‹ Manuel d'instructions et de prièresChapitre 44 sur 89 · ACTE DE CONTRITION · texte numérisé non relu

ACTE DE CONTRITION

Quel affreux saisissement a pénétré mon esprit et mon cœur ! le premier n'est que chaos et que ténèbres , le second , que le séjour , le réceptacle des plus noires ingratitudes. Oh ! je voudrais me fuir, me cacher à moi-même , tant je me fais horreur. C'est donc ainsi , 6 le plus malheureux, ô le plus criminel des hommes, que tu as abusé du temps de ta vie , de la patience , de la miséricorde de ton Dieu ! C'est donc ainsi que par tes excès multipliés , centuplés avec une sacrilège impudence , tu veux changer le meilleur des pères dans un juge inexorable ! Dirai-je dans l'accent du désespoir : <( Montagnes , tombez sur moi, ou plutôt , horri- « ble néant que j'invoquerais sans succès , engloutis- « moi dans ton sein ! )) Non, je n'ajouterai point à mes iniquités ce criminel langage, je suis attéré, mais je ne suis pas sans espoir. Eh! comment ne frisonnerais-je pas au tableau déchirant de ma conscience? quel suyat de confusioa pour moi, 6 mon Dieu , de Xotcàa^t \ss^-

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jours dans les mêmes fautes, d^y retomber si focilementf et après avoir tant de fois promis de ne plus les commettre ! Ai-je pu pécher en votre présence, pour si pea de chose, connaissant combien le péché vous déplaît, et abusant môme de vos bienfaits pour vous offenser? 0 mon Dieu ! uvm pore, le meilleur et le plus patient de tous les pèj l:.-, : iipaiscz votre colère, pardonnez-md, et ne me punissez pas selon la rigueur de votre justice. Laissez-vous toucher , ô mon Dieu ! par les regrets d'un cœur véritablement contrit, d'un cœur plus tonché de ses fautes , pour le déplaisir que vous en awf reçu , que pour la peine qu'elles ont méritée. 0 tous, qui êtes véritablement bon , et si digne d'être infiniment aimé ! pardon , mon Dieu , pour tout le mal que j'ai commis , et que j'ai fait commettre ; pardon pour tout le bien que je n'ai pas fait et que je devais faire, ou (jue j'ai mal fait ; pardon pour tous les péchés que je connais et que je ne connais pas ; je les déteste, je les désavoue ; je voudrais les effacer de mon sang, et réparer, au prix même de tout ce que j'ai de plus cher, le déplaisir qu'ils vous ont causé. Oh ! si mes regrets pouvaient égaler mes fautes! Suppléez à ma douleur. Sauveur agonisant dans le jardin des Olives , mettez dans mon cœur une goutle de cette mer d'amertume dont votre âme fut alors inonùée ; que je sois triste de mon poché, et triste jusqu'à la mort ! Ainsi soit-il.

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