, de 169 personnes , de malades , etc. A chacune de ces les , en la recommandant , nous ajoutons quelques odons pieuses et morales tirées de ce que nous sa- I de rëtat moral, des besoins spirituels de ceux que s recommandons. Dieu daigne bénir souvent ces 16B réflexions qu'il veut bien nous inspirer. 11 en a iOUTent un moyen de conversion pour des pëclieurs es avec indififérence dans Féglise, qui n'avaient at- 6 aucune importance à Tinstructicm, et qui, saisis une de ces pensées détachées , s'y considéraient me dans un miroir, et apprenaient, ce qu'ils auit toujours ignoré, la connaissance d'eux-mêmes. ras pouvons agir ainsi, parce qu'on ne peut appli- ' à qui que ce soit ce que nous disons. Nous sommes . une position particulière et unique ; au centre de i, nous sommes en quelque sorte au milieu de vers; les recommandations nous viennent de toutes arties de la France, des royaumes de l'Europe et de !8 les parties du globe. Nous n'engageons pas nos rères les directeurs des confréries particulières à imiter entièrement ; cela pourrait avoir des incon« mts graves. Cependant , comme il faut que cotte nmandation soit faite, puisqu'elle est une partie . dévotion , et qu'on a bien voulu nous consulter, allons dire ce qu'il nous parait convenable de , Nous croyons qu'il sufGt de s'exprimer ainsi : recommandons à ros charitables pneveî^ \aT\\. ^ W9 {exprimer le nombre) , de malade» ^\xt \^%^
292 MINUBL
quels on demande à Dieu, par la protection du sainte Cœur de Marie , la grâce de la conversion. Nous prionfl^ qu'on ajoute tous les dimanches la recommandation ds la conversion de FAngleterre, qui est une des œuvrer de FArchiconfrérie.
Nous prions , quand on nous adresse des reco dations , qu'on veuille bien nous désigner T^, le des personnes dont on nous parle, et qu'on nous donr^, une idée de leurs besoins spirituels. Nous n'avons pEL. besoin de savoir leurs noms. Nous recommandoxis qu'on ne se serve point du mot générique de personncj pai'ce qu'il ne nous laisse aucune idée dans l'esprit et nous embarrasse extrêmement pour le classement de ces recommandations. Nous faisons commencer to prières le samedi qui suit la réception de chaque lettre. On nous demande souvent des avis ; il nous est impos* sible de nous rendre à ce désir. Nous avons prié qu'oo affranchît les lettres ; on n'y a pas toujours fait attention, et il y a eu des semaines où nous avons payé de fortes sommes ; nous ne voulions pas manquer aux pé* cheurs qui nous étaient recommandes. Mais nous an' nonçons que nous ne pouvons continuer de le faire.
Quatrième question. Quand une confrérie est agrégée, doit-on envoyer à l'Archiconfrérie, pour être transcrits sur son registre, les noms des fldèles qui viennent s'as^ socier?
Chaque registre d'association, de confrérie particiK lièrc, à partir du moment où elle est agrégée, appartient à TArchiconfrérie ; de sorte que ceux qui y sont inscrits en deviennent membres , et ont droit à ses avantages par le fait de leur inscription. On ne doit donc plus envoyer de nouvelles listes^ cela serait superflu. On doit seulement envoyer, avec la demande d'agrégation, une Usie de noms choisis v^Ttni\<&s\wsm\&^^w\V. Va©^^
DB L^ARCHICONFRÉBIE. 29S
pour être transcrits sur le registre de rAnchi- B par forme d'incorporation.
ième question. Quelle est la médaille que Ton 1er? Peut-on se servir indifféremment de toute 5 indulgenciée à l'image de la sainte Vierge? doit-elle être bénie et indulgenciée? Est-on 3 la porter continuellement, le jour et la nuit, pour gagner les indulgences?
a qu'une seule médaille qui puisse être avouée le signe de FArchiconfrérie : c'est celle de ulëe Conception, connue sous le nom de méiraculeusej indiquée par Mgr l'Archevêque de approuvée implicitement par le Bref de N. S. P. La bénédiction et l'indulgence peuvent lui être ies par tout prêtre qui en a reçu le pouvoir -Père. Il est pieux , il est avantageux de porter «ment ce signe de la piété envers Marie ; c'est l à sa protection que nous n'avons pas besoin imander à nos confrères : la souveraine toute- 3 du ciel et de la terre l'a suffisamment enet béni par les prodiges et les grâces dont elle ipensé dans tout l'univers. Cependant il n'y a obligation de le porter sur soi pour participer ilgences accordées à FArchiconfrérie. On y a ;tes les fois qu'on en est membre par Finscripju'on accomplit les œuvres auxquelles elles chées.
rtain nombre d'associés , reconnaissants des ne la dévotion envers le Cœur de Marie leur a «, ont conçu la pensée de faire frapper une comme expression de leurs sentiments; ils le manifesté le désir qu'elle fût substituée à la miraculeuse. Nous avons applaudi à la pensée, is n'avons pas consenti à ce que celtèmèdaS\^
294 MÀNIBL
devint le signe de rArchiconfrérie ; il ne nous appartient pas de modiGer en rien ce que Fautorité de la sainte Église a déterminé. Cette médaille, consacrée par la. piété et la reconnaissance à !^larie , dont elle portera la. sainte efûgie , pourra être bénie et indulgenciée.
Sixième quet^tion. L'art. 7 des Statuts de rArchicoD frérie, qui exprime tout son esprit, a paru à pi de nos confrères, directeurs des associations partii lières, un peu vague par rappoi*t à un certain de personnes qui n'ont pas Thabitude de classer idées. Nous y avions pensé nous-mêmes, et éviter cet inconvénient nous avons formulé consécration à Marie de tous les actes de la jour' née ; on la trouve à la tin du Manuel. Elle par ces mots : Je vous salue dès le commencemerU de jour, Marie pleine de grâce. Nous engageons tous confi*ères à la réciter dévotement tous les jours et le matin avant leur prière ; ils y trouveront un douM^ avantage : se consacrer d'abord au très-saint Cœur Marie , et acquitter la pratique journalière de la récita* tion de la Salutation angélique, puisque l'acte de sécration qui fait le fond de cette prière est in entre les deux parties de Y Ave Maria, Cette prière suivie, dans le Manuel^ de deux autres à réciter. Tu avant la messe, l'autre avant les vêpres, ou l'exercice di^ saint Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs^i^ Nous recommandons à tous nos confrères de les di avec une grande dévotion avant la sainte messe, les fois qu'ils auront le bonheur de l'entendre, prions nos confrères les directeurs de les indiquer, les recommander, d'en faire même la récitation à haute voix ; c'est le moyen de donner de la vie à nos saints exercices et d'obvier à ce qu'ils ne dégénèrent en habitude et en routine.
DE L^ÀRCHICONFRËRIE. 29S
Une communauté religieuse d'hommes ou de femmes ut être agrégée à perpétuité à rArchiconfrérie du is-saint et immaculé Cœur de Marie, pour la conrsion des pécheurs, posséder toutes les indulgences et Lces (pie le Saint -Père lui a accordées, participer aux liites et aux bonnes œuvres des associés, des converns q[u'elles procurent, des grâces qu'elles attirent. iir cet effet, il est nécessaire que la communauté en ■ps se propose, selon l'esprit de l'Archiconfrérie , lonorer, par un culte spécial de vénération, d'amour le louanges, le Cœur immaculé de Meu'ie comme le ur de la mère du divin Jésus et de la mère des mues, d'adorer par lui et avec lui la très-sainte Triê, le divin Cœur de Jésus, et d'implorer par ses mé- »y en union avec l'Archiconfrérie, la grâce de la iversion des pécheui*s.
1 n*est pas nécessaire que les membres de la corninauté s'imposent des pratiques extraordinaires : firande, l'hommage fait à Marie pour qu'elle les re à Dieu, de toutes les pratiques religieuses, prières, isons, saints ofQces, assistance au divin sacrifice, *tidpation aux sacrements, travail, récréations, es de pauvreté, de mortifications, d'obéissance, et .t« tali avec intention, servira d'acquit. L'esprit de rchiconfrérie est plutôt une union de vœux, de senlents , en l'honneur et à la gloire du Cœiu* de Marie, 'un cours de pratiques qui pourraient devenir à irge. Aussi l'on ne demande à chaque associé que nique récitation de la Salutation angélique. On ne tint point de présenter cet acte de piété aux per* mes engagées dans la vie religieuse ; elles ont le dheur de réciter tant de fois par jour cette sainte et ichante prière, qu'elles peuvent en affecter une ou omeuTS au sentimeat d'umon qu'elles dèsiti^iiX ^w\x^
tenir avec les membres de FArchiconfrérie. L'Église i récompensé la fidélité à accomplir cet acte de piété pa la concession d'une indulgence plénière que chaqu' associé peut gagner tous les ans , le jour anniyersairde son baptême.
Quand une communauté se sera déterminée à de mander l'agrégation, le supérieur ou la supérieur) voudront bien nous en faire la demande formelle pa écrit ; on Fadressei-a à M. le cui-é de Notre-Dame-des- Victoires, à Paris. Il est nécessaire que la lettre exprimt le nom de TOrdre religieux, le nom bien exact du pays du lieu où ]a communauté est établie, le diocèse auque il appartient et le nombre des membres qui composen la communauté.
Aussitôt après la réception de celte lettre, nous adres serons au supérieur ou à la supérieure une lettre d*a grégation, en vertu de laquelle tous les membi'es deL conuuunauté , profès , professes , frères et sœurs convers, novices et tourières, présents et à venir, seron membres de rArcliiconfrérie et pourront jouir de toute les indulgences, grâces et faveurs que FÉglisc lui a ac cordées. Cette agrégation n'aura de valeur que pour le membres de la communauté, à moins qu'il ne se forme comme cela est déjà arrivé dans la cbapellc du couvent une association à laquelle les simples fidèles soient ad mis. Dans ce cas , il faut la permission de l'évêque dio césain , faire ériger par lui une confrérie , obtenir Fap probation des statuts qu'on aum dressés.
Nous donnons cet avis parce que nous savons que plusieurs communautés religieuses désirent s'unir l FArcbiconfrérie, et sont arrêtées par la crainte raisonnable de s'imposer de nouvelles pratiques qui pourraient les gêner dans Faccomplissement de leurs obligations.
DE L*ARCHICOKFRËRIB. 297
Nous croyons avoir répondu à tous les (questions qui xions ont été adressées, et nous allons actuellement, X^our plus grande clarté, résumer tout ce que nous «fcvons dit à ce sujet.