OPÉRATIONS POUR LA CURE DU VARICOCÈLE
Le fil est ensuite serré sur un cylindre de linge ou sur le globe d'une petite bande. On resserre de temps à autre la ligature jusqu'à ce que les vaisseaux soient sectionnés, ce qui arrive du quinzième au dix-huitième jour. Puis on coupe avec le bistouri la portion de peau amincie qui est comprise entre les deux points d'émergence du fil. Vidal (de Cassis) a modifié ce procédé de la façon suivante : au lieu de fil ordinaire il emploie du fil métallique qu'il passe à l'aide d'une aiguille spéciale. Les deux bouts de ce fil sont noués sur le globe de bande ; au-dessous du nœud on place une sonde cannelée qui sert à tordre le fil.
On peut laisser cette anse métallique en place jusqu'à ce qu'elle tombe après avoir coupé la peau. Pour plus de sûreté, Vidal employait deux ligatures, placées, l'une au niveau de la racine de la verge, l'autre près du testicule. 11 serrait d'abord la première, puis la seconde au bout de quelques jours.
LIGATURE
Procédé de Gagnebé. On passe une aiguille munie d'un fil derrière le varicocèle, puis on la fait rentrer par l'ouverture de sortie et ressortir par l'ouverture d'entrée ; mais cette fois en passant en avant des veines que l'on a ainsi embrassées dans une anse de fil cachée sous la peau et dont les deux chefs sortent par l'ouverture d'entrée de l'aiguille. On n'a plus qu'à serrer fortement les chefs par un double nœud. Ce procédé a l'inconvénient de ne pas permettre d'augmenter la striction du fil les jours qui suivent l'opération, et de faire ainsi attendre trop longtemps la chute de la ligature.
Les procédés qui suivent et qui dérivent tous du précédent ont pour but d'obvier à Y inconvénieut que je viens de signaler.
Procédé de Malgaigne. Une anse de fil passée sous la peau, comme dans le procédé de Gagnebé, étreint les vaisseaux variqueux, puis les deux chefs sont fixés par un nœud à rosette sur un petit rouleau de diachylon ou un petit bout de sonde. On peut ainsi modifier à volonté le degré de la constriction.
Procédé de Ricord (planche XI). Avec une aiguille on passe une anse de fil derrière le paquet variqueux, puis, par les mêmes ouvertures et
en sens inverse, on place une autre anse de fil en avant. Des deux côtés, les chefs libres sont engagés dans l'anse qui se trouve saillante par la même ouverture. On n'a qu'à tirer, les deux anses rentrent sous la peau, et l'on a ainsi une ligature serrant les veines .
Pour fixer les fils et augmenter à volonté le degré de constriction, Ricord se sert d'un serre-nœud en forme de fer à cheval, mais on peut très-bien se contenter de nouer les fils sur un globe de bande.
Enroulement (Vidal, de Cassis). L'appareil instrumental nécessaire pour cette opération se compose d'une aiguille droite terminée en fer de lance, taraudée à l'autre extrémité dans le sens de son axe, et armée d'un fil d'argent très-flexible, du diamètre d'une très-grosse épingle ; d'une autre aiguille semblable, mais moins forte, et armée d'un fil d'argent d'un diamètre aussi plus petit, de pinces à mors plats, de forts ciseaux ou de pinces coupantes.
Le premier temps consiste à passer l'aiguille la plus forte derrière le paquet variqueux, puis, par les mêmes ouvertures, l'autre aiguille est introduite en avant des veines. Les extrémités des fils sont ensuite tordues ensemble. C'est le plus fin qui décrit des spirales sur le plus fort. Lorsqu'on juge la torsion suffisante, on place un petit globe de bande sur la peau qui se trouve entre les ouvertures d'entrée et de sortie du cordon métallique, dont les deux bouts sont fixés sur cetampon par une nouvelle torsion. Les deux bouts réunis sont saisis avec la pince à mors plats et encore tordus. Si les fils sont trop longs, on les coupe avec de forts ciseaux ou des pinces coupantes. On enlève les fils au bout de quinze jours, et, si ce n'est déjà fait, on sectionne la peau comprise entre les deux ouvertures des fils.
Ce procédé, d'après son auteur, à l'avantage d'oblitérer, de diviser les veines du cordon spermatique à plusieurs hauteurs différentes, joint celui de faire éprouver à ces vaisseaux une perte de substance suffisante pour produire une véritable ascension du testicule.
Cautérisation (Bonnet). Les veines variqueuses, isolées du cordon, sont saisies et comprimées par des pinces spéciales munies de baguettes latérales qui- agissent au-dessus du testicule sur le paquet variqueux d'une part, et au-dessous de la verge d'autre part. Dans l'intervalle des baguettes on coupe la peau et les tissus sous-jacents jusqu'à ce que les veines soient à nu, en prenant garde de ne pas les intéresser.
Jl importe de lier avec le plus grand soin les petits vaisseaux que